EduCarnaval

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mercredi 24 mai 2006

eduCarnaval 5, Le ePortfolio

Il aurait pu sembler riche et évident de faire une édition du carnaval des blogs abordant la question du E-portfolio, d’autant plus qu’au court du mois d’avril se sont tenues à Québec les premières rencontres francophones du e-portfolio présentées ici.
En fait l'entreprise s'est avérée beaucoup moins riche qu'attendu. Cependant des ressources, des pratiques, des expériences existent, mais trouver sur les blogs francophones des traces avancées de celles-ci a posé quelques problèmes. Est-ce parce que les blogs ne sont pas un bon support pour évoquer cela ? Est-ce parce que le sujet n'est pas encore arrivé à maturité dans le monde francophone ? Les documents sur lesquels renvoient ce billet vont permettre de se faire une idée de ce que l'auteur de ces lignes avec l'aide des uns et des autres a pu trouver sur ce sujet. Souhaitons que cette 5è édition de l'educarnaval des blogs amène a de nouveaux billets sur le sujet.

Trois parties composent ce billet : la première concerne la définition et le positionnement général du e-portfolio; la deuxième concerne les propos tenus sur le e-portfolio, la troisième les témoignages de e-portfolio directement accessibles.

1 - Quelques espaces de référence

Rendons à Robert ce qui est à Robert. Robert Bibeau met depuis quelques années des informations, des analyses et des reflexions sur le thème du e-portfolio son site personnel qui constitue aussi son propre e-portfolio vous permettra de repérer l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet. On trouvera une webographie sur un espace du site de LaVitrine APO

Rendons à Mario ce qui est à Mario. On peut découvrir sur son blog personnel Mario Asselin qui est assurément le pionnier francophone le plus expérimenté à propos des e-portfolio comme on peut le constater sur cette pages de son blog qui reprend sa communication d'avril 2006 à Québec. Lors de son (long) passage à l'institut Saint Joseph, dont on trouve ici les contenus actuels, comme enseignant et directeur, Mario a développé des pratiques de e-portfolio qui désormais font référence. En effet, voici une classe qui propose sa pratique et son expérience bien réelle et qui met en évidence une démarche originale de e-portfolio.

Il faut cependant revenir un moment sur ce qui fait actuellement réflexion a propos de e-portfolio. Certains, comme Yannick Fondeur, économiste à l'Institut de Recherches Economiques et Sociales, y voient dans ces pages, un outil au service de l'entreprise, du recrutement, d'autres, comme les GRICS du Québec associés à Robert Bibeau, un outil pour la pédagogie et l'enseignement, d'autres, comme le site de la "ville branchée" de Bromont au Québec un outil pour la citoyenneté (en cours de développement) ... Au delà des polémiques, il est important de s'en tenir aux faits avant de poser une analyse plus avancée. En effet il serait prématuré de poser un cadre, car les notions de portfolio et d'e-portfolio sont encore en débat parmi les expérimentateurs francophones. Il sera peut-être impossible d'ailleurs (est-ce souhaitable) d'enfermer le e-portfolio dans un modèle figé tant la richesse et la variété des pratiques se réclamant (ou non) de ce terme est prometteuse. On observe au travers de ces pratiques qui murissent actuellement un foisonnement d'initiatives qui méritent bien évidemment qu'on les examine.

Rendons à Eifel ce qui est à Eifel. Sous la direction de Serge Ravet, que vous pouvez connaître en allant sur son e-portfolio sur elgg, EIFEL, cet institut européen pour le e-learning travail depuis cinq années au développement des activités TIC en éducation et en formation. Il est un des promoteurs "réfléchis" les plus actifs du e-portfolio en europe comme il en témoigne en de nombreuses occasions comme à Poitiers en Septembre 2005 lors de la première université d'été consacrée au e-portfolio rapportée par Mario Asselin dont les liens sont malheureusement actuellement indisponibles.

Signalons pour aider à y voir clair des espaces de publication, qui sans être des blogs (de vrais), donnent à voir, comprendre et analyser les choses. Synthèse documentaire riche (de nombreux liens sont repris d'autres sites), les pages rassemblées sur le site Educnet du ministère de l'éducation nationale français donne une vue d'ensemble de la question. On pourra trouver aussi sur le serveur suisse de l'éducation une rubrique consacrée au e-portfolio comme sur le site de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) sous la revue Scienc@ction journal des filières universitaires francophones du Bureau Asie-Pacifique

2 - Que dit-on du e-portfolio ?

Plusieurs acteurs impliqués dans le développement des e-portfolio ont publié sur leur blog (ou sur leur site) des documents pour mieux en comprendre les enjeux.

Margarita Pérez-Garcia nous donne à lire plusieurs textes . La richesse et la variété de ses interrogations ne peut nous laisser indifférent de même que les liens qu'elle propose. On trouvera par ailleurs sur son blog plusieurs documents intéressants. En premier lieu une réflexion sur le wiki comme support de e-portfolio. Il va de soi que l'on a dans ce texte les bases d'une approche qui se différencie d'autres plus centrées sur les compétences. Par ailleurs Margarita nous propose aussi ce texte à propos de personnal learning environnements (PLE) qui remet en question l'idée de e-portfolio ou tout au moins qui l'élargit. Enfin elle nous propose, en citant Stéphane Allaire une réflexion sur l'intérêt du blog pour faire un e-portfolio. On y retrouvera un ensemble de questions qui permettent de mieux préciser concept et outils.

Mario Asselin quant à lui, en partant de la réunion de Québec en avril 2006 nous propose cette synthèse de ses observations qui est éclairée par le débat suscité par cette carte qui modélise l'approche portfolio de Jeremy Hiebert. On trouvera les bases de ses réflexions sur son site qui débute par cette présentation de la démarche qu'il a menée à l'institut Saint Joseph dans ce texte de 2003.

François Guité, au travers de son blog personnel riche et varié, nous propose ses réflexions sur le e-portfolio et en particulier sur son implantation dans l'Université de Colombie Britannique.

Parmi les autres textes que nous avons remarqué, citons d'abord celui du RECIT de l'enseignement privé québecois qui propose un inventaire de ressources sur le thème du e-portfolio. Suite au colloque de Québec Le CEPEC International, organisme de formation, Bruno Devauchelle et le Café Pédagogique ont proposé un ensemble de ressources . Précédemment, Bruno Devauchelle avait aussi proposé une réflexion sur la tension possible entre l'attrait technologique et l'intérêt pédagogique du e-portfolio. Une revue des blogs qui exposent des réflexions sur le e-portfolio se poursuit en commençant sur le portfolio personnel sur elgg de Lyonel Kaufmann qui essaie de nous montrer comment le projet Elgg (voir plus loin) est un outil qui permet d'engager une démarche e-portfolio. Gilles Lemire, professeur titulaire associé (université Laval, Québec) dans son Blog qui est aussi son e-portfolio , ce chercheur nous montre l'intérêt qu'il porte à ces question et montre que la porte des universités s'ouvre à ces problématiques. On le retrouve d'ailleurs sur le site de la cellule TICE de l'université de Paris 5 sous la plume de Sophie Pène qui analyse les réflexions et les travaux du colloque de Québec.

TECFA, ce centre de recherche de l'université de Genève propose tout simplement une définition et des références à propos du e-portfolio sur un wiki qui laisse donc à chacun des possibilité d'enrichissement et de modifications. Le GRECO de l'université de Grenoble rejoint la même préoccupation que TECFA en ouvrant plus largement la question à propos de blog, wiki et e-portfolio, ou comment choisir le meilleur outil pour un usage pédagogigue ?
A ces sites ajoutons les actes des rencontres des IUFM à Dijon qui ont essayé de faire le lien entre le e-portfolio et le C2i des métiers de l'enseignement. Certes prospectif et non réflexif, ce site et non un blog donne aussi une idée de la réflexion en France sur ce sujet

Nous ne pouvons ici passer sous silence le site de Repères numériques de Picardie qui pose la question en terme de gestion individuelle et collective des connaissances. Outre une analyse de la démarche ce site met à disposition un logiciel (libre) de gestion des compétences qui permet de faire le lien entre compétences et e-portfolio et un logiciel de présentation multimédia réalisé (en lien avec l'UTC de Compiègne) qui s'inscrit dans la même dynamique. Et pour terminer cette partie, il nous faut déplorer le peu d'outils logiciels libres de e-portfolio disponibles en ligne. Parmi les plus connus, il faut citer en premier lieu (anglophone mais quand même) Open Source Portfolio Initiative sur le site OSP mais aussi la démarche proposée par ELGG qui dans son site propose à chacun d'ouvrir son e-portfolio en ligne. On retrouvera sur le site de Benoit Blacherez une analyse de Elgg accompagnée de liens intéressants. On n'oubliera pas aussi de citer la création d'un logiciel e-portfolio réalisé par l'ENFA de Toulouse qui , s'il n'est pas sur un blog, n'en intéressera pas moins la communauté de ceux que le sujet intéresse tout comme le site de mise en réseau de professionnels Viaduc qui permet de mieux comprendre les questions sous jacentes aux logique de e-portfolio professionnel.

