mercredi 7 novembre 2007
Saint-Lô, le 30 octobre 2007
COMMUNIQUÉ
Grâce à l’action publique initiée en 2000, le département de la Manche a atteint un niveau de couverture internet à haut débit inégalé en France, grâce aux technologies ADSL et WiFimax. Manche Numérique ne souhaite pour autant pas s’arrêter là. Dans la continuité de sa stratégie, la prochaine étape est le développement du très haut débit, et notamment le déploiement de la fibre optique jusqu’aux abonnés.
Pour un département rural comme la Manche, cet objectif peut paraître trop ambitieux. En effet, les coûts du déploiement de la fibre optique jusqu’à l’habitant (FTTH) sont pour l'instant tels que cette technologie n’est envisagée que dans les zones urbaines denses. Manche Numérique a décidé de changer la donne, et d’attirer les investissements privés pour faire en sorte que les Manchois puissent bénéficier des bienfaits du très haut débit.
En février 2006, Manche Numérique a confié la gestion de son réseau de communications électroniques à Manche Télécom, filiale créée par LD Collectivités pour accomplir ses missions de délégataire au meilleur des intérêts de la Manche. La convention de délégation de service public concernait la résorption des zones «blanches» du haut débit, le dégroupage de tous les centraux téléphoniques du département et le déploiement d’une capillarité optique sur le département.
Depuis la signature de cette Convention, de nouveaux enjeux liés au très haut débit doivent être pris en compte dans l’aménagement numérique de la Manche. Dans ce contexte, un avenant à la convention entre Manche Numérique et Manche Télécom vient d’être produit afin de mettre en lumière un plan d’action du déploiement de la technologie FTTH.
- Tout d’abord, le délégataire Manche Télécom va créer, avant le 1er septembre 2009, deux réseaux FTTH d'un total de 26 000 prises, sur le territoire de la Communauté urbaine de Cherbourg et celui de la Communauté de communes de l’agglomération saint-loise. Ainsi, la moitié des habitants cherbourgeois et saint-lois pourra avoir accès à du très haut débit via la fibre optique à domicile.
Ces équipements seront mis à disposition de tous les opérateurs; leur architecture technique respectera une typologie «point à point» ouverte à la technologie «PON», de façon à favoriser la concurrence, avec des débits minimum de 50 à 100 Mbit/s permettant l’arrivée des offres de fournisseurs d’accès nationaux, de 30 à 40 euros par mois.
Ces réseaux FTTH viendront s’interconnecter avec les réseaux en fibre optique métropolitains créés par Manche Télécom sur les agglomérations cherbourgeoise et saint-loise, appelés à desservir les entreprises et administrations.
- Ensuite, le délégataire Manche Télécom cherchera à identifier d’autres ensembles d’habitations à desservir, suffisamment importants, de manière à ce que les coûts des déploiements restent raisonnables au regard des attentes manifestées par les opérateurs. L’ampleur de tels déploiements n’est pas encore déterminée, mais pourrait se chiffrer en plusieurs dizaines de milliers de foyers sous 6 ans.
- Par ailleurs, Manche Télécom compte sous peu attirer dans la Manche les opérateurs qui ont rendu public leurs projets de déploiement du FTTH en France.
- Enfin, tous les réseaux FTTH ainsi déployés par Manche Télécom et entièrement financés avec fonds privés constitueront un bien, dont Manche Numérique sera propriétaire à l’issue de la délégation de service public.
Par cette action, LD Collectivités actionnaire majoritaire de Manche Télécom constate que la stratégie sur 15 ans initialement proposée à la collectivité délégante porte ses fruits et démontre que les délégations de service public constituent un fort catalyseur d’investissements privés, au service du développement territorial.
Pour sa part, Manche Numérique s’efforce de faciliter la venue des opérateurs, tant du point de vue administratif que technique.
Ainsi, Manche Numérique a engagé un dialogue avec les bailleurs sociaux des territoires concernés afin d’obtenir les autorisations pour les opérateurs d’équiper les logements collectifs ou individuels.
Par ailleurs, Manche Numérique rencontre les différents gestionnaires de voirie et de domaine public pour les sensibiliser aux techniques de génie civil allégé, à l’utilisation des réseaux existants (égouts, canalisations de gaz ou d’eau, réseaux télécoms publics…), à l’autorisation de pose de câbles optiques en aérien quand les réseaux ne sont pas enterrés et en façade de logements quand les gaines techniques sont inexistantes, etc. En ce sens, Manche Numérique a réuni 150 acteurs publics et privés, le 18 octobre dernier, autour d’un thème "Favorisons l’arrivée du très haut débit dans la Manche, ayons le réflexe «Travaux = fourreaux!»".
Ce nouveau virage produira ses effets dans un temps relativement court: Manche Numérique estime que 20 à 35 % de la population manchoise seront desservis en FTTH sous 6 ans.
Contact presse:
Philippe LE GRAND au 02 33 77 83 63 - philippe.le.grand (à) manchenumerique.fr
www.manchenumerique.fr
Ce billet, écrit à 17:02 par Agathe dans la catégorie Manche numérique a suscité :
4 commentaires
:: aucun trackback
jeudi 21 juin 2007
Un grand merci à tous les contributeurs de ce blog, billettistes et commentateurs.
Sans nous désintéresser de la couverture numérique du territoire et des technologies alternatives, nous concentrons désormais nos efforts et notre attention sur la Ville, dans le cadre du programme d'actions Villes 2.0
Si le sujet vous intéresse, merci de nous rejoindre sur le site www.villes2.fr
Bien cordialement
L'équipe FING
Ce billet, écrit à 16:35 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
dimanche 30 juillet 2006
Après nos amis de Pomeys, de WiFi Quercy et de Vaour, Catllar et Los Masos, communes du Conflent dans les Pyrénées-Orientales, pallient l'absence d'ADSL par un projet Wi-Fi. Grâce à une collecte de 2 Mbps sur l'ADSL de Neuf Telecom
Ils sont les bienvenus ici.
Ce billet, écrit à 19:03 par Xavier de Mazenod dans la catégorie Projet Ze village a suscité :
2 commentaires
:: aucun trackback
lundi 10 juillet 2006

Bertrand Delanoé, Maire de Paris, a annoncé le mardi 4 juillet au cours d'une conférence de presse un train de mesures destinées à "faciliter" le déploiement de la fibre optique et des réseaux sans-fil dans la capitale.
Sur les 10,6 millions d'abonnés à l'ADSL en France, 650 000 sont parisiens. 60% de la population de la capitale est connectée en haut débit (moyenne nationale 40%), ce qui fait de Paris l'une des villes les plus connectées au monde. Bertrand Delanoé ne souhaite cependant pas se contenter de cette situation et veut rapidement favoriser le déploiement de la fibre optique et du trés haut débit à Paris, en s'appuyant notamment sur son réseau d'égouts qui figure parmi les plus grandes galeries visitables au monde, avec un objectif de 80% des immeubles parisiens reliés en fibre optique d'ici 2010.
Pour y parvenir, la Mairie de Paris dispose de plusieurs leviers qu'elle compte activer rapidement. Le levier tarifaire d'abord avec la baisse de 25% des redevances pour les fibres actuellement installées, et une baisse de 90% de ces mêmes droits appliqués aux 400 derniers mètres, afin de clairement marquer sa volonté de favoriser le déploiement de la fibre optique jusqu'à l'abonné. Par ailleurs tous les territoires de projets parisiens devront intégrer la variable "fibre optique" et les aménageurs se verront proposer des régles de partage et de mutualisation des infrastructures télécoms par une commission de travail créée à cet effet. D'ores et déjà la Mairie de Paris demande aux premiers arrivés dans les immmeubles d'installer une gaine neutre permettant le passage des autres opérateurs. Enfin la Mairie va encourager l'équipement, neutre et et mutualisé, en fibre optique de ses 200 000 logements sociaux, en proposant au mois de septembre 2006 de nouvelles régles du jeu aux opérateurs et aux bailleurs sociaux.
