Territoires et haut débit : le blog des projets

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samedi 30 avril 2005

Wimax en Vals de Saintonge 1.5 : l'installation et les premiers retours

  • L'installation devrait se terminer le 04/05, mais à ce jour (30/04), la plupart des sites sont installés.
  • Cette installation s'est faite en deux temps : d'abord l'installation de l'équipement externe, avec test du signal radio. La qualité de celui-ci a été vérifiée à la fois sur l'ODU (système de diodes montrant la qualité du signal) par l'installateur, et par E-Qual en temps réel, sur le système de monitoring du réseau. Une fois validée la propagation, l'installateur pose le câble de liaison ODU -> IDU. Dans un second temps, un technicien TIC du Pays termine le câble (sertissage d'une RJ45), relie les équipements, installe le routeur et effectue des tests de liaison et de débit 1er niveau, par transfert FTP de fichiers de 1 à 10 Mo. Ceci se fait en liaison directe avec E-Qual. ODU et routeurs ont été préconfigurés par E-Qual.
  • Le premier enseignement est que ce process d'installation est long et lourd. Nous en détaillerons tous les aspects dans l'étude, y compris dans ses implications économiques. Mais il est clair qu'à l'heure actuelle, le Wimax n'est pas une technologie grand public auto-installable et que le coût d'installation en déploiement est important, puisqu'il faut environ une demie-journée tout compris pour installer un abonné.
  • Le second est qu'en terme de propagation, les résultats sont plutôt positifs. Le site de test non éligible théoriquement fonctionne parfaitement, et avec une hauteur d'antenne moindre que prévu. Sur un site, la connexion subit des coupures dues à des problèmes de propagation : vu son emplacement, nous allons pouvoir le réorienter sur l'autre station de base. Il faut noter que la pratique de terrain effectivement contredit parfois l'étude radio. Le premier site installé a été celui du Pays des Vals de Saintonge : la présence d'un bâtiment urbain qui faisait obstacle nous a obligé à déplacer le point d'implantation prévu de l'antenne.
  • Depuis deux semaines, les 23 postes en réseau du Pays sont connectés en Wimax. Nous disposions précédemment d'une ligne ADSL 2048 / 256 Kb/s. Les impressions d'usage sont quasi identiques. Aucun des utilisateurs n'a fait de remarques quant à une lenteur nouvelle.
  • Sur tous les sites terminés, les tests initiaux de transferts FTP (sur 5 fichiers de volume variant de 1 à 10 Mo) montrent des débits conformes au débit crête de la classe de service correspondante, soit par exemple autour de 240 Ko/s ou de 120 Ko/s. De fait, la qualité du signal radio est suffisante sur la plupart des sites pour autoriser une modulation de qualité (QAM64) permettant la meilleure performance. Les statistiques d'analyse à venir devraient fournir des détails plus significatifs.

Wimax en Vals de Saintonge 1.4 : livraison et formation

  • Une formation commune, conduite par un animateur d'Alvarion, a rassemblé du personnel de TDF, d'E-Qual et du Pays des Vals de Saintonge. L'objectif était de comprendre la mise en oeuvre des équipements et leur contrôle. Cette formation a pris comme support les équipements réels Breezemax (stations de base et CPE).
  • Des incidents de livraison à répétition (nous analyserons dans l'étude les aspects significatifs liés à la chaîne industrielle) nous ont empêchés de réaliser l'ensemble des tests, mais l'essentiel du fonctionnement a été parcouru.
  • Si la mise en oeuvre m'a semblé assez lourde (même si ces systèmes s'adressent à des professionnels, l'ergonomie pourrait largement s'améliorer), les possibilités de personnalisation par abonné, à travers la définition et la gestion des classes de services notamment, sont impressionnantes. Le Wimax a été pensé pour une gestion souple des services proposés sur un réseau haut débit, permettant à la fois des usages professionnels et grand public. Il restera aux opérateurs qui l'exploiteront à proposer des offres commerciales inventives. Mais, de ce fait, il semble bien adapté au territoire rural, qui justement réclame, sur un même réseau, des offres différenciées par public.
  • Ce qui nous a surpris, par contre, c'est l'absence pour l'instant de remontées effectives de résultats d'expériences. Notre équipementier, le leader en parts de marché pré-Wimax, et dont les équipements sont pourtant utilisés ailleurs y compris en France, ne dispose pas d'informations (publiques) sur d'autres expérimentations.
  • Un autre moment de formation a été consacré à la préparation de l'installation des équipements clients. Elle rassemblait les mêmes personnes, plus celles chargées de la pose des ODU, membre d'une association d'insertion du Pays des Vals de Saintonge, à qui le Pays a souhaité confier ce travail.