3 - Des mises en pratiques du e-portfolio et d'autres choses intéressantes

Pour terminer ce billet il nous faut parler des pratiques des e-portfolio. Individuellement ou collectivement des e-portfolio apparaissent sur le web. En premier lieu il existe plusieurs types de e-portfolio en ligne comme le e-portfolio de Rémy Salaun, photographe en témoigne qui propose même des squelettes SPIP pour entrer, comme le propose ce site appelé spip-contrib qui aide au développement de ce CMS, dans l'univers e-portfolio, au sens le plus simple du terme (collection d'oeuvres remarquables). François Guité lui nous apporte dans son e-portfolio un autre regard qui permet même d'aller, sur son blog osmoze, plus loin dans la dimension humaine du e-portfolio vers sa galerie existentielle. Le blog de Pierre Lachance nous propose aussi son carnet personnel dans lequel on trouvera tout aussi bien son parcours professionnel que ses réflexions personnelles...
On ne peut passer sous silence le blog e-portfolio personnel et professionnel de Diane D enseignante à l'institut Saint Joseph qui a présenté son travail lors de la conférence de Québec et qui a su montrer l'intérêt de sa démarche. En tant qu'enseignante elle vit et fait vivre cette démarche depuis le début de l'année scolaire, ce qu'elle a su valoriser devant tant de personnes à Québec comme elle le rapporte sur son blog. Citons aussi à titre d'exemple le blog d'Edouard techno qui explore les usage des TIC en éducation qui nous montre que de la démarche de blog personnel et professionnel, il y a un lien évident qui s'appelle e-portfolio.

Enfin Jean Hugues Roca, professeur des écoles, nous propose son e-portfolio personnel, véritable illustration "d'une démarche personnelle véritablement fondée" sur ce que pourrait être un e-portfolio pour tous....

Mais les e-portfolio ne sont pas seulement des aventures individuelles. Ce sont aussi des aventures collectives comme ces exemples pris à l'école primaire en France. Ce site de JP Solanet consacré à la classe de CM2 propose une analyse du e-portfolio, Univers-C en est un bon exemple. Tout comme le blog des CM2 de l'école Louis Moreau à Etampes. qui nous invite à partager leur portfolio électronique qui met en évidence comment se construisent les savoirs dans l'école. Mais il ne faudra pas oublier l'établissement québecois pionnier en la matière, l'institut Saint Joseph qui a su faire le lien entre l'individuel et le collectif. On pourra aussi visiter la Commission scolaire English-Montréal qui s'est aussi lancée dans le e-portfolio pour l'établissement et pour chacun. L'enseignement des adultes n'est pas en reste comme le montre le blog des participants une formation Portfolio - FRN-19972 Langue française et enseignement du français qui permet de commencer à découvrir des démarches implicantes sur le plan personnel au travers d'un dispositif de formation.

Pour conclure ce billet citons globalement les billets suivants : Les collègues qui suivent le cours LIN6410, consacré au e-portfolio de Concordia, proposent de suivre, sous la plume de l'une des étudiantes, la démarche en ligne. On y trouve parmi d'autres ce portfolio d'une enseignante en formation (Marie Christine Barbin) qui tient un e-portfolio qui se veut collectif et qui écrit à propos du e-portfolio. Ce qui est étonnant est que ce portfolio est la seule référence sur ce thème notée dans la base de l'hébergeur de blog Canalblog. Il semlbe bien que le concept de e-portfolio soit, à ce jour, encore très mal connue dans le monde francophone et qu'elle demeure confidentielle. Malgré tout des initiatives comme celle présentée par l'Université concordia, qui propose aussi un logiciel e-portfolio pour les écoles primaires méritent d'être citées. En effet c'est probablement par ce genre de démarche que les choses vont progressivement avancer

Parmi d'autres ressources on citera, en anglais, mais il faut s'y faire, les anglo saxons sont plus actifs sur le e-portfolio, ce site qui présente l'initiative de cette association d'école supérieurs qui s'intéressent à la démarche et aux outils portfolio sur son site : consortium e-portfolio qui par l'ampleur de sa démarche ne peut laisser indifférent le monde francophone. Les entreprises de formation en ligne ne sont pas en reste comme le montre ce site de cette société de formation en ligne qui présente ici le portfolio : Onlineformapro et qui propose un tour d'horizon assez large. Du coté des associatifs militants sur Internet on trouve le très actif site de Ynternet qui est une structure non lucrative qui milite pour le développement des usages d'Internet et aussi du e-portfolio, la présentaiton de son site Ynternet. Présent par l'intermédiaire de Théo Bondolfi à Québec il propose aussi de réfléchir à l'initiative Key-Pal qui s'appuie sur la démarche e-portfolio

Ne nous y trompons pas, le e-portfolio est loin d'être connu et en voie de généralisation dans le monde francophone, même au Québec, comme le rappelait en Septembre 2005 Robert Bibeau à Poitiers. Parler et expérimenter ces démarches est actuellement le lot commun des acteurs signalés dans tous les liens ci-dessus. Le débat doit d'abord s'alimenter de ces réflexions et de ces pratiques avant que d'aucuns s'empressent de légiférer ou de donner leur avis sans qu'aucune pratique ne vienne étayer les réflexions. Les rencontres de Québec ont fait suite à celles de Poitiers puis de la Rochelle... elles ne sont pas les dernières. La démarche portfolio, dont le e-portfolio est un des outils, apporte à l'éducation, la formation tout au long de la vie, la vie en société, un cadre très enrichissant si chacun veut bien prendre le temps de l'expérimenter.

Il est à espérer que ce 5è carnaval des blogs consacré au e-portfolio suscitera bien des réactions et surtout des expérimentations...

Bruno Devauchelle
CEPEC International

Café Pédagogique

lundi 3 avril 2006

Appel à contribution pour la 5e édition d'eduCarnaval: ePorfolio, chances et risques du portfolio électronique

A l'heure où vous lirez l'Educarnaval n°4 réalisé par Patrick Giroux, il est déjà temps de penser au n° 5. Le thème retenu est celui du Eportfolio. Thème à la mode ou véritable changement pour l'éducation ou la formation, le portfolio est aujourd'hui de plus en plus utilisé. L'intérêt de plus en plus grand porté à la version électronique de celui-ci trouve d'ailleurs ce mois-ci un écho particulier avec les rencontres de Quebec Eportfolio 2006, "Pour une technologie au service de la valorisation de la personne".

Pour cet Educarnaval n°5, Bruno Devauchelle souhaiterait recueillir aussi bien les billets et les documents de ceux qui s'intéressent au Eportfolio que les blogs ou autres sites, qui sont les portfolio électroniques de leur auteur. Nous aurons ainsi deux catégories principales : l'une qui traitera des Eporfolio, l'autre qui en portera témoignage. Bruno souhaiterait également que ceux qui ont engagé des démarches de mise en oeuvre du Eportfolio dans leur contexte professionnel (établissement scolaire, commission scolaire, université, entreprise, centre de formation, etc...) s'en fassent l'écho pour ce 5è Educarnaval. Cette édition paraîtra le 1e Mai sur Le blog modéré et non anonyme de Bruno Devauchelle, professeur au Centre d'études pédagogiques pour l'expérimentation et le conseil à Lyon. Vous pouvez lui envoyer vos contributions ou poster vos suggestions sur BlogCarnival!

samedi 1 avril 2006

Éducarnaval 4: La formation des enseignants à l’égard des TIC…

Rappel: Éducarnaval?

L’Éducarnaval est une revue de presse thématique et commentée de l’activité sur la blogosphère. Il est hébergé par la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et a un pendant anglophone. Chaque mois, un nouveau blogueur est choisi pour éditer et héberger ce carnaval de blogue. Il publie alors un billet qui contient plusieurs liens vers d’autres billets traitant tous d’un même sujet. Ces liens sont agencés dans un texte plus ou moins cohérent. L’auteur ne juge généralement pas de la qualité des billets, mais les situe les uns par rapport aux autres. Évidemment, chaque Éducarnaval est teinté des croyances de ses auteurs.

La teneur d’un Éducarnaval dépend aussi beaucoup de la participation des carnetiers. Il est en effet impossible qu’un carnetier connaisse tout ce qui a été publié sur un sujet précis, même si ce sujet l’intéresse. L’éditeur d’un carnaval de blogue sollicite donc généralement la collaboration de ses pairs carnetiers.

Éditeurs du numéro 4

L’Éducarnaval 4 est le produit du travail de Patrick Giroux, professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et auteur du carnet Web PédagoTIC et de Kevin Pelletier, étudiant en éducation à l’UQAC (« Éducation préscolaire et enseignement primaire »).

Pourquoi traiter de la formation des enseignants à l’égard des TIC

Plusieurs raisons motivent ce choix de thème.

D’abord, l’un de nous deux est un jeune professeur qui intervient exclusivement dans le cadre de cours traitant des TIC et de leur intégration pédagogique. Ses cours s’adressent exclusivement à de futurs enseignants. En poste depuis seulement 1 an, Patrick a encore peu d’expérience, mais il a déjà observé certaines situations problématiques. Kevin est quant à lui un étudiant en enseignement qui a développé un grand intérêt pour les TIC. Présentement en troisième année du baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, il se définit comme un touche-à-tout qui se forme à temps perdu afin de multiplier ses connaissances en informatique et de diversifier ses méthodes d’enseignement au primaire.