En matière de couverture hertzienne (wi-fi, wimax, 3g ...), la Mairie de Paris souhaite là aussi accélérer le rythme en facilitant pour les opérateurs l'accès aux points stratégiques que sont les immeubles municipaux, les lampadaires, les kiosques et le mobilier urbain, afin de doter Paris dès 2007 d'un ou plusieurs réseaux hertziens complets à haut débit. La Mairie va par ailleurs déployer son propre réseau wi-fi gratuit en installant 400 points de connexion dans les squares et jardins (200), les bibliothèques et médiathèques (65), les mairies d'arrondissement, les centres sociaux, certaines places parisiennes dont la place de l'Hotel de Ville. Un appel d'offre spécifique pour ce projet sera lancé en mars 2007.
Pour soutenir et accompagner ces projets, la Mairie de Paris annoncent plusieurs initiatives : la création de mobilier wi-fi (banc avec tablette PC, publiprises à alimentation solaire) avec une première zone de test dans la Zac Rive Gauche, la mise en place d'un bouquet de services spécifiques pour les usagers des jardins parisiens, le test auprès de 300 foyers parisiens du Nord-Est parisien de la technologie Blue-Wan en liaison avec le pôle de compétitivité Cap Digital, la couverture totale du quartier Montorgueil avec accès gratuit pour tous les résidents et visiteurs, une expérimentation réalisée en liaison avec l'association Silicon Sentier et les opérateurs Fon et Erenis, afin d'y tester pendant 18 mois les nouveaux usages et services résidentiels, professionnels et sociaux.
Enfin la Mairie de Paris prend des initiatives pour développer l'accès pour tous à l'internet, en annonçant notamment son intention de reconfigurer (en logiciels libres) 6 000 ordinateurs par an, en provenance de son parc informatique, et de les offrir aux parisiens les plus démunis. La reconfiguration de ces ordinateurs sera réalisée par des structures d'insertion de personnes handicapées, leur distribution étant confiée à des associations. D'autre part les opérateurs d'accès seront incités à proposer des offres à trés bas prix dans le parc social parisien.
Ce billet, écrit à 10:27 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
un commentaire
:: aucun trackback
samedi 1 juillet 2006
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Fon, expliqué par Martin en personne.
Read next
Ce billet, écrit à 09:58 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
lundi 8 mai 2006
A l'initiative de plusieurs partenaires, le premier prix du blog citoyen
se crée, qui permettra de mettre en lumière une pratique de plus en plus répandue dans les petites communautés: le blog collaboratif, beaucoup plus riche, réactif et dynamique qu'un forum ou un Intranet.
Nous vous invitons à y aller voir, car la diversité des candidatures, l'astucieuse catégorisation des différentes formes de blogs citoyens et la réactivité que cette annonce a engendré préfigurent peut-être une nouvelle façon de vivre la politique citoyenne, participative et donc démocratique.
Certains, à regarder comme des prototypes, risquent même de devenir des standards. Le blog d
'Asnières-sur-Vègre par exemple, petite commune de 400 habitants, est un petit phénomène en soi, le rêve pour un étudiant en ethnologie.
Et, ce qui ne gâte rien (mais n'y voyez aucun préjugé ;-), c'est la qualité des membres du jury, dont un certain Modesto Alexandre, décidément sur tous les fronts.
Ce billet, écrit à 20:57 par Laurent Condominas dans la catégorie La chaumière haut-débit a suscité :
3 commentaires
:: aucun trackback
jeudi 16 mars 2006
La ville de Bruxelles a décidé de couvrir tout son territoire au moyen du Wimax afin de remplir son programme qui était de permettre l'accès au haut débit à tous, résidents ou visiteurs.
La superficie de la ville a mis les responsables devant cette réalité technique (dès lors qu'elle avait choisi le mode hertzien): le Wifi imposait la pose de centaines, voire de milliers d'antennes alors que le Wimax n'en nécessitera que quelques dizaines.
Le Maroc, lui, semble se préparer à devenir une vitrine inattendue du haut débit en pays émergeants, puisque des récentes rumeurs indiquent que la couverture quasi totale du pays se ferait également en wimax relayé par wifi, trois opérateurs puissants se positionnant dans cette perspective.
Si cette nouvelle se concrétisait, le Maroc pourrait devenir un partenaire de services de premier choix pour la communauté Francophone (sans parler du monde Arabo-Musulman). Il convient bien sûr de ne pas oublier que la Tunisie couve elle aussi un projet similaire d'extension du haut débit, mais dont les ambitions seraient restreintes aux villes.
On voit donc deux décisions techniques de progrès se mettre en place, au moment où la France se pose la question de la FTTH
Mais parallèlement à ces annonces purement technologiques, la France semble partie pour restreindre ses capacités d'innovation par la faute des deux premiers points de l'amendement 150 de la DADVSI.
On peut en effet se demander à quoi bon la FTTH si cette loi est vraiment appliquée.
Pourquoi?
Parce que l'Internet deviendrait alors, hors des cadres purement commerciaux, un médium unilatéral puisque le P2P n'étant rien d'autre que la possibilité technique pour (au moins) deux utilisateurs finaux d'échanger des données (voix, textes, images, etc), nombre d'activités allant de la contribution open source entre entreprises high tech à (si l'on va jusqu'à l'absurde) des usages aussi communs que la messagerie instantanée, la VoIP (Skype par exemple) la visioconférence, les jeux en réseau les plus populaires.
Il était peut-être nécessaire de légiférer sur ces questions.
Il est cependant regrettable que n'aient pas été pris en compte la part la plus progressiste (économiquement, culturellement et techniquement) de l'usage, mais qu'au contraire on ait préféré préserver les intérêts d'une industrie (qui emploie d'ailleurs très peu de monde) dépassée techniquement.
Cela rappelle un peu les annonces pour le moment oubliées qui parlaient de taxer les entreprises à forte valeur ajoutée au profit des entreprises à forte main d'oeuvre.
Ce billet, écrit à 15:09 par Laurent Condominas dans la catégorie La chaumière haut-débit a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
lundi 6 mars 2006
L'AVICCA organisait le 28 février dernier une journée d'échanges consacrée à l'aménagement numérique, ainsi qu'à la présentation d'une étude permettant de faire des diagnostics et des projets pour les zones d’activité prises isolément.
Extraits de cette étude :
Le schéma « tout optique », ouvert à l’ensemble des opérateurs, est la solution technique cible. Il est à réaliser dans les aménagements neufs et à programmer dans les zones existantes, en fonction de leur importance ; il faut saisir les opportunités de travaux et récupérer du génie civil quand il a été indûment cédé à un opérateur privé. Si les investissements à réaliser sont trop importants, relativement à d’autres actions en faveur du développement économique, des solutions palliatives peuvent être mises en œuvre (facilitation du dégroupage, technologies alternatives…). Parallèlement, il faut une exploitation très professionnelle des infrastructures et réseaux créés.
Les infrastructures (fourreaux, fibres…) établies par les collectivités doivent être mises à disposition des différents opérateurs en respectant une égalité de traitement. Le transfert, à titre gracieux, de la propriété d’infrastructures appartenant au domaine public à un opérateur privé, n’est pas légal ; les collectivités doivent en particulier réexaminer ces transferts de propriété qui auraient été opérés postérieurement au 1er janvier 1997 et pourraient être considérés comme nuls.