Wimax en Vals de Saintonge 1.3 : préparation

  • Le choix des sites de test s'est fait sur la base d'une portée supposée de 9 Kms autour de chaque station de base, mais quelques sites, qui nous semblaient en vue dégagée, étaient volontairement plus éloignés (12 à 15 Kms).
  • Une équipe du Pays des Vals de Saintonge est allée sur chaque site pour faire un relevé GPS et analyser la configuration informatique du testeur (PC, réseau local, adressage IP, type d'accès Internet déjà existant...). Afin de pouvoir en cours d'expérimentation revenir facilement à la configuration antérieure, il a été décidé d'équiper chaque site d'un routeur (prix 45 €), qui est contrôlable à distance par E-Qual côté WAN, et qui préserve les aspects LAN.
  • TDF a réalisé une étude radio pour définir l'éligibilité théorique des sites. Le modèle logiciel utilisé était une adaptation aux performances supposées du Wimax, à partir d'un modèle éprouvé de BLR classique. Sur 42 sites proposés, 31 sont éligibles. Nous avons décidé d'implanter 30 sites de tests permanents, dont un site déclaré non éligible pour tester la validité du modèle. De plus, nous allons réaliser, grâce à un équipement volant monté sur un camion itinérant, des tests (50 à 60) sur différents points du territoire, afin de déterminer la zone réelle de couverture par station de base et les limites de la technologie. La carte de propagation théorique fournie réalisée par TDF (Cf. étude) fait en effet apparaître des zones d'ombre, mais aussi une portée plus longue qu'initialement prévue dans de bonnes conditions de terrain. Le fait qu'un quart des sites soient non éligibles a été une mauvaise surprise. Et pour nous qui sommes allés sur le terrain, nous craignions que certains sites théoriquement éligibles ne le soient pas pratiquement, vu certains obstacles (bâtiments et autres), TDF ne disposant pas dans son modèle du “sur sol”.

Wimax en Vals de Saintonge 1.2 : éléments du cadre

  • Le Wimax était annoncé comme une technologie de réseau métropolitain, assurant à la fois desserte (en liaison point-multipoint d'une station de base vers les abonnés) et collecte (en liaison backhaul point à point). Les performances de portée (en ligne de vue et non ligne de vue) et de débit, tout comme les possibilités d'allouer à chaque abonné différentes classes de services, ou bien encore la viabilité économique étaient aussi des facteurs clés.
  • Rappelons que les premiers produits Wimax qui devraient être certifiés fin 2005 le seront à la norme 802.16-2004, soit le Wimax fixe. Un Wimax mobile (norme 802.16e non encore validée) devrait apparaître ultérieurement. Les stations de base que nous utilisons peuvent être mises à jour par logiciel vers du certifié Wimax fixe. Les équipements clients, par contre, n'utilisent pas encore les chips Intel Rosedale, et ne sont pas “certifiables”. Par rapport à du “certifié Wimax”, notre réseau peut être un peu moins performant en terme de portée (amélioration côté abonné), mais grand changement côté stations de base.
  • Une première station de base est implantée au pylône TDF des Essouverts, à 8 Kms au nord de St-Jean d'Angély. Elle utilise 4 secteurs de 90°, chacun utilisant un canal de 3,5 Mhz. Comme l'efficacité spectrale nette est de l'ordre de 3 b/s/Hz, on dispose par secteur de 10 Mb/s de débit, pour peu que le backbone permette ce débit. On parle ici de débit garanti, qui, comme l'on sait, n'a pas grand'chose à voir avec le débit commercialement “fourni” à l'abonné. Les classes de services Wimax permettent, contrairement à l'ADSL ou au Wi-Fi, de garantir un débit pour un abonné, ou d'être en “best effort” pour un autre, en lui précisant tel débit crête montant et descendant.
  • Une seconde microstation de base est implantée au pylône des Naudines, à environ 15 Kms de la première. Elle dispose d'un seul secteur omnidirectionnel. En cas de déploiement, ce type de matériel, moins onéreux, est adapté à des zones peu denses. Les deux stations sont en ligne de vue.
  • Le raccordement au backbone se fait par une LS 2 Mb/s, ce qui n'est pas une solution pour un déploiement, mais est suffisant pour l'expérimentation (compte tenu du cadre budgétaire). Ce raccordement est installé sur la station de base principale des Essouverts.
  • Pour le backhaul entre les deux stations de base, nous avions demandé aux équipementiers consultés une solution, en se référant aux annonces commerciales et du Wimax Forum à ce sujet. Un seul des quatre qui nous ont répondu (Airspan) avait réellement pensé cette dimension du Wimax dans sa nouvelle gamme de produits ASMax. Mais cette gamme, séduisante sur le papier, n'était pas disponible avant août 2005 au mieux. La société Alvarion que nous avons sélectionnée nous a proposé de relier les deux stations à l'aide d'un CPE (équipement abonné). Celui-ci est implanté sur le site de la microstation de base. Il communique avec un des secteurs de la station de base principale, sur lequel ne sont reliés ne direct que peu de testeurs, permettant donc un débit suffisant pour le backhaul.
  • Cette solution, si elle est acceptable pour l'expérimentation et finalement fonctionne, n'est pas recevable pour un déploiement. C'est à notre avis une des faiblesses importantes de l'offre actuelle, en terme de produits et en terme de réflexion quant à la gestion des fréquences. Dans la contribution du Pays des Vals de Saintonge à la consultation ART de l'été 2004, nous avons réalisé une simulation d'utilisation du spectre incluant le backhaul sur le territoire et la desserte (elle sera jointe à l'étude), où il apparaissait que le besoin en spectre était au moins aussi important pour le backhaul que pour la desserte. Or la technologie Wimax elle-même permet(trait) de gérer les deux niveaux ensemble : il reste à l'organiser techniquement et réglementairement. Ou bien, il faut considérer que le Wimax est une solution de desserte uniquement en point-multipoint.
  • Sur chaque site de test est installé un équipement client (CPE) qui comprend un élément externe (ODU : Outdor Unit, antenne et gestion radio). Cet élément est relié par un câble Ethernet (livré à 30 m de longueur) à un petit boîtier interne (IDU : Indoor Unit), qui dispose d'une prise Ethernet pour liaison au réseau local ou au PC de l'abonné
  • L'ensemble du réseau est manageable à distance. E-Qual, notre partenaire opérateur, dispose d'un système logiciel NMS (Network Management System), basé sur des agents SNMP, permettant de contrôler stations de base, routeurs de la LS et équipements abonnés. Alvarion fournit aussi un logiciel spécialisé (qui devrait permettre une analyse plus fine sur les aspects Wimax) que nous allons aussi mettre en oeuvre.