À l’Université, dans le cadre des programmes de formation initiale, Patrick a observé que les futurs enseignants ont un niveau de culture technologique généralement bas. Ils sont, par exemple, peu à même de comprendre l’impact socio-économique qu’un virus peut avoir, d’apprécier les différences entre deux types d’outils, d’envisager l’importance d’une nouveauté ou d’argumenter quant à l’importance du logiciel libre en éducation. Le niveau de compétence des futurs enseignants à manier les outils de base que sont les texteurs, tableurs, courriels, logiciels de présentation et les outils de recherche sur le Web apparait parfois encore trop faible. Dans son billet intitulé ''Revue Pédagogique et Bibeau'', Pénélope Olivier fait d’ailleurs ressortir quelques données d’un article de M. Thierry Karsenti, professeur à l’Université de Montréal concernant une étude menée auprès de 6998 futurs enseignants du Québec. L’article en question est paru dans la revue ''Vie pédagogique'' en septembre 2004 et est intitulé Les futurs enseignants du Québec sont-ils prêts à intégrer les TIC? Pénélope remarque que la plupart des futurs enseignants se sentent capables d’utiliser certains logiciels comme ceux de traitement de texte ou de faire des recherches sur Internet, mais qu’ils rencontrent des difficultés lorsqu’il s’agit de faire le montage d’une présentation PowerPoint et que plusieurs ne savent pas créer des sites web ou les mettre en ligne. Elle remarque aussi que les résultats présentés ne sont peut-être pas très récents, mais correspondent à sa perception de la réalité. Bien que ces résultats soient plus positifs que les observations de Patrick, ils ne représentent tout de même pas un idéal… Il apparaît difficile d’apprécier les TIC si on ne les maîtrise même pas assez pour qu’elles deviennent utiles ! Dans de telles conditions, qui s’acharnerait à les intégrer dans sa pédagogie ? Cet état de fait est particulièrement important si l’on considère que, selon le programme de formation, il n’y a souvent qu’un ou deux cours devant à la fois former ces futurs enseignants à l’utilisation des TIC et à leur intégration pédagogique. Cela semble peu… Dans un résumé de l’article de M. Karsenti cité plus haut, Priscilla Lebrun et Geneviève L'Écuyer se demandent justement si les enseignants sont suffisamment formés à cet effet?

Lors de visites dans le milieu, nous avons aussi remarqué que le niveau d’engagement des enseignants dans le processus d’intégration des TIC varie beaucoup et est parfois encore presque nul. Dans un billet intitulé ''L’intégration des TIC chez les futurs enseignants : un défi constant, un défi pour tous!'' (28 mars 2006), Mario commente les résultats d’une autre étude menée par M. Thierry Karsenti, selon laquelle les stagiaires, ceux auxquels les Universités s'efforcent « d’enseigner les TIC » et qui devraient donc les intégrer à leurs pratiques, ne les intègrent finalement que très peu aux activités qu’ils planifient pour les jeunes apprenants. Un regard aux caractéristiques de l’échantillon (Format PDF, 11,3 Mo) permet de vraiment apprécier l’importance de ces résultats. Plus de 1000 futurs enseignants ont répondu à ce questionnaire. La presque totalité (96%) était en troisième ou en quatrième année d’un programme de formation dont la durée est de 4 ans ! Ils ont donc presque terminé leur formation. La progression semble lente… Les enseignants qui nous ont enseigné n’utilisaient que très peu l’ordinateur et l’intégraient encore moins. La prochaine génération d’enseignants utilise régulièrement l’ordinateur et l’intègre un peu. Peut-être qu’avec un peu d’expérience et de soutien…

Par ailleurs, Stéphane Allaire proposait, il y a quelques semaines, un lien pointant vers une recherche suggérant que

les transformations de l’apprentissage et des modes d’enseignement par les TI seraient davantage attribuables à l’influence des élèves technophiles qu’à celle des enseignants eux-mêmes!

Les enseignants seraient-ils actuellement encore tellement dépassés par le développement des technologies qu'ils sont à la remorque des apprenants? Et si les élèves continuaient d’en demander toujours plus que ce que la dernière génération d’enseignants peut offrir ? Est-ce que la formation aux TIC permettra un jour de respecter les attentes des apprenants et de suivre le développement technologique plutôt que de le poursuivre ? (Les apprenants sont écartés du sujet volontairement, mais combien sont réellement des technophiles ? Minorité ou majorité ?)

Lors de nos visites en milieu scolaire, nous avons aussi remarqué la désuétude des équipements et le manque de coopération de certains acteurs. Patrick parle d’ailleurs d’une étude au sujet des barrières à l’intégration des TIC et du dialogue de sourds qui a couramment lieu entre les pédagogues et les techniciens. Gilles a lui aussi remarqué que l’équipement faisait défaut et que certains acteurs du monde scolaire ajoutaient des barrières à un processus déjà difficile. De son coté, Bruno a écrit un billet de mauvaise humeur dans lequel il sonne l'alarme au sujet de la ''logique technique'' mise de l’avant par certains acteurs du monde scolaire au détriment la ''logique de l’utilisation''.

Considérant la place des TIC dans notre vie quotidienne (du moins ici au Québec !), la problématique de leur intégration à l’enseignement touche évidemment tous les acteurs du monde scolaire. Ne soyons pas alarmistes. Il y a tout de même plusieurs exemples de réussite. (En parlant de réussite, Kevin a été très intéressé par le projet ''Grands-parents virtuels'' qui a pignon sur le Web et est aussi présenté par Angeliquel). Malheureusement, ces exemples d’intégration réussie ne semblent pas encore être l’affaire d’une majorité.

Doit-on encore justifier l’intérêt de ce thème ?

Cours offerts dans le cadre de la formation initiale

En fouillant sur la blogosphère, nous avons d’abord repéré toute une série de billets d’étudiants faisant la synthèse de cours portant sur les TIC en enseignement. Ces billets semblent liés entre eux et ont vraisemblablement été écrits dans le cadre d’une même activité de formation aux TIC tenue à l’Université de Montréal à l’automne et à l’hiver 2005. On y retrouve des opinions par rapport à l’intégration des TIC en enseignement, une description de certains éléments de formation et la présentation des objectifs de formation professionnelle des auteurs. (La liste de ces billets a été placée à la fin de l'Éducarnaval.)

Un survol rapide de ces billets a d’abord fait ressortir que leur cours a, entre autres, porté sur la suite bureautique Office de Microsoft. Plusieurs billets expliquent que les apprenants étaient déjà familiers avec ces logiciels, mais que le cours a permis de consolider leurs connaissances. C’est par exemple le cas d’Isabelle Paquette qui a découvert plusieurs nouvelles fonctions qui devraient lui être utiles.

Le cours en question dans cette série de billets abordait aussi la création de pages Web. L’avis des étudiants quant à ce sujet varie. Mélissande avait des craintes au départ, mais s’est ensuite rendu compte que la tâche n’était peut-être pas aussi ardue que l’on pouvait l’imaginer. Francine Lecouteur souligne quant à elle que la conception de pages web demande beaucoup d’investissement. Il aurait été intéressant de mettre ces commentaires en perspective en fonction du niveau de connaissance et de compétence au début du cours…

Ces étudiants se sont aussi familiarisés avec la conception et l’évaluation des cyberquêtes ainsi que l’édition de vidéos. Tamara Ethier-Myette explique par exemple que la construction de la cyberquête lui semblait trop grosse et que ce serait difficile à réaliser. Elle croyait aussi que l’édition vidéo ne pouvait s’adresser à elle. Son billet fait finalement état de réussite et de beaucoup de fierté. Dans plusieurs de ces synthèses, l’on mentionne l’utilité de savoir utiliser ce type de logiciel, par exemple pour immortaliser des moments, pour évaluer des apprentissages ou même pour faire du montage vidéo. (Soulignons ici que, récemment, plusieurs vidéos numériques ont été rendus disponibles en ligne à la Commission scolaire de Laval (http://spip.cslaval.qc.ca/star/). Ils ne sont pas en lien avec les billets cités précédemment, mais c’est tout de même un indice que l’on peut imaginer des situations d’apprentissage utilisant ce média.)

Plusieurs étudiants inscrits à un cours traitant des TIC notent aussi des apprentissages plus « pédagogiques ». Jonathan remarque par exemple qu’il a appris en quoi consiste une situation ''authentique'' et que les TIC pouvaient aussi être intégrées dans le cadre d’activité s’adressant à de jeunes enfants. Le plus intéressant est cependant les changements dans la vision qu’avaient ces étudiants avant et après les cours. Joëlle a, par exemple, constaté l’existence d’un décalage entre l’utilisation qu’elle faisait des TIC dans sa vie personnelle et l’usage réel qu’elle en faisait avec les élèves lors de ses stages ou de ses journées de suppléance. Roxane explique qu’avant le cours, elle trouvait les TIC complexes et inintéressantes… Après la formation, les TIC étaient toujours complexes, mais beaucoup plus intéressantes. Mélissa note qu’après la formation elle considère maintenant les TIC comme une ressource intéressante permettant des apprentissages pour les enseignants et les apprenants. Julie explique quant à elle que sa perception de l’utilité des TIC s’est beaucoup élargie au cours de la formation.

Dans l’ensemble, ces billets soulignent qu’une formation aux TIC peut être efficace au sens où elle peut favoriser des apprentissages intéressants pour les futurs enseignants. Tous les futurs maîtres inscrits à ce cours n’ont cependant pas évolué au même rythme et certains disent que ce cheminement a été carrément difficile pour eux. Un consensus semble par contre se dessiner lorsqu’ils expriment leur vision. Les TIC sont un outil au potentiel pédagogique important! La formation aux TIC est donc probablement utile, mais qu’est-ce qui a été le plus important pour ces étudiants ? Les compétences techniques ? La vision ou le statut des TIC qui leur a été présenté ?

Une petite note au sujet de l’usage des blogues dans le cadre de ce cours.