Alexandre, Marc, Lionel, Nicolas ..., vous n'êtes pas seuls !
synthèse de l'étude
Ce billet, écrit à 15:05 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
9 commentaires
:: aucun trackback
jeudi 23 février 2006
Nous avons extrait du trés riche et trés dense bilan de l'expérimentation Wimax en Vals de Saintonge les conclusions et interrogations de l'équipe qui a porté ce projet, qui devraient interpeller toutes celles et ceux qui se préoccupent de l'aménagement numérique des territoires.
Peut-on conclure réellement cette expérimentation, qui a été à la fois une “ aventure ” territoriale et une mise à l'épreuve sur le terrain d'une technologie en émergence ? A l'issue de ce projet qui a duré deux ans et demi, la situation est contrastée :
• dans les résultats des tests eux-mêmes : une bonne fiabilité de fonctionnement du Wimax, mais avec des performances plus limitées que celles annoncées, surtout en portée.
• dans les produits eux-mêmes : des lacunes dans le management du réseau par exemple, un support à améliorer, des retards importants dans la certification et dans le potentiel de développement du marché. Mais aussi, une qualité de service qui semble au rendez-vous, une évolution vers le Wimax mobile qui prend corps, et un aspect “ médiatique ” incontournable.
Le possible, les promesses, les questions
• Discerner ce qui est possible, à partir de ce qui est avéré, est un exercice risqué. La vison prospective d'un réseau IP mobile permettant aux smartphones, aux PDAs, aux laptops... de partager des services données, voix, voire vidéo est un des possibles. A quoi on peut ajouter une exploitation intelligente des classes de services, permettant pourquoi pas une personnalisation des services par l'abonné lui-même, variant dynamiquement... Il est vraisemblable qu'à terme, ces choses seront (ou seraient) possibles.
• Mais on a entendu beaucoup de promesses autour du Wimax, qui, comme on sait “ n'engagent que ceux qui les écoutent ”... Les écarts importants entre niveau
de communication et réalité effective, le peu de transparence dans les expérimentations menées (combien de résultats détaillés du niveau de la présente étude ?), les retards répétés... tout cela fait que la crédibilité de l'écosystème Wimax est bien écornée.
• Dès lors, il serait plus que souhaitable que les acteurs concernés lèvent rapidement des incertitudes et offrent des réponses autres que de simples discours :
• s'il est probable que les performances du Wimax fixe vont s'améliorer, quand aura-t-on des résultats d'expérimentation sur le Wimax mobile, et pour le fixe quels seront les impacts des CPE indoor en terme de portée ?
• quelle est la visibilité à moyen terme des attributions de fréquences, notamment pour le mobile ? Peut-on imaginer, au niveau européen sinon français, un schéma directeur qui donnerait un support cohérent ?
• quelle place pour le Wimax dans un réseau, en relation avec les autres technologies ? Quelle valeur réellement ajoutée ? Quels services qui feraient la différence ?
• surtout, comment prendre en compte le rapport au territoire, à la fois dans l'analyse des besoins et dans les réponses possibles de la technologie ? Est il
imaginable de déployer le Wimax comme on déploie l'ADSL, comment s'assurer réellement de qui est éligible et à quoi ?
Les impacts sur le territoire
• Cette expérimentation Wimax a été pour le Pays des Vals de Saintonge l'occasion de montrer ce qui était possible, en terme d'innovation technologique dans un territoire rural. Au printemps 2003, non seulement le territoire était numériquement “ désertique ” ou presque, mais les forces vives (élus, entreprises...) ne savaient pas réellement s'il était possible d'infléchir le cours des choses. En sensibilisant le public et notamment les professionnels, non seulement nous avons permis aux testeurs de bénéficier de services haut débit qu'ils ne pouvaient pour certains obtenir par ailleurs, mais surtout nous avons impulsé une dynamique de territoire – ce qui était le rôle de la collectivité.
• L'autre aspect était, en estimant réellement les possibilités et les limites du Wimax, de fournir une aide au Conseil Général de la Charente-Maritime, dans sa mise en place d'un réseau haut débit. En plus des échanges que nous avons eus au long du projet, le contenu de la présente étude lui fournit, comme aux autres acteurs intéressés, des éléments d'aide à la décision.
A ces acteurs des territoires et plus globalement à ceux qui vont mettre en oeuvre de tels réseaux, nous voudrions dire en terminant que ce que nous a appris de plus probant cette expérimentation, c'est qu'il faut sans doute penser autrement le rapport au terrain. La “ magie noire de la radio ” a ceci de bénéfique que la modélisation sophistiquée, les prévisions de performances, la mise en processus automatiques que l'on traite à distance... butent devant les rideaux d'arbres qui soudain perturbent la propagation. Bénéfique, parce qu'imposant le dialogue entre le terrain lui-même, ses acteurs qui expriment des besoins, et des opérateurs qui doivent construire des solutions, si l'on veut que, malgré la “ magie ”, ça fonctionne.
Le Wimax doit trouver sa place dans le panel technologique, il a des atouts pour cela, mais il va exiger, sur les territoires ruraux tout au moins, des relations renouvelées entre opérateurs et collectivités, que celles-ci disposent d'une licence ou pas. Mais aller vers un partenariat qui tisse une offre fine de services différenciés en cohérence avec une analyse de besoins et des possibilités in vivo, cela suppose sans doute une grande capacité de dialogue et des compétences accrues de part et d'autre et dans la compréhension technologique pour les uns, et dans l'aménagement du territoire pour les autres.
Télécharger le bilan complet
Voir aussi les billets publiés par Rémy Prin dans ce blog
Ce billet, écrit à 12:26 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
7 commentaires
:: aucun trackback
mardi 21 février 2006
L'expérimentation Wimax s'est terminée fin janvier 2006. Le Pays des Vals de Saintonge s'était engagé à publier tous les résultats de l'opération. Le rapport d'étude principal et les 52 documents annexes sont maintenant disponibles en ligne sur www.valsdesaintonge.org. L'ensemble des documents couvre la chronologie du projet et tous les résultats, avec une analyse de l'évolution de la technologie Wimax et de sa représentation médiatique... Nous espérons que les territoires, tout comme les autres acteurs des réseaux, y trouveront des éléments utiles.
Ce billet, écrit à 14:01 par Rémy Prin dans la catégorie Wimax Pays de Vals Saintonge a suscité :
2 commentaires
:: aucun trackback
jeudi 16 février 2006
"Alors que le Cher se concentre sur un réseau à Bourges, avec l'intention de l'affermer d'ici fin 2006, trois nouveaux réseaux s'ajoutent : Valence et Rovaltain qui sont en cours de déploiement, et la Meurthe-et-Moselle, dont le conseil général a voté le vendredi 10 février à l'unanimité le lancement d'un projet d'infrastructure départementale haut débit. Les réseaux de l'Alsace et des Pyrénées-Atlantiques sont eux désormais partiellement activés.
Plusieurs fiches de réseaux ont été mises à jour suite à l'évolution des projets : Sarthe, Manche Numérique, Moselle, Bourges, Valence.
D'autres projets avancent ; le Conseil Général des Côtes d'Armor a lui aussi voté début février, pour acter le principe d'un projet départemental haut débit dont la délégation de service public sera lancée en mai prochain. Pour le réseau haut débit Rhône Alpes Sud (projet bi-départemental impliquant la Drôme et l'Ardèche) un syndicat mixte est en cours de création.
Le Loiret va activer son réseau dès fin février (premiers services commerciaux pour le dégroupage d'une trentaine de NRA) et les 150 NRA du département seront desservis pour la fin de l'année. Un site Internet spécifique a été ouvert fin janvier : www.medialys.fr"
La carte et les fiches des réseaux sont disponibles sur www.avicca.org depuis la page d'accueil.
via Artesi
Ce billet, écrit à 07:00 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
2 commentaires
:: aucun trackback
mardi 7 février 2006
La ville de Paris a inauguré début février son 15e EPN, Egénération, situé dans le quartier de la Porte de Clignancourt (18e arrondissement). Comme neuf des quinze EPN parisiens, l'espace "Egénération" est situé dans l'un des quartiers « politique de la ville » où le taux de chômage et le nombre de RMIstes est sensiblement supérieur à la moyenne des autres quartiers. Il compte quinze ordinateurs effectivement disponibles depuis septembre 2005 et a organisé déjà près de 800 heures de formation.