Wimax en Vals de Saintonge 1.1 : d'où l'on parle et ce que l'on dit (en guise de préambule)

Avant de commencer les premiers échos de l'expérimentation Wimax, qui sont à considérer comme des impressions au vol et partielles (une réelle étude sera produite à la fin du projet), je voudrais situer notre propos, dans le tohu-bohu médiatique qui entoure le Wimax.

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Un ''guide de bonnes pratiques pour le recours aux courants porteurs en ligne''

Le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie publie, sur le site www.telecom.gouv.fr ce guide élaboré par la DGE (Direction Générale des Entreprises) et la DGEMP (Direction Générale de l'Energie et des Matières Premières). Il "permet d’apporter à tous les acteurs intéressés par le développement des CPL des éléments d’analyses de nature technico-économique et juridique conformément au mandat du CIADT".

via CPL France

mardi 26 avril 2005

Wimax : le débat

Le Wimax alimente les débats, qu'il s'agisse des expérimentations menées en ce moment, dont certaines sont décrites dans ce blog, de ses performances annoncées ou encore de sa mise en oeuvre juridique et réglementaire.

Rafi Haladjian propose sur son blog une contribution stimulante, "Pour en finir (une bonne fois pour toutes ?) avec le WIMAX" dans laquelle il expose toutes les raisons pour lesquelles il ne croit pas au Wimax :

  • le Wimax n'existe pas, seul existe du pré-Wimax, testé par un petit nombre d'utilisateurs soumis à autorisation ; le wi-fi existe de "Shenzen jusqu’au Col-du-Bonhomme (67)".
  • "Le WIMAX, en terme de performances n'est qu'un jouet cher pour des opérateurs qui ne conçoivent pas de pouvoir utiliser des technologies accessibles au commun des mortels."
  • "Il faut faire du Wi-Fi parce qu’il y a des utilisateurs potentiels qui ont l’équipement abordable qu’il faut. Il ne faut pas faire de WIMAX parce qu’il n’y a pas d’utilisateurs équipés et qu’un éventuel équipement coûtera très cher."
  • Le Wimax est "top-down", le wi-fi est "bottom-up".
  • "Les qualités intrinsèques d’une technologie ne sont que secondaires et finissent, après coup et par nécessité par être améliorées. La prolifération prime sur la qualité..."