Utiliser les TIC pour réfléchir sur les TIC ! C’est un usage intéressant. Cela a au moins permis de conserver des traces au sujet du cours et d’alimenter nos réflexions. Les étudiants ont certainement aussi profité de cet exercice de réflexion. Quant à l’aspect plus pratique de cet exemple d’intégration, le fait de placer les étudiants en équipe a probablement contribué à faire qu’il y ait suffisamment d’activité sur les blogues pour susciter un peu d’intérêt. Il y a cependant peu de commentaires de la part des autres étudiants bien que l’on puisse parfois remarquer qu’un auteur cite l’un de ses pairs, signe qu’il était au courant de ce que le groupe écrivait. Créer une page d’accueil où les billets récents sont tous indexés comme on peut le faire avec le moteur B2évolution ou familiariser les membres de ce groupe d’auteurs avec le processus et les outils de la syndication RSS auraient peut-être contribué à créer plus d’interactions. Toutefois, nous avons repéré d’autres blogues associés à un cours de l’UdM qui n’est pas encore terminé. L’usage ainsi que le contenu de ces autres billets sont souvent similaires à ceux présentés précédemment et à la fin de l'Éducarnaval. Peut-être s’agit-il du même enseignant… Dans ce cas, lui et ces étudiants ont certainement retiré quelques avantages de cette pratique !

Sur le thème des blogues en enseignement, nous avons remarqué que François Guité a écrit un billet intitulé ''Pourquoi les profs ne bloguent pas'' dans lequel il énumère les différentes raisons pour lesquelles beaucoup d’enseignants n’utilisent pas les blogues selon lui. Il propose que le manque de temps, la fatigue, l’individualisme, l’insécurité professionnelle, le retard technologique, l’incompétence en écriture et l’immobilisme soient les principales causes de ce manque d’intérêt chez les enseignants. Dans ''Pourquoi les prof ne bloguent pas selon GuitéF'', Jacques Cool résume le texte de Guité et y ajoute certains moyens afin de motiver les enseignants à l’écriture de blogues. Enfin, dans ''Les enseignants, des non bloggers?'', Éric Delcroix commente les textes précédents en décortiquant une par une les différentes raisons pour lesquelles peu d’enseignants bloguent. Notons qu’il n’est pas en accord avec certaines de ces raisons.

Savoirs essentiels

Parmi les billets que nous avons repérés, certains tentent d’expliquer ce qui est vraiment important dans l’intégration des technologies. Voilà certainement un élément qui devrait se retrouver dans toute formation aux TIC…

L’un des premiers éléments qui nous semblent essentiels est la compréhension et la maîtrise de l’aspect TIC du programme de formation de l’école québécoise. Le Récit des Samares présentait justement cette semaine un lien vers un site qui décrit la compétence TIC du programme Québécois, ses composantes, les critères d’évaluations... Très intéressant !

En octobre dernier, François Guité expliquait que le papier est aussi une technologie et qu’il est parfois le meilleur choix. Patrick affirmait que l’un des apprentissages parmi les plus importants que les enseignants doivent faire est justement que les TIC ne sont pas toujours la bonne solution, mais qu’elles peuvent être très efficaces lorsqu’elles sont bien utilisées. Patrick suggérait alors qu’il est avantageux de présenter les TIC comme étant simplement d’autres médias susceptibles de supporter le processus d’enseignement/apprentissage. Plus récemment, Margarita Levasseur proposait que les enseignants doivent nécessairement comprendre que l’intégration des TIC est un chemin que l’on peut emprunter pour atteindre un but, pas un but en soi (voir le billet du 24 mars 2006). C’est une façon imagée et très claire de définir le statut des TIC en éducation. Finalement, le billet intitulé ''Informatique vs Éducation'' publié par Paul-André et le commentaire de Ginette nous apparaissent très intéressants lorsque l’on cherche à définir les savoirs essentiels en ce qui a trait aux TIC et à leurs usages pédagogiques. Ces auteurs ne font pas directement référence aux savoirs essentiels à l’égard de l’intégration des TIC mais le texte nous a ramenés en mémoire des éléments importants ! Le billet présente donc un article paru dans le journal le Nouvelliste de Trois-Rivières. Dans son commentaire au sujet de l’article, Ginette présente l’ordinateur comme un « accessoire plutôt utile pour apprendre et se perfectionner ». Dans ce commentaire, elle note aussi l’importance du contexte dans l’utilisation des TIC. À la lecture de l’article présenté dans le billet, nous avons quant à nous remarqué que dans les exemples, les outils étaient associés à des fonctions particulières. Internet pour communiquer, les texteurs et les tableurs pour la synthèse, l’analyse et la révision et les didacticiels pour les exercices. Indirectement, l’article mets donc aussi l’emphase sur le POURQUOI, le COMMENT et le QUAND du processus d’intégration des TIC… Sur lesquelles des caractéristiques de cet outil mise-t-on pour favoriser l’apprentissage ? Quelle sera sa fonction ? À quelle étape du scénario l’utilisera-ton ?

Formation idéale

Dans un billet intitulé ''La formation des enseignants pour les TIC'', Mélanie Archambault explique que de former les enseignants est un bon moyen d’en faire des agents de changement dans leurs écoles. Ayant plus de compétence eux-mêmes, ils seront alors plus à même de transmettre des compétences TIC aux jeunes… C’est très intéressant, mais comment doit-on s’y prendre ?

Francine Lecouteur, l’une des Cinq Mousquetaires, faisait la synthèse de son cours sur les TIC le printemps dernier et constatait que, selon elle, « la meilleure façon d’apprendre c’est en expérimentant ». Il nous apparaît effectivement essentiel de manipuler les TIC et d’expérimenter. C’est un bon moyen de développer des compétences techniques et de découvrir des usages potentiels des TIC. Par contre, un minimum de soutien est nécessaire. Francine ne le souligne pas, mais son enseignant l’a certainement guidé tout au long de son expérimentation. Peut-être lui a-t-il fourni des guides ou des instructions plus ou moins détaillés pour orienter ses efforts. Il lui a probablement donné du feed-back au cours du processus de conception et d’expérimentation et a très certainement répondu à ses questions. À notre avis, l’expérimentation ne doit pas se faire de façon isolée. (L’autoformation est probablement l’affaire d’une minorité.) Que le support provienne d’un enseignant ou de pairs regroupés en communauté d’apprentissage, la formation doit permettre l’expérimentation et prévoir des formes de supports adaptés.

Dans son billet du 24 mars 2006 intitulé ''Ce dont les profs ont besoin'', Margarita Levasseur suggère quant à elle que les ateliers et formations devraient s’articuler autour du matériel des enseignants. Lorsqu’ils vont participer à une formation sur les TIC, ceux-ci devraient toujours apporter du matériel sur lequel travailler ! Elle réclame aussi plus de temps pour apprendre… C’est vrai que les formations seraient d’autant plus utiles si l’on travaillait toujours sur des activités ou des situations d’apprentissage que l’on risque d’utiliser par la suite. Dans ''Technologie de l’information et de la communication dans l’éducation'', Diatta rappelle que la formation des maîtres aux TIC (Diatta parle spécifiquement d’Internet)

a peu de chance d'entrainer un processus d’innovation si elle n’est pas fondée sur un projet tenant en compte du contexte et des contraintes de l’école et défini en relation avec ses finalités.

En ce sens, vous conviendrez avec nous que le temps est une contrainte réelle pour les enseignants et que le matériel développé ou expérimenté lors de formations aux TIC peut certainement être qualifié comme faisant partie du contexte de l’école ou comme étant directement en lien avec ce dernier.

Conclusion

Nous avons repéré moins de billets que nous l’espérions traitant de la formation des enseignants à l’égard des TIC et la majorité de ces billets ont été écrits par des étudiants. Parmi ceux-ci, certains ont été écrits il y a plus de deux ans.

Encore moins de billets nous ont été proposés.

Nous avons néanmoins tenté de présenter certaines des croyances qui avaient motivé le choix de ce thème. Ce faisant, nous nous sommes aussi appuyé sur des billets de pairs carnetiers. Nous espérons ne pas avoir trop dévié leurs propos. Les billets consultés ont ensuite permis de décrire quelques compétences techniques qui sont actuellement enseignées aux futurs enseignants et de témoigner que les croyances des futurs enseignants vis-à-vis des TIC peuvent évoluer positivement comme suite à une formation. Nous avons identifié quelques billets qui nous semblaient décrire des savoirs essentiels à l’égard des TIC. Ces savoirs sont, entre autres, liés à la nature des TIC ou au rôle que les enseignants devraient leur attribuer lorsqu’ils réfléchissent et planifient leur intégration. Nous avons finalement rassemblé quelques informations au sujet de la forme que devrait prendre une formation aux TIC selon les carnetiers. À notre connaissance, la blogosphère ne s’est pas encore prononcée sur le moment idéal d’une formation aux TIC, ni sur la question de sa durée. Nous avons aussi été surpris de ne pas répertorier de billets au sujet d’initiatives gouvernementales ou locales pour favoriser la formation des enseignants ou de billets décrivant très clairement les attentes des enseignants. Margarita demande plus de temps pour apprendre et des formations construites autour du matériel que les enseignants apporteraient, mais est-ce tout? Qui devrait donner cette formation ? Bref, quelques questions demeurent…

En espérant générer quelques discussions intéressantes !

Patrick Giroux, Professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
Kevin Pelletier, Étudiant au programme « Éducation au préscolaire et en enseignement primaire » de l’UQAC

Aussi découvert au cours de notre recherche

Le blogue collectif Éclec-TIC associé au cours PPA 6015 de l’Université de Montréal (Méthodes d’enseignement et TIC) nous est apparu très intéressant. On y parle de l’utilisation de plusieurs outils informatiques en éducation et divers procédés pédagogiques comme par exemple :


Liste des billets d'étudiants repérés

jeudi 2 mars 2006

Appel à contribution pour la 4e édition d'eduCarnaval: Formation TIC des enseignants!?