Labellisé "Cyberbase" par la Caisse des Dépôts qui a participé, conjointement avec la Ville de Paris, à l'investissement initial, " Egeneration " est associé par ailleurs dans les mêmes locaux à un Point d'Accès à la Téléformation (P@T) financé par la Région et par l'Etat et qui compte également quinze ordinateurs, soit en tout trente postes utilisateurs. Deux ordinateurs sont en accès libre pour permettre aux habitants de consulter les sites d'e-administration de la Ville de Paris et de l'Etat. Par ailleurs l'EPN " Egeneration " fonctionne en réseau avec les structures locales de la Ville: l'équipe de développement local des Portes Montmartre et Clignancourt, la Mission Locale Péliard, la Maison de l'Emploi du 18e arrondissement, l'Espace Insertion 18, la Maison des Associations du passage Ramey et l'Antenne Jeunes Brisson .
L'EPN travaille également en liaison avec le centre Caisse d'Allocations Familiales de la rue Belliard, les Agences Nationales pour l'Emploi Chapelle et Danrémont et les associations locales (Relais 18, le Petit Ney, Oasis 18, ARC 75, etc.).
En 2006, la Ville de Paris va consacrer un peu plus de 1 million d’euros au fonctionnement de ces structures associatives qui rencontrent un succès grandissant. Entre 2004 et 2005, plus de 110 000 personnes ont fréquenté ces structures où ont été organisées pas moins de 7100 formations surtout à destination des publics les plus défavorisés : jeunes, seniors, demandeurs d’emploi et salariés.
Sur le même sujet, espaces publics, médiations, formes nouvelles de proximités publiques, la FING organise le 28 mars prochain une journée d'étude "Services publics, Proximité et TIC", à laquelle participeront chercheurs et acteurs publics.
via Artesi
Ce billet, écrit à 09:51 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
un commentaire
:: aucun trackback
vendredi 27 janvier 2006
Après l'annonce par Didier Lombard,PDG de France-Telecom, d'abandonner le cuivre pour se lancer dans la fibre optique déployée jusqu'au domicile,une série de mises à jour et de reconceptions des projets de réseaux locaux pour ceux qui sont toujours en RTC ou en moyen débit ne va pas manquer de se créer.
1/Le FTTH est en effet la solution la plus intéressante en termes de débit (allant jusqu'au Gigabit/seconde).
2/Son prix n'a cessé de diminuer jusqu'à atteindre quasiment celui du cuivre et dépendre dorénavant des coûts de génie civil (un petit salut à Modesto qui n'a cessé de prôner une telle solution)
On se dit donc: pour quoi chercher ailleurs?
Et du coup, l'annonce de l'opérateur historique disant que la fibre irait même irriguer les zones grises et blanches change la donne.
Par exemple, à quoi bon le Wimax?
Comme par hasard,cette annonce intervient juste au moment où les licences d'attribution (voir le billet précédent de Nicolas Chung) du Wimax se rapprochent: comme les probabilités d'une plus grande ouverture à des opérateurs concurrents prévaudront, on peut imaginer que les vieux réflexes monopolistes de cette Société supportent difficilement cette brêche dans ses parts de marché.
On se souvient bien sûr des vieilles pratiques de cette maison (la charte des Départements innovants, une initiative et une appellation pleines d'humour) pour éteindre les initiatives locales.
On n'oublie pas non plus ses manoeuvres dilatoires concernant le dégroupage.
N'empêche: ceux qui ont goûté à la Fibre pleurent devant l'ADSL++ et consorts.
Aussi,si les Régions disent: on peut adjoindre le Wimax à la Fibre afin de déployer un réseau haute vitesse même dans les lieux isolés, il sera moins aisé d'y croire, sachant qu'une fois la fibre installée dans chaque agglo (même petite) le coùt du Wimax au derniers habitants ne vaudra pas forcément l'investissement du déploiement hertzien.
Alors: annonce dilatoire ou réelle promesse de faire entrer la France, actuellement en tête du haut débit en Europe, au sein du club très privé des pays dotés du Très, très haut débit?
Ce billet, écrit à 12:09 par Laurent Condominas dans la catégorie La chaumière haut-débit a suscité :
10 commentaires
:: un trackback
mercredi 25 janvier 2006
Le 6 janvier 2006, 13 Conseils régionaux ont déposé à l'ARCEP leur candidature Wimax : Alsace, Aquitaine, Auvergne, Bourgogne, Bretagne, Centre, Corse, Franche-Comté, Haute-Normandie, Lorraine, Picardie, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes.
Je dis tout de suite qu'il s'agit toujours de candidatures communes avec les départements voire avec des agglos. Il n'y a d'ailleurs pratiquement pas eu de candidature infrarégionale. C'est un bon exemple de coopération entre collectivités, il est vrai fortement incité au départ par la procédure de l'ARCEP elle-même, mais qui a permis des rapprochements inédits entre collectivités dans le domaine des TIC, même si des tensions demeurent ici ou là.
Au niveau des associations de collectivités, la coopération a d'ailleurs été très bonne entre l'ADF, l'AVICCA, et l'ARF. Nous sommes parvenus à une position commune pour que les collectivités proposent de payer une redevance à l'euro symbolique. Pourquoi en effet irions-nous payer à l'Etat le droit de couvrir nos zones blanches et de dynamiser nos zones grises, alors même qu'il s'est désengagé de cet effort de solidarité nationale ? Autre message que nous faisons passer à qui de droit : les promesses des opérateurs privés n'engagent, c'est bien connu, que ceux qui les écoutent (cf. la BLR en 2000...), celles des collectivités engagent les élus vis-à-vis des populations et des élus locaux qui sauront les leur rappeler en temps voulu. Ne faudrait-il pas un sous-critère "crédibilité" :-) ?
Pour autant, les régions (et les départements pour autant que je le sache) maintiennent que le processus reste largement inadapté aux réalités et aux contraintes des collectivités, notamment parce qu'il les met sur les candidats privés, et leur pose des difficultés importantes. Tout reste donc encore à faire, le 1er février (date de dépôt des dossiers de soumission comparative) et surtout en juillet...
Ce billet, écrit à 12:35 par Nicolas Chung dans la catégorie General a suscité :
2 commentaires
:: aucun trackback
mercredi 18 janvier 2006
Didier Lombard, PDG de France Télécom, a annoncé au cours d'une conférence de presse le 17 janvier 2006 le lancement d'un "pilote Trés Haut Débit" auprès des clients de 6 villes des Hauts-de-Seine et de 6 arrondissements de Paris. Cette expérimentation, qui se déroulera avant l'été 2006, s'appuiera sur un réseau de desserte en fibre optique déployé jusqu'au domicile du client et concernera quelques milliers de foyers. A l'issue de cette première phase, de nouveaux pilotes seront lancés, en 2007, dans d'autres agglomérations et pays.
L'offre qui sera proposée dans le cadre du pilote comprend la TV en qualité Haute Définition, la téléphonie illimitée et un accès Internet Très Haut Débit. Les clients du pilote se verront également proposer, pour la somme de 80 euros par mois, un grand nombre de services innovants à tester : la TV Haute Définition sur un ou plusieurs postes (très haute qualité d'image), la consultation de programmes TV interactifs, l'usage de la téléphonie sur IP et de la visioconférence dans des conditions optimales, le téléchargement instantané et la consultation de vidéos sur PC, sur une ou plusieurs télévisions, l'écoute de musique haute qualité, l'amélioration des services album photo, le développement de blogs vidéos, la consultation de sites commerciaux électroniques dans des conditions de rapidité et d'affichage inégalées, le stockage sécurisé des données, la création de nouveaux jeux.