Bonne lecture donc, et débat à suivre.

Sémiologue de formation, Rafi Haladjian a consacré toute sa carrière aux réseaux et à leurs usages. Acteur du paysage télématique français dès 1983, Rafi Haladjian fonde en 1994 FranceNet, premier opérateur internet en France. En 2003 Il fonde Ozone, premier opérateur du Réseau Pervasif et co-fonde Violet, qui met au point des technologies et des produits d'Intelligence Ambiante (pour en savoir plus lire cet article récent publié sur le site de la Fing).

jeudi 21 avril 2005

Projet AlterMed: présentation

Le projet ALTERMED a pour objectif de montrer l’importance de l’utilisation de technologies alternatives d’accès à l’Internet haut débit sur la continuité des soins entre les différentes zones d’un même territoire.

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jeudi 14 avril 2005

ACH34 VS CG34

La décision du tribunal administratif de Montpellier, qui a rendu le 1er avril 2005 une ordonnance de référé suspendant la délégation de service public attribuée à LDCollectivités (Neuf Télécom) pour la constitution d’un réseau départemental haut débit, fait débat.

Pour le poursuivre nous vous suggérons la lecture de ce billet rédigé par un blogueur juriste : "de la fierté d'être ignorant".

Pour rester équilibré vous pouvez aussi jeter un oeil sur le site de l'ACH34, l'Association des contribuables de l'Hérault qui a saisi le tribunal administratif de Montpellier.

mercredi 13 avril 2005

Première solution française de Mesh network

La société Luceor expérimente la première solution française de WiFi-mesh network en complément du Wimax. Cette expérimentation est (ajout) menée en Picardie dans des communes rurales et en milieu urbain et soutenue par la Datar.

Luceor a mis au point cette première solution française de Mesh avec Paul Mühlethaler, co-auteur du standard mondial Mesh OLSR de l’IETF (Internet Engineering Task Force), directeur de recherche à l’INRIA, et avec Télécom Paris.

En savoir plus et lire le communiqué de Luceor.

lundi 11 avril 2005

Wimax et 100 mégas FTTH à Paris

Paris va bénéficier dans les prochains mois d’expérimentations d’offres très haut débit :

  • Wimax, avec TELCITE, filiale de la RATP : Un projet Wimax expérimental sur une partie de Paris et de l’Est Parisien devrait être lancé dans les prochains jours. Le promoteur du projet Naxos/Telcité filiale de la RATP et détentrice d’une licence opérateur, s’est donné pour objectif d’étudier l’impact de cette technologie en milieu urbain dense, dans la continuité des expérimentations Wi-fi sur la ligne du 38. L’expérimentation devrait s’achever à la fin du premier semestre.
  • FTTH 100 mégas avec CITEFIBRE : selon la Lettre des Télécommunications du groupe Les Echos, le jeune opérateur alternatif français s’apprête à lancer sur Paris une offre d’accès par "FTTH" (fibre optique jusqu’au domicile) à un débit symétrique pouvant atteindre 100 Mb/s. Cette offre à très haut débit FTTH pourrait être facturée aux alentours de 70 euros par mois.

via l'o-tan (observatoire des territoires et administrations numériques) et neteconomie

mercredi 6 avril 2005

Encore France Telecom

Cela fait longtemps que FT abuse ;-) C'est mon coup de gueule du jour.

Le Wimax est opérationnel dans l'Orne

J'ai été assez silencieux car nous avions peu de nouvelles à donner.

Maintenant c'est fait, le Wimax est opérationnel dans l'Orne ! J'avais oublié le confort du haut-débit ! Comme un gamin j'ai testé "mon" Méga symétrique pendant une journée avec toutes les applications possibles et imaginables.

Altitude Télécom a préféré tester son réseau avant l'ouverture - et donc prendre du retard - plutôt que de l'ouvrir avec des dysfonctionnements. Les quelques semaines d'impatience supplémentaires valaient le coup. D'autant que la France entière va fixer les yeux sur cette expérimentation à grande échelle.

L'orne est donc le premier département français entièrement couvert grâce à une technologie alternative à l'ADSL. Des zones blanches subsistent (voir la carte) mais Altitude envisage de les combler grâce à des dessertes en Wifi.

lundi 4 avril 2005

Un projet de territoire qui s'exporte

Appel a compétences pour un projet au Sénégal et l'on reparle du wi-fi comme de l'internet du pauvre...

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