La 4e édition d'éduCarnaval, à paraître le 1e avril, sera éditée et hébergée par Patrick Giroux sur PédagoTic. Patrick est professeur au département des sciences de l'éducation et de psychologie de l'Université du Québec à Chicoutimi et il a choisi pour thème La formation TIC des enseignants!?. L'exclamation et l'interrogation soulignent à la fois le caractère polémique de la question, aussi Patrick nous invite à lui envoyer des contributions :

présentant ou critiquant des formations (livres, guides, cours ou programmes universitaires) s’adressant aux enseignants et portant sur les TIC en général ou un outil technologique particulier. Il pourrait aussi s’agir de programmes, d’initiatives ou de politiques locales, régionales, provinciales ou nationales qui favorise l'appropriation des TIC par les enseignants. (...) il pourrait s’agir de billets discutant des besoins de formations des enseignants… Quels sont-ils ? Ont-ils besoin de formations très pratiques ou plutôt théoriques? Au cours de la formation initiale ou lorsque les enseignants ont un poste permanent ? Des formations ponctuelles et spécifiques ou plutôt une formation continue et abordant un domaine plus vaste de connaissances. Et qui devrait donner la formation aux TIC ? Des enseignants (utilisateurs experts !?), des techniciens ou spécialistes en technologies, des universitaires ? Finalement, si vous avez lu ou écrit un billet présentant des signes que les enseignants ont besoin de plus de formation, qui discute des conséquences associées au manque de formation « TIC » des enseignants ou, au contraire, fait voir des avantages associés à de bonnes formations.

Vous avez jusqu'au 24 mars pour lui envoyer vos suggestions! ou ou bien déposez vos suggestions sur «Blog Carnival».

mercredi 1 mars 2006

eduCarnaval 3 : les logiciels sociaux en éducation

C'est donc à moi qu'échoit aujourd'hui l'honneur et la responsabilité d'héberger la troisième édition du carnaval des blogs francophones en éducation, sur le thème des logiciels sociaux (social software).

La première question qui se pose, d'emblée, est celle de la définition des logiciels sociaux : l'article (en anglais) de wikipedia, à cet égard, propose une définition assez large en admettant que tout logiciel permettant des échanges entre individus ou groupes d'individus (email, newsgroups...) peut être considéré comme un logiciel social. C'est une approche qui n'est pas absurde, mais que je n'ai pas retenue ici. Cette acception du terme admet les blogs dans les logiciels sociaux. S'il est vrai que les commentaires permettent des échanges, il me semble qu'ouvrir la porte aux blogs risquerait de nous obliger à laisser entrer un peu n'importe quoi (car après tout, quelle différence y a-t-il, en ce qui concerne les modalités de la communication, entre un blog et n'importe quel site web (si l'on fait abstraction des commentaires laissés par les lecteurs) ?)

Mon choix, forcément arbitraire, mais tout de même en accord avec la vision commune, a été de retenir les services en ligne qui valorisent une 'intelligence collective' (en particulier ceux qui font partie de ce qu'on est convenu d'appeler 'web 2.0'). D'ailleurs, toutes les contributions que j'ai reçues correspondaient à cette définition (si quelque chose d'aussi vague peut être appelé une définition).

Une autre question a été de savoir s'il ne fallait retenir que les usages de ces services pour l'éducation ou bien si un billet sur un blog globalement consacré à l'éducation mais traitant de ces sujets d'une façon générale pouvait être intégré. Un échange d'emails avec Margarita Pérez-García m'a aidé à y voir plus clair : dans la mesure où ces outils sont nouveaux, leur adoption par les éducateurs, même hors d'un contexte strictement éducatif, est intéressante à prendre en compte. J'ai donc fait le choix de proposer les billets en deux grandes catégories : les billets écrits par des edublogueurs sur les usages et les réflexions en relation avec les logiciels sociaux hors du cadre de la formation (mais pouvons-nous vraiment cesser d'être des profs en sortant de notre classe ?), puis les billets traitant des usages pédagogiques de ces outils au sens strict.

Les éducateurs parlent des logiciels sociaux

En guise d'introduction à la réflexion générale sur l'utilisation des logiciels sociaux et sur "l'intelligence des foules", on pourra naviguer dans la catégorie "Intelligence collective" du blog Biotope de Geoffroi Garon qui traite, selon ses propres mots, de "la communication organisationnelle, les communautés de pratique, la communautique, le travail collaboratif, le e-learning, la gestion des connaissances et les technologies de l'information". On lira également avec intérêt le billet d'Olivier Ertzcheid intitulés Social Web, ainsi que les trois que ce même auteur a écrits sur l'avenir du web, dans un perspective un peu plus générale : Möbius, le web 2.0 et Darwin, Le web deviendra-t-il une base de donnée ? et Web 2.0 ou 2 webs à 0 ? Web 2.0 or 2 webs ? (Chapitre 3)

Pour ma part, je m'étais jadis fait l'écho d'un billet en anglais publié sur Smart mobs qui posait la question des conditions de l'utilité des logiciels sociaux.

Plusieurs édublogueurs ont proposé des catalogues d'outils, parfois sous forme de listes un peu hétérogènes : c'est le cas, par exemple, de François Guité, qui nous offre un billet sur les meilleures applications du web 2.0, ou d'Olivier Ertzcheid qui présente (quelques) Outils de social networking et Le meilleur du Web 2.0.

Viennent ensuite des réflexions ou des présentations sur des outils ou sur des catégories d'outils. La première de ces catégories est sans conteste celle des applications de social bookmarking, des tags et des folksonomies. Dans "Facettes, tags, concrètement, comment faire ?", Frédéric Lecourbe envisage ce sujet sous l'angle de l'architecture de l'information. Les questions générales relatives au fonctionnement des folksonomies sont également abordées dans les billets suivants : Études sur les folksonomies et un Article étoffé sur les folksonomies (Relief), La sagesse des foules ?, Articles & Notes sur les tags et Le tour du Tag (affordance.info), Communauté de pratique et "social tagging" (Stéphane Allaire) et Lazy sheep et l'accident heureux (l'ancien blog-notes de Ben).

Outre ces réflexions générales sur le système lui-même, beaucoup de blogueurs évoquent un outil en particulier. Ainsi, dans social bookmarking pour scientifiques, le blog Urfist info évoque le service Connotea, application de social bookmarking destinée aux scientifiques. Clipmarks, dont parle François Guité, permet quant à lui d'appliquer cette logique à du contenu multimédia.

del.icio.us est cependant le mieux représenté dans les billets pratiques : Mario Asselin a dit comment il utilise del.icio.us pour conserver une trace de ses commentaires, je me suis interrogé sur une méthode pour prendre des notes avec ce service, j'ai mentionné la possibilité d'utiliser le tag spécial for: pour envoyer des liens à un utilisateur particulier de del.icio.us et Margarita Pérez-García explique comment elle utilise cette fonctionnalité pour maintenir un espace collaboratif des liens pour un projet de recherche, elle expose aussi comment elle utilise del.icio.us pour faire de la veille sur le thème du ePortfolio.

Clément Laberge, soucieux, comme beaucoup d'entre nous le sont, de ce qui se passerait si tous les signets stockés sur del.icio.us disparaissaient, propose une méthode pour faire un backup.

Plus récemment, j'ai évoqué le plugin pour Firefox et je me suis interrogé sur les outils qui pourraient être utiles pour faciliter l'utilisation de del.icio.us, notamment en relation avec un billet publié sur le blog Arkandis et j'ai aussi entrepris d'utiliser un script en python pour publier quelques uns de mes liens sur mon blog wordpress.

Après ce déferlement folksonomique, les autres outils sociaux paraissent bien peu représentés dans l'édublogosphère francophone.

Stéphanie Booth annonce que CoComment, l'outil qui permet de rassembler tous ses commentaires dans un seul endroit, est sorti et elle explique même comment l'intégrer dans son blog.

Patrick Giroux parle de Writely, le traitement de texte en ligne, Romain, sur le blog d'Emob, évoque Vyew, un tableau blanc interactif (François Guité aussi ), ainsi que Thumbstacks, qui permet la création et le partage de présentations en ligne. François Guité parle aussi de 3Bubbles, une extension à ajouter à un blog, qui permet de chatter (François dit clavarder) au sujet du contenu de ce blog. Jean Véronis raconte son utilisation de Mon web de Yahoo pour garder une trace de ses lectures et j'ai fait part de mon intérêt pour Library Thing, qui permet de faire l'inventaire de sa bibliothèque et de partager des informations sur les livres.

Utilisation pédagogique des logiciels sociaux

Si les liens précédents ne sont pas spécifiques à la question de l'éducation et de la formation, ils montrent néanmoins que les édublogueurs francophones s'intéressent beaucoup à ces applications sociales et à leur évolution. Evidemment, la question se pose aussi de l'incidence que ces outils, ou que les tendances dont ces outils sont les révélateurs, peuvent avoir sur le monde de l'éducation.

Comme le rappelle Geoffroi Garon, l'importance de l'apprentissage informel, c'est-à-dire celui qui se fait hors des cadres de formation institutionnels a souvent été évoquée et l'échange avec des collègues ou des condisciples est un des modes privilégiés de cet apprentissage. Comme le rappelle François Guité, en évoquant les propos de Deneen Frazier, les jeunes qui ont toujours vécu avec internet (les digital natives) n'ont pas les mêmes façons de se comporter, d'appréhender le monde... et en particulier n'ont pas les mêmes façons d'apprendre que leurs aînés. Dès lors, il est naturel qu'une nouvelle façon d'apprendre apparaisse, qu'on peut appeler, avec G. Siemens, connectivisme (chez François Guité) et qui fait de l'homme un réseau pensant (je dois dire, et ce sera la seule fois dans ce billet où je me départirai de la voix impassible et impartiale de l'éditeur ;-) , que cette expression me donne les larmes aux yeux tellement j'aurais aimé la trouver). On peut aussi parler des connaissances connectives (chez Mario Asselin). De cette nouvelle vision du processus d'apprentissage, il est normal qu'émerge une nouvelle approche des méthodes d'enseignement : c'est ce que Stephen Downes appelle e-learning 2.0 et qu'évoque Geoffroi Garon.