Plus que l'annonce d'un investissement, modeste, c'est l'annonce par France Telecom d'un choix technologique, celui de la fibre optique, déployée jusqu'à l'abonné, et qui succcédera aux technologies xDSL. Au passage c'est aussi le choix de faire l'impasse sur le VDSL2, et la fin programmée du cuivre. «Nous arrivons au bout des capacités de la paire de cuivre», explique Didier Lombard. «Il ne serait pas raisonnable d'engager des investissements sur une technologie, le VDSL 2, dont je sais qu'elle ne va durer que deux ou trois ans». Mais pas de précipitation pour autant, «si les usages se développent significativement, à terme nous irons vers un réseau qui couvre l'ensemble du territoire», a déclaré Didier Lombard, sans pour autant s'engager sur un calendrier précis, «notre plan de déploiement sera maîtrisé et progressif, mais quand le moment sera venu pour le marché, peut être dans cinq, voire dix ans, nous serons prêts."
Cette prudence de France Télécom s'explique notamment par l'incertitude qui pèse sur la réglementation. A l'heure actuelle, les réseaux de fibre optique n'entrent pas dans le champs de régulation défini par la Commission européenne. Mais "Bruxelles finira pas se pencher sur le sujet, confie le PDG de France Télécom. Nous n'avons aucune exigence précise à ce sujet, à condition que la future régulation garantisse des conditions économiques raisonnables pour tous les acteurs."
On notera enfin la proximité, dans le temps et dans l'espace, de cette annonce avec celles de Bertrand Delanoé pour la Mairie de Paris, et de Nicolas Sarkozy pour le département des Hauts de Seine.
via La Tribune
, le Journal du Net
Ce billet, écrit à 15:23 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
jeudi 12 janvier 2006
Le collectif Très haut débit pour tous a remanié le Manifeste en faveur de la fibre optique jusqu’à l’abonné que vous pouvez également télécharger (PDf).
Comme vous pourrez le lire, ce Manifeste est juste destiné à participer à la prise de conscience sur le très haut débit.
Il sera très prochainement suivi d'une Lettre pédagogique à destination des élus
En espérant que cette nouvelle version ne provoque pas autant de remous que la précédente chez les collaborateurs de la Fing ;-)
La rubrique signature est toujours ouverte.
Ce billet, écrit à 19:03 par Xavier de Mazenod dans la catégorie Projet Ze village a suscité :
2 commentaires
:: aucun trackback
jeudi 8 décembre 2005
L'Assemblée Nationale a voté à vitesse grand V un projet de Loi Contre le Terrorisme (LCT) qui n'est pas sans conséquences pour le déploiement du haut débit en général, et la survie des projets et opérateurs alternatifs en particuliers.
L'article 6 de ce projet de loi considère et traite des petits projets autonomes et expérimentaux comme La Chaumière Haut Débit (LCHD), La Vallée de Haute Aspe et quelques dizaines d'autres fonctionnant, du fait de leur isolement, grâce à un système de relais hertziens, comme des opérateurs de type puissants.
Quelles contraintes effectives cette loi va-t'elle imposer?
Rien moins que garder pendant trois ans toutes les données de connexions des membres de leur réseau, à savoir les adresses IP, dates et durées des communications, les e-mails, les sites visités, et être en mesure de les donner immédiatement, sans mandat ni contrôle judiciaire, aux "forces de l'ordre".
Pour ceux qui, bénévoles comme nous, paumés dans la campagne, font tourner des projets dits "expérimentaux" qui sont devenus des services indispensables à leurs administrés, celà impose un travail de sauvegarde, de flicage, de confiance mutuelle et des mesures de protection simplement irréalisables.
La réalité sur le terrain
Prenons l'exemple de LCHD, qui connecte depuis deux ans une vingtaine d'abonnés dont certains à leur tour (comme un camping hyper-moderne) redistribuent la connexion à des centaines de gens dans l'année. Nos 3 POP sont installés dans des maisons isolées (puisque c'est le principe de cette expérience) et les serveurs de chaque POP sont disposés de façon à ce que l'on puisse intervenir sans déranger les habitants.
L'association a déjà toutes les peines du monde à maintenir un équilibre budgétaire et son avenir réside dans la création très prochaine -et déjà votée- d'un réseau plus vaste qui l'absorbera, contrôlé par une Communauté de Communes.(A ce propos,Je ne suis pas certain que la présidente de la CdC en question connaisse les contraintes de cette nouvelle loi. Sinon, elle risquerait bien de renoncer à son projet).
Bref, nous n'avons ni le temps ni les moyens (ni l'envie) de relever et mettre à la disposition immédiate de la gendarmerie toutes ces données, d'autant que j'ai du mal à imaginer que l'agriculteur, le charpentier, la prof, la mairie, la famille modeste, etc que nous connectons préparent un renversement de la démocratie, ou un attentat-suicide sur la préfecture
La solution? Fermer le réseau
Devant l'impossibilité matérielle (pas de finances) l'impossibilité conjoncturelle (les gens travaillent, les distances entre les connectés sont grandes), le manque de connaissances techniques (aucun d'entre nous n'est expert en la matière) et le fait qu'il nous est impossible de garantir que des touristes, (nous sommes dans une région très touristique, qui voit passer plusieurs centaines de milliers de gens chaque année sur une superficie de quelques centaines d'habitants constants) des amis de passage, de simples conducteurs disposant d'un PC ou Mac portable ne se connectent à notre réseau à notre insu.
LCHD n'est qu'un exemple, mais dès lors qu'une personne partage sa connection avec un voisin (et l'on sait que c'est une pratique courante en ville) le problème se posera.
Il semble que cet article de la LCT aura pour conséquence première de détruire le peu d'initiatives qui permettaient de se substituer à l'absence de grands opérateurs et fournissent un service d'autant plus nécessaire que ceux qui en profitent savent qu'aucune solution ne leur viendra d'un grand opérateur.
Si quelqu'un a une idée, qu'il la fasse connaître
Si quelqu'un peut faire pression sur des législateurs, qu'il le fasse
Sinon, des centaines de gens en France, qui se sont remués pour pallier à l'inégalité que représente l'absence d'infrastructures de haut débit vont se retrouver soit muselés, soit coupables d'infraction à une loi trop sécuritaire, et pas très efficace: je n'imagine pas une seconde qu'un réseau terroriste envoie par email persos ou sur un site dûment hébergé le super-plan pour détruire le pays.
Ce billet, écrit à 11:47 par Laurent Condominas dans la catégorie La chaumière haut-débit a suscité :
12 commentaires
:: un trackback
mardi 6 décembre 2005
La ville de Gonfreville l’Orcher, située dans le département de la Seine Maritime, conduit depuis déjà quelques années une réflexion importante sur le développement des nouvelles technologies de communication. Après l’étude de plusieurs dossiers, le conseil municipal a désigné à l’unanimité, à l’issue du conseil municipal du 5 décembre, la société Axione comme délégataire.
La société Axione aura une double mission :
• Réaliser au cours de l’été 2006 les travaux de raccordement de tous les foyers gonfrevillais à la fibre optique.
• Rechercher, dans sa politique commerciale, des fournisseurs d’accès qui proposeront un catalogue de services et de tarifs disponible à partir de septembre 2006.
La ville étant classée SEVESO, le service « risques majeurs » de la mairie sera en mesure de donner l’alerte aux habitants via la fibre optique directement sur les téléviseurs. Gonfreville, n’étant couvert que très faiblement par l’ADSL, la ville a choisi de relier les 3500 foyers gonfrevillais à la fibre optique.
Grâce à la fibre optique, chaque foyer sera prévenu instantanément sur sa télévision d’un éventuel risque majeur. Les messages d’alertes pourront être ciblés, évitant aux habitants non concernés de recevoir une information qui ne les intéresse pas.
Plus d'informations
Ce billet, écrit à 11:10 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
19 commentaires
:: un trackback
mercredi 16 novembre 2005
Suite à un débat animé au sein de la liste de discussion des permanents de la Fing, il nous a semblé important de porter sur la place publique les échanges que nous avions entre nous, car ils illustrent certainement les questions et les débats qui nous parcourent tous sur les enjeux de la fibre optique aujourd'hui. Nous vous invitons à y participer parce que nous sommes persuadés que ce débat est important pour beaucoup d'entre nous. Notre objectif n'est pas de stigmatiser telle ou telle position, mais bien avant tout de discuter ensemble pour nous aider à y voir plus clair.
Depuis le 29 octobre, circule sur l'internet
une pétition qui a déjà recueilli quelques 5 000 signatures. Son objet est certes confus (il ressemble plus à un argumentaire commercial et économique un peu simpliste qui confond des projets d'envergures différentes), néanmoins, il semble synthétiser une déclaration de principe pour ceux qui souhaitent voir se développer des réseaux en fibre optique jusqu'à l'habitant.
Parmi les signataires, je remarque qu'il se trouve beaucoup de gens dont nous sommes assez proches alors que visiblement aucun d'entre nous, à la Fing, n'a signé cette pétition, à titre individuel.
La mesure qu'a exprimé Daniel Kaplan dans un récent édito sur InternetActu.net synthétise parfaitement une position que, je crois, nous partageons tous, ici. Pour autant, je me demande si cela suffit ? Au final, ne donnons-nous pas l'impression de ne pas croire vraiment au très haut débit ?
Jean-Michel Billaut et son rêve de fibre optique pour tous, pointe du doigt un horizon que nous sommes beaucoup à avoir envie de partager. Même si, il est illusoire de croire, qu'un jour, tout un chacun disposera d'un accès en fibre optique, nous avons tous le souhait que le haut débit aujourd'hui et le très haut débit demain innerve l'ensemble du territoire.
Sans vouloir rejouer la course au débit et la concurrence des territoires, on voit bien qu'aujourd'hui, la question de la fibre est amenée à devenir une question de fond, et que si notre position l'explicite, elle ne la résoud pas. Nous qui avons aidé (espérons-le) à ce que le sujet du Wi-Fi éclose en France, nous qui avons encouragé des expériences de technologies alternatives (et ce blog montre bien comment elles sont encore difficiles dans la réalité), pourrions-nous ne pas croire au "très haut débit pour tous" (un sujet que nous avons poussé quand même, mais peut-être insuffisamment depuis quelques temps) ? Ne sommes-nous pas aujourd'hui un peu dépossédés de cette question ? Si c'est le cas, je pense que c'est un tort. Un tort en tout cas de ne pas nous la réapproprier plus avant.
Dit autrement, comment pourrions-nous être plus offensifs sur cette question ? Pourquoi ne signons-nous pas cette pétition de principe ? Ou, si elle ne nous plaît pas, pourquoi ne la reformulerions-nous pas ?
En tout cas, les
arguments qui se construisent ici ou là, ne sont pas inintéressants.
Hubert Guillaud, qui, réserves faites, a quand même bien envie de signer cette pétition.
Ce billet, écrit à 14:51 par Hubert Guillaud dans la catégorie (Haut) Débat a suscité :
41 commentaires
:: 6 trackbacks
dimanche 13 novembre 2005
Lorsque la connexion radio est stable, la fiabilité globale du service est remarquable. A comparer avec l'ADSL (au moins l'ADSL des champs que nous pratiquons ici...), c'est nettement meilleur, il y a eu très peu d'interruption de service pour les utilisateurs. Lors d'une réunion récente avec les testeurs, tous sauf un parmi ceux qui avaient déjà l'ADSL auparavant, ont estimé que le service rendu était meilleur. Pour autant, parmi eux, la qualité du signal Wimax était moyenne, mais les débits étaient néanmoins suffisants.
Quand par contre on est en limite de propagation, avec un signal non stable, les ruptures de connexion peuvent être fréquentes : il est clair que la couverture complète d'un territoire nécessite, dans les conditions actuelles du Wimax, une analyse très fine de la répartition des stations de base et de leur densité en fonction des besoins, si on veut un service correct. Ceci sera encore plus vrai, quand les antennes indoor seront disponibles, ce qui devrait faciliter le processus d'installation, mais poser des problèmes de portée plus complexes.
Les équipements eux-mêmes, stations de base et CPE, sont relativement fiables : 6 CPE sur 30 ont été très vite défectueux, ce qui est un taux un peu élevé, imputable sans doute à la jeunesse de la technologie. Depuis leur changement, aucun incident n'est à signaler. Idem pour une carte électronique de la station de base.
Les outils de gestion du réseau sont à améliorer : E-Qual a "perdu le contrôle" de l'une ou l'autre station de base trop souvent, sans que pour autant (sauf une fois) le service aux utilisateurs soit interrompu. Bien entendu, nous avons mis à jour le logiciel de gestion fourni par l'équipementier au fur et à mesure des versions disponibles. Ces pertes de contrôle ont impliqué l'intervention sur les sites de TDF, pour un redémarrage physique des stations de base. Ceci, acceptable pour une expérimentation, ne le serait pas dans le cadre d'un déploiement.
Ce billet, écrit à 12:21 par Rémy Prin dans la catégorie Wimax Pays de Vals Saintonge a suscité :
2 commentaires
:: aucun trackback
La couverture n'est ni uniforme, ni universelle, sur notre territoire un peu vallonné, en milieu rural avec de petits hameaux, des bourgs et le cadre urbain de St-Jean d'Angély. On peut dire que :
• dans un rayon de 5 Kms de la station de base, la couverture est la plupart du temps effective, que l'utilisateur soit en ligne de vue de la station de base ou non. Mais il y a quelques exceptions : ainsi pour un point de test à 1,625 Km de la station de base, dans un mileu boisé, il n'y avait aucun signal. D'autres tests, à 3,5 Kms, 4,3 et 4,6 Kms ont été également négatifs.
• de 5 à 10 Kms, la couverture est le plus souvent effective, si l'utilisateur est presque en ligne de vue de la station. Elle est toujours effective, s'il est en ligne de vue.
• de 10 à 15 Kms, il y a couverture, seulement si on est en ligne de vue, et avec certaines exceptions. Au-delà, il n'y a plus de portée.
Il faudrait même nuancer. Pour ce qui est de la portée en ligne de vue, notre testeur le plus éloigné est à 14,5 Kms de la station de base. Il dispose d'une qualité de signal moyenne, mais très stable et est très satisfait. Par contre nous avons fait des tests volants en vraie ligne de vue, sur un autre secteur et avec un autre CPE, à 8, 10, 14 et 23 Kms : nous avions une connexion Wimax seulement à 8 Kms.
Pour ce qui est de la non ligne de vue, il n'y a pas de vraie "règle". Par exemple, nous avons un testeur à 8,5 Km de la station, avec un signal moyen, mais stable et qui donne satisfaction. Sa hauteur d'antenne est à 6 m. A 200 m environ, et plus proche de la station, il n'y a pas de connexion, sauf à monter l'antenne à 16 m minimum, sans doute parce qu'on est plus proche d'un rideau d'arbres.
Ce billet, écrit à 11:49 par Rémy Prin dans la catégorie Wimax Pays de Vals Saintonge a suscité :
un commentaire
:: aucun trackback
L'expérimentation a été prolongée jusqu'au 31 janvier 2006, ce qui nous a permis de continuer des tests, au-delà de l'utilisation courante de nos testeurs.