Dès lors, les outils et les technologies qui permettent les échanges et le travail collaboratif en ligne prennent tout leur intérêt pour la formation.

Margarita Levasseur, enseignante de français langue étrangère à Plainfield South High School, aux Etats-Unis, a franchi le pas et utilise Flickr, Vimeo et del.icio.us avec ses élèves. Je lui ai fait une petite place sur mon blog pour qu'elle raconte ses expériences et ses interrogations.

Jean-Baptiset Soufron, quant à lui, apporte un témoignage très intéressant sur l'utilisation d'un wiki pendant une présentation à laquelle il a assisté à la Harvard Law School.

Ensuite, nous avons des réflexions sur l'utilisation pédagogique des folksonomies : François Guité fait part de ses remarques dans son billet "Utilisation pédagogique des tags socionomiques". Dans le même ordre d'idées, Margarita Pérez-García et Antoine Bidegain voient dans cette approche, sous la forme de systèmes de classification distribués, un moyen de faciliter la portabilité, le partage et la réutilisation des ressources pédagogiques.

Le logiciel de téléphonie Skype semble lui aussi beaucoup stimuler l'inventivité pédagogique des enseignants et formateurs : Thierry Klein, sur le blog de Speechi, nous rappelle que l'usage de Skype est de plus en plus important dans le domaine de l'éducation et que de nombreux outils éducatifs intègrent les fonctionnalités de Skype. Nico, sur le blog Azimuts, suggère d'organiser une sorte de 'café-elearning' sous forme de réunions régulières par Skype.

Parmi les outils de elearning intégrant Skype dont il est question dans le billet de Speechi, figure Nuvvo, le LMS en ligne gratuit, qui lui aussi a fait couler beaucoup d'encre sur les blogs... Il est mentionné par Fédéric Lecourbe sur le blog Ergopôle et Isabelle Dremeau, sur e-learning Bretagne, donne des détails sur son fonctionnement et sur son modèle économique. Romain, d'Emob, après avoir présenté lui aussi cette plateforme, offre également une interview des dirigeants de la société Savvica, qui l'édite.

Pour poursuivre avec quelques réflexions sur divers outils sociaux, mentionnons le billet dans lequel le même Romain (décidément !) nous explique Pourquoi le concept de "Yahoo! Answers" est intéressant..., Clément Laberge fait part de remarques très intéressantes sur 43 Things et l'apprentissage et Isabelle Dremeau présente Yackpack, un service qui permet l'enregistrement, l'envoi et l'écoute de messages vocaux, un outil qui devrait intéresser les enseignants de langue, notamment.

Dans tous les billets que je viens d'évoquer, ce sont surtout les points positifs des logiciels sociaux qui sont mis en exergue. Une voix discordante s'élève cependant par la voix de Philippe André qui explique sur le blog Ilias France pourquoi il reste très réservé sur l'utilisation de ces outils avec ses élèves.

Pour aller plus loin Pour terminer, quelques adresses en vrac de sites dont le thème est lié à celui de cette version d'EduCarnaval, mais qui n'y figurent pas directement, soit parce qu'ils ne traitent pas particulièrement d'éducation, soit parce qu'ils ne sont pas en français.

Sur la définition et les enjeux des logiciels sociaux et du web 2.0, on pourra lire avec profit le billet de Geoffroi Garon qui synthétise les meilleures explications et définitions du web 2.0, ainsi que le billet La coordination des groupes publié sur le site Internet Actu de la FING. Ce site est d'ailleurs une bonne source pour se tenir informé de ces questions et trouver des analyses des problèmes posés.

Pour suivre l'actualité des services web 2.0 et des logiciels sociaux (parmi beaucoup d'autres) :

Sur l'utilisation des logiciels sociaux pour l'éducation :

La prochaine édition d'EduCarnaval sera hébergée par Patrick Giroux, professeur au département des sciences de l'éducation et de psychologie de l'Université du Québec à Chicoutimi et auteur du blog PédagoTIC. Elle portera sur la formation des enseignants à l’égard des TIC.

Ce texte est la reproduction du billet eduCarnaval 3 : les logiciels sociaux en éducation publié sur le Blog-notes de Ben.

jeudi 2 février 2006

Editeurs-Hébergeurs des prochains eduCarnaval!

J'ai reçu plusieurs propositions d'hébergement-édition pours les prochaines édition d'éduCarnaval. Faisons le point:

  • Patrick Giroux sur PedagoTIC, sera l'éditeur de l'édition du mois d'avril qui portera, selon sa proposition, sur la formation des enseignants à l’égard des TIC et qui mettra à l’avant-plan des initiatives de formation ou des réflexions à ce sujet…;
  • Nous sommes à la recherche d'un éditeur pour le mois de mai! Nous souhaitons que la 4e édition d'éduCarnaval porte sur le ePortfolio. Dans l'idéal l'auteur est au Canada et il assiste à la 1e Conférence francophone dans la thématique.
  • Pour la 5e et 6e édition, nous avons Laure Endrizzi et Olivier Rey de l'INRP et François Duport de Savoirs en Réseau qui doivent proposer leur thème de travail;
  • Ensuite, vous?

mercredi 1 février 2006

eduCarnaval 2, WikiEducation: pas de co-construction sans éducation aux médias!

On ne se bouscule pas aux portes de cette deuxième édition d'eduCarnaval. Les wikis en éducation? Tout le monde y croit, mais combien le pratiquent? Combien sont à même de le pratiquer? A croire que les prises de position et les retours d'expérience se font rares au profit des tutoriels et autres articles généralistes vantant les bénéfices de l'utilisation des wikis en éducation, mais si l'on creuse...

L'année 2005 reste avant tout l'année de la mise en question de Wikipédia et d'autres initiatives communautaires et ouvertes de co-construction de contenu soutenues par des wikis. La controverse issue du fait de l'ouverture a mis sur le devant de la scène les notions de gouvernance, d'autorité, d'anonymat, de fiabilité et de WikiEducation des contributeurs. Laure Endrizzi, de la Cellule de veille de l'Institut National de Recherche Pédagogique dans Wikipédia et la pédagogie (1) fait une revue commentée des plusieurs projets de co-écriture contextualisée utilisant Wikipédia comme support pédagogique. Mais c'est sur la dimension citoyenne et reponsable de l'acte de co-construction que Laure nous entretient dans Wikipédia et la pédagogie (2). Après évaluation de deux projets pédagogiques utilisant des wiki pour la mise en place d'encyclopédies et présentation des travaux de Cormac Lawler sur Wikipédia en tant que communauté d'apprentissage, l'on évoque les notions autorégulation, action critique participante, évolution itérative et de conflit nécessaire a coeur de processus de création collective.

L'authenticité du contexte est justement ce que que revindique Gary Lee Kenny pour son projet de Wiki des classes d'histoire au cours duquel les élèves ont directement investi Wikipédia sur le thème du Moyen Age : Nos élèves tentent de donner de l'information véritable à des gens sur le moyen âge tout en souhaitant que les gens contribuent à enrichir ces informations. Dans la même lignée d'utilisation contextualisée de l'outil Patrick Giroux, dans Activité pédagogique : texte aux intentions didactiques sur des outils contemporains (wiki, carnet web, rss, etc.)! , explique comment il fait décrouvir à ses élèves blogs, wikis et ePortfolios à l'aide des wikis et Corinne Cotte dans Découvrir le Wiki par le wiki retranscrit un scénario pédagogique de Pierre-François Jeannerat, Marc-Antoine Erard et Gérard Gagnebin dont l'objectif est d'accompagner un groupe de formateurs dans l'appropriation du wiki: de l'utilisation citoyenne de l'outil à la démarche de projet innovant appliquant les principes du socio-constructivisme.

Dans expériences de co-élaboration au contact de l'outil du wiki, Mario Asselin, après présentation chronologique des projets de co-construction de contenu auxquels il a participé, porte un regard critique sur les réticences de la communauté éducative à l'utilisation de l'outil. Il constate que certains enseignants on peu développé des compétences leur permettant de collaborer et qu'il restent parfois retranchés derrière des mécanismes structurés pour garder le contrôle d’un maximum de choses. Les principes qui soutiennent l'utilisation du wiki seraient-il opposés à la vision traditionnelle de l'enseignant seul pourvoyeur des connaissances à transmettre? Les enseignants devraient-ils accorder d'avantage d'importance à leur propre éducation aux médias?

Ailleurs le wiki est un outil présenti pour la construction des Portfolios électroniques ou ePortfolios. C'est ainsi que la notion de WikiFolio émerge. Moi même je me demande si Le wiki est-il l'outil le plus approprié pour soutenir une démarche de portfolio, je teste plus de 5 outils, installe pmwiki pour faire un eportfolio de 2e ou 3e niveau et viens à regretter que le wiki ne soit pas plus souple en termes de respect des standards dans: Ce soir j'ai rêvé d'un standard pour la feuille blanche!. D'autres comme Roberto Gauvin dans Le C@HM une école techno ? souhaitait mieux comprendre et explorer l'utilisation de l'outil. Pierre Lachance a également installé le sien dans Wiki PL.net pour mettre en place une sorte de portfolio personnel regroupant des recettes de famille à ne pas perdre, des critiques de films, des événements marquants qu'il souhaite garder en mémoire et des commentaires sur ceux-ci, des histoires et travaux de ses filles et même un début d'arbre généalogique. Le wiki est-il l'outil pour récupérer-sauvegarder la mémoire individuelle et collective?

Enfin avec le tant controversé Web 2.0, l'évolution des technologies et l'engouement pour les réseaux sociaux, le wiki et outils assimilés ne cessent de nous surprendre: Charles-Antoine Bachand dans Writeboard: Dedalus et le Réseau Rural d'Education de l'Embrunais Savinois dans Writely : traitement de texte à distance partageable vantent les mérites du convivial Writely. Writely qui accompagné de Skype permet à Sébastien Bailly d'Ecrire à quatre mains mieux que s'il était avec Hubert Guillaud dans la même pièce!



Souhaitons avec Mario Asselin qu’avec le temps, le monde scolaire se «wikisera» de plus en plus. Laissons-nous le temps, mais surtout, ne manquons aucune occasion pour expérimenter et faire vivre les grands bonheurs qu’il y a à construire ensemble!

La sélection du mois

Michel Berhin, Chargé de mission à Média Animation, centre de ressources en Education aux médias, en Belgique francophone, dans Quand profs et élèves bloguent... quelle classe !/? fait une analyse comparée de l'utilisation des blogues et des pratiques d'écritures corrélées chez ceux qui, sans la convilialité de l'infrastrucutre technologique, n'auraient pas investi ce univers de communication et ceux qui possèdent les clés de lecture et d'écriture des nouveaux médias (Media literacy). Critique à souhait, un article sur l'éducation par et aux nouveaux médias à ne pas manquer.

Pour aller plus loin

Je ne peux mettre un point final à cette 2e revue sans citer quelques ressources utiles pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans l'aventure du wiki:

N.B. La prochaine édition du Carnaval des blogues en éducation paraîtra le premier mars 2006 sur le blog-notes de Ben tenu par Benoît Lacherez basé en Gironde en France. Benoit est un professeur de lettres classiques "branché, il est à l'origine du premier ENT Open Source en France, Argos. Vous avez écrit un article dont vous êtes fier(e) portant sur l’utilisation des logiciels sociaux en éducation? Vous avez lu un article que vous trouvez intéressant sur ce sujet ? ou vous voulez tout simplement mettre en avant votre plus beau texte du mois? Alors, envoyez un courriel à Benoit (avec mention de l’auteur, le titre et un bref commentaire de l’article) ou envoyez votre contribution au «Blog Carnival».

Ce texte est la réproduction de la 2e édition d'eduCarnaval préparée par Margarita Pérez-garcía et hébergée chez esphères identitaires.

Appel à contribution pour la troisième édition d'eduCarnaval: Utilisation des logiciels sociaux en éducation

eLearning 2.0, Connectivisme, Systèmes de classement distribués, Tags, Tags, Tags, FlickR, Del.icio.us, Netvibes, LibraryThing, Writely. Vous êtes des ceux qui ont osé faire un pied de nez aux LMS, LCMS et compagnie? Au contraire, vous êtes plutôt réticents à l'idée d'utiliser ces technologies ouvertes à tous au sein de votre classe? Alors envoyez, avant le 25 février 2006, le titre et l'URL de votre article ainsi qu'un bref commentaire par courrier électronique à Benoît Lacherez, éditeur de la prochaine édition du Carnaval ou bien déposez vos suggestions sur BlogCarnival.

Le thème du mois ne vous dit rien qui vaille, mais vous avez écrit un post remarquable? N'hésitez pas à le partager avec la communauté d'éduBlogueurs! Envoyez, avant le 25 février 2006, le titre et l'URL de votre article ainsi qu'un bref commentaire par courrier électronique à Benoît Lacherez, éditeur de la prochaine édition du Carnaval ou bien déposez vos suggestions sur «Blog Carnival».

eduCarnaval en trois parties!

Suite à l'analyse des contributions reçues dans le cadre du 1e et 2e numéros d'eduCarnaval et après discussion avec Mario, nous avons décidé de diviser le Carnaval des Blogues en éducation en trois parties:

  • Le thème du mois: Il est proposé par l'éditeur-hébergeur de l'édition. Les contributions citées appartiennent à la base de connaissance de la communauté d'éduBlogueurs ou bien sont écrites spécialement pour l'édition.
  • Pour aller plus loin: En étroite relation avec le thème du mois, il s'agit d'une liste de ressources utiles qui permettra aux eduBlogueurs de découvrir de nouvelles pratiques ou d'approfondir leur connaissances.
  • Le meilleur du mois: C'est la revue mensuelle des meilleurs articles, opinions, débats et compte-rendus d'expérience sur l'utilisation des technologies en éducation que leurs auteurs veulent "mettre en avant" et partager avec la communauté à travers eduCarnaval.

dimanche 1 janvier 2006

eduCarnaval 1, Un bouquet de pratiques inspirantes au parfum de TIC

Bienvenue à cette première édition du Carnaval des blogues en éducation qui assemble un festival de liens sur le thème de l’utilisation des nouvelles technologies en classe. Dans ce billet, je pointerai vers une cinquantaine de lieux différents où des auteurs rapportent leurs trouvailles qui contribuent à améliorer les façons de faire apprendre à l’école.

Depuis ma première tentative à nommer les bienfaits de l’utilisation des blogues en contexte d’apprentissage, beaucoup de pas ont été faits dans la diversité des usages autant que dans la capacité à en apprécier les vertus. Le Centre d’Apprentissage du Haut-Madawaska au Nouveau-Brunswick est parmi les écoles qui ont le plus contribué à fournir des exemples de pratiques efficaces; Nelson Magoon et Roberto Gauvin ont créé un billet spécialement dédié à notre activité où ils rassemblent des exemples d’utilisations des cybercarnets dans leur communauté. Roberto est le directeur de l’école et il prend le temps à chaque dimanche d’identifier ses bijoux de la semaine qui ne manquent pas de fournir des matériaux pour apprécier la vitalité de cette communauté. Ce premier essai en diffusion sonore de la dynamo qu’est Roberto annonce des expérimentations à venir qui vont continuer de nous impressionner. D’ailleurs, pour ceux qui veulent expérimenter davantage ce filon, l’Université de Nice Sophia Antipolis propose une méthode innovante pour la mise sur Internet de contenus pédagogiques vidéo et audio; les expériences de mise en ligne de «podcasts» et de vidéos de M. Moiraud (professeur à Lyon en section design textile de mode) sont elles aussi évocatrices d’utilisation du blogue en extension des cours. De son côté, José Mª Campo Delgado explique sur son blogue comment insérer un lecteur audio dans une page web. Le billet de Thierry Klein, «Les blogs sont à l’écrit ce que les tableaux blancs interactifs sont à l’oral» est en quelque sorte une profession de foi envers la capacité des blogues de devenir des applications éducatives. En août 2005, M. Klein nous avait fait part de sa vision de ce que peuvent devenir les blogs dans le domaine éducatif et en octobre, c’était au tour de Mario Tomé de nous présenter le mode d’emploi des blogues ainsi que leurs applications pédagogiques. Ce dernier est connu dans la carnetosphère pour ses billets sur l’utilisation des blogues dans l’enseignement (dont celui-ci), mais peut-être que ce billet à propos de la correction phonétique l’est moins?

À l’instant où Philippe Meirieu fait son entrée sur le Web et au moment où Bruno Devauchelle se demande si 2006 ne serait pas l’année des TIC dans l’enseignement scolaire, force est d’admettre que 2005 s’est avérée une année faste pour qui veut voir des utilisations variées des cybercarnets en éducation. Ce billet du mois d’août de Clément Laberge a servi de lieu de production en novembre, de textes argumentatifs pour une classe d’élèves francophones d’Ontario au Canada. Que ce soit en mode réflexif dans un contexte de cyberportfolio d’apprentissage (exemple d’une réflexion de Cédrick, une jeune élève de l’Institut St-Joseph), en contexte de débats (François Arnal donne deux exemples, Homosexualité, homoparentalité et Euthanasie) ou pour exprimer une vision audacieuse de son avenir (exemple venant de Josiane, une jeune élève de l’Académie Antoine-Manseau qui veut faire «évoluer» la société), plusieurs enseignants ont trouvé des façons inusitées d’exploiter l’outil. Pour eux-mêmes, les enseignants sont peu nombreux à bloguer et François Guité a raison de s’interroger. Gilles Jobin se demande si nous n’accorderions pas une importance exagérée à l’écriture et à la pratique carnetière? Néanmoins, Pierre-Paul Gravel (enseignant de la région de Joliette) les utilise pour s’allier de précieux «supporters» qui vont pouvoir agrandir la communauté d’apprenants; voilà une façon de se prémunir contre les billets à zéro commentaire (billet de François Guité)! En France d’ailleurs, le phénomène du Blogue a tellement progressé qu’un guide du blog pour ados «précise, en termes simples et à l’aide d’exemples bien choisis, ce qu’on peut faire ou non sur un blog, tout en introduisant des notions comme la diffamation ou l’atteinte à la vie privée». J’aimerais bien dans la section commentaire ci-bas que des visiteurs puissent réagir à la question qui se pose de savoir si les jeunes sont aptes, seuls et isolés de toute supervision, à utiliser le blogue? Quand on pense aux conséquences juridiques et à certaines sanctions qui ont dû être imposées, il y aurait peut-être lieu de fouiller un peu plus le cadre d’exercice de la pratique pour des moins de dix-huit ans? L’exemple de la classe CARRIERE de l’Institut St-Joseph de Québec demeure une grande source d’inspiration pour les enseignants soucieux d’introduire un outil puissant en classe de par le fait qu’ils en sont à leur troisième année d’expérimentation; celui de ce Collège de Poindimié en Nouvelle-Calédonie est tout aussi prometteur. Voyez comment Thierry François justifie l’existence de leur blogue à l’école de Barst en France (attention : document «.pdf» tiré de ce billet). Sur ce thème, il faut lire les suggestions de David Castéra et de Sébastien Bailly qui proposent de transformer l’outil du blogue en LMB («Learning Management Blog»). Pour compléter, l’article de fond de François-Nicola Demers du Cégep Marie-Victorin (.pdf) propose une introduction aux systèmes de gestion de contenu pour le monde de l’éducation.