• Une cinquantaine de tests volants ont été effectués par le Pays sur la zone estimée de propagation, durant l'été, avec un camion équipé d'une antenne à hauteur de 4 m environ. Ces conditions étaient assez restrictives : la hauteur "normale" d'une antenne sur une maison varie de 6 à 12 m.
• D'autre part, TDF a réalisé une analyse du signal radio sur 200 points du territoire, dont nous aurons bientôt les résultats : ceci s'est fait avec un camion spécialement équipé d'un analyseur de spectre 3.5 GHz.
• Des tests de montée en charge ont été réalisés les 21 octobre et 9 novembre 2005, en mettant tous les testeurs à contribution en même temps. E-Qual a mis en place un système de supervision du réseau dédié à ces tests. L'idée était de charger progressivement un secteur d'une station de base, puis la station elle-même, afin d'étudier comment le système respectait les classes de services et les garanties de débit attribuées à chaque testeur. Les résultats seront exploités dans l'étude de rendu.
• Nous allons tester dans les semaines qui viennent un équipement client (CPE) doté du chipset Intel, et donc plus proche du standard Wimax : nous évaluerons ses performances en comparaison avec un CPE déjà existant, sur un site de test dont la qualité du signal est moyenne, afin de mettre en évidence des améliorations éventuelles.
• Enfin, deux CPE VoIP, qu'Alvarion vient également de mettre à notre disposition, vont être mis en place sur deux sites, et nous testerons la qualité des échanges voix au sein du réseau Wimax, et en appels entrants de, et sortants vers l'extérieur, E-Qual fournissant la passerelle vers le réseau téléphonique.
• L'étude de rendu, qui détaillera l'ensemble du projet et fournira tous les résultats devrait être disponible vers janvier 2006, et sera publiée, ainsi que tous les documents annexes sur le site web du Pays des Vals de Saintonge.
Ce billet, écrit à 11:09 par Rémy Prin dans la catégorie Wimax Pays de Vals Saintonge a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
mardi 1 novembre 2005
Ce billet, écrit à 11:43 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
2 commentaires
:: aucun trackback
vendredi 28 octobre 2005
La Slovaquie, qui accepte d'expérimenter une technologie encore rare pour sortir le pays de l'état de délabrement des réseaux dans lequel il se trouve, risque de surprendre.
En contractant Siemens et T-Mobile associés sur le projet de couverture de Bratislava et des principales villes de Slovaquie avec la technologie sans fil Flash-OFDM de Flarion Technologies, (récemment racheté par Qualcomm) qui autorise des débits descendants de 1,5Mbps, 500ko en montant, et celà même en se déplaçant à 250 km/h, ce petit pays du centre de l'Europe tente de pallier à son retard.
Le Flash-OFDM (pour Fast Low-latency Access with Seamless Handoff Orthogonal Frequency Division Multiplexing) est en effet susceptible de répondre aux principales contraintes d'un environnement démographique et social relativement déséquilibré, dans lequel le maillage filaire est non seulement partiel, mais vétuste.
Un des aspects les plus intéressants du Flash-ODFM, pour un pays où quasiment tout est à faire est la stabilité du flux de débit même en déplacement à haute vitesse.
Cette aptitude risque en effet de constituer un atout indispensable à l'avenir: ceux qui ont un 3G savent combien il est agaçant et contre-productif de rappeler sans cesse le même correspondant.
A l'heure où des essais de fibre très haut débit sont annoncés en France dans les villes, après que (lire l'article de Thierry Marcou sur les 175 demandes de license Wimax) plusieurs Conseils Généraux et Régionaux aient envoyés des signaux indiquant qu'ils prenaient enfin la mesure du problème pour leurs communautés dispersées de disposer d'une connexion permanente et rapide, l'expérience de Flarion ne pourrait-elle pas être tentée en France?
Pour ma part, je me verrais bien, lancé à fond en pleine campagne sur mon Solex, les yeux posés de temps à autres sur l'écran de mon PDA sur lequel défileraient les animations, photos et pièces jointes de mes mails.
Ce billet, écrit à 22:29 par Laurent Condominas dans la catégorie La chaumière haut-débit a suscité :
3 commentaires
:: aucun trackback
Un dossier complet et stimulant d'Internet Actu sur Pau, 3 ans après le lancement du projet "Trés haut débit', 1 an après son démarrage effectif
Read next
Ce billet, écrit à 11:55 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
jeudi 20 octobre 2005
L’Arcep vient de publier la liste des lettres d’intentions qui lui sont parvenues au 17 octobre 2005 dans le cadre de la procédure relative à la délivrance de nouvelles autorisations pour le déploiement de réseaux de boucle locale radio.
Read next
Ce billet, écrit à 07:45 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
un commentaire
:: aucun trackback
lundi 3 octobre 2005
L'autorité a fait le point, lors d'une conférence de presse le 30 septembre dernier, sur le développement du haut débit en France, et précisé les mesures qu'elle mettait en oeuvre pour accélérer le dégroupage.
Read next
Ce billet, écrit à 12:03 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
3 commentaires
:: aucun trackback
mercredi 21 septembre 2005
Vous trouverez à cette adresse l’ensemble des informations concernant cette consultation.
Ce projet fait partie de ceux retenus et financés dans le cadre de l'appel à projets "technologies alternatives d'accès à l'internet".
Voici un rappel de ses objectifs :
"Actuellement, la seule offre internet rapide ou haut débit disponible sur le territoire est l’ADSL. L’abonnement mensuel est de l’ordre de 80 y et la qualité de service fait souvent l’objet de critiques de la part des clients. Le projet de déploiement WIMAX vise à pallier les insuffisances de l’offre actuelle en accès Internet haut débit et à stimuler de nuvelles offres qu’elles soient fondées ou non sur la technologie WIMAX; les partenaires du projet n’entendent pas établir un second monopole d’infrastructures sur le territoire de Fort-de-France; si d’autres technologies sont en mesure de concurrencer le WIMAX, la Ville de Fort-de-France en favorisera l’émergence. Au-delà de l’expérimentation, le réseau WIMAX fera l’objet d’offres d’interconnexion à d’autres opérateurs dans des conditions non discriminatoires.
La Ville estime que la réduction des fractures mentionnées ci-dessus et en général l’amélioration des conditions économiques, sociales, éducatives, culturelles et touristiques sur son territoire passe par la mise en place d’offres d’accès Internet à haut débit à un coût abordable pour l’ensemble des ménages, des entreprises
et administrations, de manière à libérer le développement des usages et des contenus créateurs de valeur ajoutée, notamment en direction des populations et quartiers les plus défavorisés de Fort-de-France."
Ce billet, écrit à 08:47 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
jeudi 18 août 2005
Revoici la vallée d'Aspe après deux mois de "tourisme et de vie pastorale". Les touristes et résidents secondaires reprennent progressivement la route du retour et nous, nous reprenons les ordinateurs pour donner quelques nouvelles.
En ce qui concerne le réseau, ça roule outre un peu de végétation qui a entravé les connexions en juillet.
Et la vie autour du réseau nous étonne toujours autant. Jugez-en par vous même: www.haute-aspe.net
Les connectés se sont lancés dans un nouvel exercice. 6 bénévoles ont filmé la Fête du fromage pour la mettre sur le net. C'est une grande fête qui a lieu le dernier dimanche de juillet à Etsaut. Ils ont filmé, monté, encodé et mis sur le site. Un plateau TV a même été organisé par cette équipe avec des invités sur le thème du pastoralisme. Et ils se sont très bien débrouillés. Donnez-nous votre avis...
Ils prévoient maintenant de poursuivre l'aventure avec une TV locale. A suivre donc...
C'est encore un effet secondaire du réseau haut-débit sur nos villages!!!