Pas étonnant dans ce contexte de voir apparaître de nouveaux blogues de chercheurs en éducation comme celui-ci de Ginette Lavigne qui tente, entre autres, de savoir comment les profs (se) voient (dans) la blogosphère?. Le sujet est vaste et promet au moment où se déploient plusieurs environnements numériques de travail proposés aux étudiants et aux élèves du secondaire ; ont-ils des chances de leur plaire ? se demande Jean-Louis Schaff qui a aussi eu en 2005, le bonheur de nous offrir un résumé de l’étude comparative de quatre projets d’implantation d’ordinateurs portables par l’entremise de sa société, «Aska». Le défi de l’intégration des TIC à l’école est immense et le travail de plusieurs pionniers a été nécessaire pour baliser le chemin. Le document de Robert Bibeau, «Proposition de taxonomie et analyse des obstacles à leur intégration» va dans ce sens.

Quelques initiatives inspirantes pourront intéresser les férus d’intégration des nouvelles technologies auprès des étudiants en apprentissage dans un contexte scolaire. Que ce soit par l’utilisation du langage HTML au primaire (initiative de Pierre Lachance et de Gilles Jobin) ou par des expériences de cartographie conceptuelle (contribution de François Guité), les enseignants ne cessent de repousser les limites avec lesquelles les jeunes peuvent apprendre au contact de ces leviers puissants que sont les TIC. Qui sait si nous atteindrons plus rapidement que prévu le stade du «cybercasque»? ( récit du futur de Pierre Yves Gibello) Force est d’admettre que tout cela n’est pas une course… beaucoup restant à faire pour que la majorité des jeunes dans les écoles aient accès à des ressources qui répondent vraiment à leurs besoins et non l’inverse. Dans un billet s’intitulant «ENT et facteur humain», Jean-Louis nous rappelle l’importance «de remettre des hommes au coeur des dispositifs»; ces propos convergent avec ceux de Michèle Drechsler qui proposent plusieurs pistes de réflexion dans la tâche de développer des ENT pour le premier degré.

Tout comme Patrice Létourneau (prof de philo au Collégial), je vois plusieurs raisons de se réjouir. Des «Rencontres de l’enseignement bilingue francophone en Europe» en passant par celle d’Autrans en janvier et puis cette «Conférence internationale francophone sur le portfolio numérique» plus tard en avril 2006, toutes ces occasions fourniront des moments de partage qui influenceront le déroulement des activités pédagogiques dans plusieurs écoles. Tout comme Nassim Ghandour qui attire notre attention sur un site qui fournit au monde éducatif des ressources audiovisuelles et des vidéos pédagogiques libres de droits, Anthère nous suggère elle, de regarder du côté de Wikipédia pour des idées innovantes et plus fiables qu’on pense (lire ce billet de l’INRP à propos de la validité de son contenu). L’important demeure de rester vigilant, de faire comme André Chartrand et de se poser souvent la question : «Moi j’enseigne, mais eux apprennent-ils?» Je crois que Patrick Giroux a quelques éléments de réponse à nous suggérer par ce texte décrivant une activité pédagogique en milieu universitaire. Parlant des universitaires, sur le blogue de l’INRP, «Ecrans de veille en éducation», Olivier Rey y va d’une suggestion pour protéger les valeurs de l’université.

Je m’en voudrais de terminer ce long billet sans mentionner l’existence du programme des «Copains du Monde» qui propose sur son site Web «un grand projet de découverte et d’aventure pour de nombreuses classes primaires sur les cinq continents». Si vous êtes comme Vincent Maurin et vous vous demandez «comment gérer collectivement les multiples styles d’apprentissage des apprenants ?», vous serez peut-être tentés de lire ce billet écrit en février 2005 rapportant un texte de fond de André Giordan sur la transdisciplinarité. Et si, comme le dit Martin Lessard, «Internet est un amplificateur de phénomène», nous n’avons pas fini de voir se multiplier les nouvelles initiatives qui marqueront le monde scolaire en 2006. educarnaval.jpg J’espère que de la même façon que le fait cette école de Lyon ou cette classe de CM1b de l’École Turgot, Paris 9è plusieurs écoles utiliseront les moyens innovants que sont les nouvelles technologies pour faire apprendre en général et pour le développement de l’écrit en particulier. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement… (contribution de Sébastien Billard) et les mots pour le dire viendront plus aisément :

Nous attendons de vous, chers professeurs, que vous appreniez à nos petits-enfants, en toute sincérité, que rien n’est facile, que le passé n’a jamais été très simple… que le présent est plutôt vindicatif… et que leur futur sera toujours conditionnel… »

Extrait de ce billet.

N.B. La prochaine édition du Carnaval des blogues en éducation paraîtra le premier février 2006 sur esphères identitaires tenu par Margarita Pérez-García au pied de la Sierra Nevada en Espagne. Vous avez écrit un article dont vous êtes fier(e) portant sur l’utilisation des Wikis en éducation? Vous avez lu un article que vous trouvez intéressant sur ce sujet ? Alors, envoyez un courriel à Margarita (avec mention de l’auteur, le titre et un bref commentaire de l’article) qui prendra sur elle de nous concocter la deuxième édition de cette heureuse initiative qui est inscrite au «Blog Carnival» lieu de regroupement de plusieurs autres sur La Toile…

Ce texte est la réproduction de la 1e édition d'eduCarnaval préparée par Mario Asselin et hébergée chez Mario tout de Go

samedi 31 décembre 2005

Appel à contribution pour la deuxième édition d'eduCarnaval: utilisation des Wikis en éducation

La première édition d'eduCarnaval sera publiée demain 1e Janvier 2006 sur Mario tout de go, le cybercarnet de Mario Asselin. Elle portera sur l'utilisation des technologies en classe.

La deuxième édition, quant à elle, verra le jour le 1e février 2006 sur le thème de l'utilisation des Wikis en éducation. Vous avez lu ou écrit un article digne d'intérêt sur l'utilisation pédagogique des Wikis? Alors envoyez, avant le 27 janvier 2006, le nom de l'auteur, le titre et l'URL de l'article ainsi qu'un bref commentaire par courrier électronique à Margarita Pérez-García, éditrice de la prochaine édition du Carnaval ou bien déposez vos suggestions sur BlogCarnival.

mercredi 30 novembre 2005

Bienvenue sur le Carnaval des blogues en éducation

Selon le principe des Blogs Carnival, Le Carnaval des blogues en éducation est une une revue de presse mensuelle qui se présente comme un festival de liens commentés -tel son pendant anglophone The Carnival Of Education- des meilleurs articles, opinions, débats et compte-rendus d'expérience sur l'utilisation des technologies en éducation.

Pourquoi?

  • Parce que nous sommes de plus en plus nombreux à réflechir et à partager à haute voix sur l'utilisation des technologies pour mieux enseigner et apprendre ;
  • Côté lecteur, parce que nous n'avons pas le temps de suivre au jour le jour la vie de l'edusphère qu'il n'est jamais facile de trouver rapidement ce qui traite spécifiquement de la vie en classe et en éducation à travers tout le contenu produit par les auteurs de ce champs particulier ;
  • parce qu'il est fort utile de disposer d'un endroit centralisé où l'on (re)trouve les meilleures contributions sur le thème et où l'on puisse suivre l'évolution de la réflexion d'une communauté à travers le temps.
  • enfin Côté contributeur, parce que, lorsque vous écrivez un article dont vous êtes fier(e), vous avez envie de le partager avec une large communauté, de le rendre plus visible.

Toutes les éditions du Carnaval des blogues en éducation ou eduCarnaval seront accessibles ici grâce au soutien de la Fondation Internet Nouvelle Génération. Chaque édition sera cependant produite et publiée par un blogueur différent. La première édition, à paraître au mois de janvier 2006, sera confiée à un blogueur connu de tous dans l'eduBlogosphère: Mario Asselin. Les autres éditions seront confiées alternativement aux eduBlogueurs qui se seront portés candidats[1].

Vous voulez participer? Rien de plus simple! Que vous soyez lecteur ou contributeur, envoyez votre sélection d'articles dignes d'intérêt à Mario qui se chargera de l'élaboration de la première édition du Carnaval. Vos contributions, sous forme d'un email avec le ou les liens des articles écrits durant l'année 2005 et que vous souhaitez partager avec la communauté, doivent parvenir avant le 21 décembre 2005. N'oubliez pas d'inclure le titre de l'article, ainsi qu'un bref commentaire si possible. L'année 2005 a été riche, aussi n'hésitez pas à nous envoyez un maximum de contributions. Selon la quantité et l'intérêt de celles-ci, nous étudierons la possibilité de publier plusieurs éditions thématiques.

Notes

[1] Le blog notes de Ben, Ecrans de veille en éducation et Savoir en réseau se sont déjà portés candidats pour héberger une édition du Carnaval. Vous aussi?