Ce billet, écrit à 14:44 par Marion Ossiniri dans la catégorie General a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
lundi 18 juillet 2005
Constatant qu'à la fin de 2005 il y aura en Europe (+ les pays postulants) 617 millions de téléphones portables pour 339 millions de téléphones fixes, certaines éminences de la Commission Européenne en viennent à se demander s'il ne faudrait pas redéfinir certains aspects du fameux service universel.
Celui-ci stipulait qu'en 2010 tous les Européens, y compris ceux vivant au fin fond de nulle part devaient disposer d'une ligne fixe, tout comme ils devaient disposer d'électricité et d'eau potable, par exemple.
Devant la réalité de ces chiffres, ces éminences, se souvenant également d'une directive imposant que l'accès au haut débit touche 50% de la population européenne en 2010, se disent: puisque les lignes fixes ne sont plus d'actualité, pourquoi ne pas imposer l'accès au haut débit à 100% à la place?
Oui mais.
Changer les directives implique pour les opérateurs puissants qui, tel France-Télécom, ont la charge du service universel des lignes fixes de pouvoir (et devoir, vu les coûts considérables) reconsidérer tout le service de maintenance, et obligerait les autres opérateurs puissants à partager ces frais, ce dont personne ne veut.
C'était d'ailleurs certainement un moyen choisi par FT ou consorts pour s'assurer une grande indulgence de la part des pouvoirs publics, et beaucoup de moyens de pression.
D'après International Telecommunication Union (ITU)300 millions d'Européens vivent en zone rurale, 14% n'ont pas de couverture de téléphonie mobile, et d'après InternetWorldStats,53% n'utilisent pas l'Internet.
Parmi ceux-ci, près de 90% n'ont pas le haut débit!
Le 24 Mai 2005, le Directoire sur l'information et les médias de la Commission européenne, responsable de la politique des telecoms, recommandait de laisser les grandes lignes du service universel inchangées, alors que tout un chacun peut constater que les données en termes de besoins -et de réponses techniques à ces besoins- ont profondément changé en trois ans.
Tout ceci alors que les politiques, tout comme les industriels, les sociétés de service et les professions libérales voient l'Asie développer des infrastructures qui leur permettront rapidement non seulement de rattraper certaines positions stratégiques européennes mais de les dépasser, au point où les délocalisations dont nous nous plaignons actuellement nous sembleront bientôt très douces!
Il est très dommage que le Directoire ait fait cette recommandation, car vu les méandres de l'Administration Européenne, le sujet risque de ne pas revenir en discussion avant 2008.
Quoiqu'il en soit, s'il faut bien voir que les statistiques citées plus haut englobent les pays de l'Est, sous-développés en infrastructures télécom, il en va tout autrement pour les pays comme le notre.
Que la Commission commence à considérer un changement de priorité en faveur du haut débit finira t'il par ouvrir les yeux des innombrables élus qui, en France, n'ont pas encore saisi l'enjeu économique, politique, social et de développement que représente une connection rapide et permanente?
Je précise que cette note a bénéficié d'informations recueillies sur IHT
Ce billet, écrit à 16:42 par Laurent Condominas dans la catégorie La chaumière haut-débit a suscité :
2 commentaires
:: aucun trackback
mercredi 13 juillet 2005
Dans une lettre adressée au Premier Ministre, Dominique de Villepin, les régions proposent que leur soit attribuée une des deux fréquences Wimax disponibles sur leur territoire, afin de garantir une cohérence territoriale dans le déploiempent du haut débit notamment sur les zones d’ombre télécom (dites "zones blanches").
Les régions revendiquent l’attribution d’un des deux duplex de fréquences Wimax disponibles sur leur territoire. Telle est le principal objet de la lettre que l’Association des Régions de France (ARF) vient d’adresser à Dominique de Villepin. L’objectif est de redonner une dimension politique au débat qui anime en ce moment l’Arcep, les collectivités territoriales et le monde des opérateurs de télécommunications sur les mécanismes d’attribution des fréquences Wimax : « Il nous paraît à la fois légitime et cohérent que l’une des deux fréquences ouvertes cette année puisse être gérée par les collectivités » souligne Alain Rousset, le président de l’ARF et cela, « dans un souci d’aménagement numérique du territoire et de cohérence avec les politiques déjà engagées dans chaque région » ajoute-t-il. L’initiative arrive à un moment charnière puisque le feu vert définitif doit être donné dans les prochains jours au dispositif proposé par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes)...
La suite sur l'o-tan (Observatoire des administrations et territoires numériques)
Ce billet, écrit à 10:22 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
aucun commentaire
:: aucun trackback
mercredi 29 juin 2005
Je vous propose d'entendre, en léger différé, les interventions des participants de la table ronde consacrée au "Bilan des expérimentations de technologies alternatives", avec, par ordre d'apparition :
- Introduction de Philippe Parmantier, Fing
- Jean-Noël Marrot, Conseil Régional Midi-Pyrénées,
- Philippe le Grand, Conseil Général de la Manche,
- Pierre-Yves Pose, Haute Vallée d'Aspe,
- Francis Forgeard-Grignon, Pays Vals de Saintonge,
- Guy Fréry, Inforoutes de l'Ardèche,
- Alain Guillotin, Syndicat électrique du Pays Chartrain,
- Catherine Dumas, SIPPEREC,
- Pierre Trénaud, ALTERMED
- Conclusions.
Vous devez disposez d'un lecteur RealPlayer pour écouter ces interventions.
Alexis Mons a publié sur son blog ses impressions (billet 1, billet 2) à l'issue de la manifestation du 20.
Ce billet, écrit à 17:25 par Thierry Marcou dans la catégorie General a suscité :
4 commentaires
:: aucun trackback
lundi 27 juin 2005
Les expérimentations du Projet Altermed Technologies se sont terminées par l'installation de la liaison Wimax "Clinique Océane" (Vannes) / "Hôpital Lanco" (Belle-Ile en Mer) et le test de systèmes de visioconférence de marque Aethra par la direction et le personnel des deux établissements. Une grande réussite aussi bien au niveau de la technique (débit tout à fait satisfaisant de plus de 1Mo/s montant et descendant) que de l'usage (utilisateurs enthousiastes face à la qualité et au confort de la visioconférence)...
Read next
Ce billet, écrit à 16:26 par Jan Guillaume dans la catégorie Altermed a suscité :
9 commentaires
:: aucun trackback
mercredi 22 juin 2005
Petit point de terminologie : je parlerais plutôt du
dernier kilomètre car pour l'instant des réseaux se sont plutôt construits
des serveurs vers les utilisateurs :) Du point de vue, historique, il s'agit
bien du dernier km. Par contre, au niveau technique, cela ne veut plus rien dire
puisque le Net n'est plus un média de masse mais tire une grande partie de son
utilité sur le fait qu'il soit bidirectionnel.
L'analyse de fond me semble tout a fait juste, il
s'agit bien d'aménagement du territoire et la comparaison avec l'électricité,
les routes ou le téléphone est tout a fait pertinente. Cependant,
l'interventionnisme qui prévalait il y a quelques dizaines d'années n'est plus
d'actualité, à tord ou a raison ce n'est pas la question. L'opinion publique,
les marchés, la classe politique ne comprendrait pas un déploiement massif du
haut débit tel que cela a été le cas précédemment avec les autres grands
chantiers nationaux. Quoique, il serait intéressant d'étudier le modèle économique
du déploiement de la TNT...
Il me semble que le marché de l'eau est un cas a
part car il a assez vite été décentralisé auprès de syndicat mixte. Le déploiement
du haut débit pourrait suivre ce modèle bien que cela aboutisse a des
tarifications différentes selon les régions.
Au delà de ces commentaires, je voudrais juste vous
parler de deux points qui nous tiennent a coeur à Pomeys :