Territoires et haut débit : le blog des projets

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mercredi 16 novembre 2005

Faut-il signer la pétition pour le très haut débit ?

Suite à un débat animé au sein de la liste de discussion des permanents de la Fing, il nous a semblé important de porter sur la place publique les échanges que nous avions entre nous, car ils illustrent certainement les questions et les débats qui nous parcourent tous sur les enjeux de la fibre optique aujourd'hui. Nous vous invitons à y participer parce que nous sommes persuadés que ce débat est important pour beaucoup d'entre nous. Notre objectif n'est pas de stigmatiser telle ou telle position, mais bien avant tout de discuter ensemble pour nous aider à y voir plus clair.

Depuis le 29 octobre, circule sur l'internet une pétition qui a déjà recueilli quelques 5 000 signatures. Son objet est certes confus (il ressemble plus à un argumentaire commercial et économique un peu simpliste qui confond des projets d'envergures différentes), néanmoins, il semble synthétiser une déclaration de principe pour ceux qui souhaitent voir se développer des réseaux en fibre optique jusqu'à l'habitant.

Parmi les signataires, je remarque qu'il se trouve beaucoup de gens dont nous sommes assez proches alors que visiblement aucun d'entre nous, à la Fing, n'a signé cette pétition, à titre individuel.

La mesure qu'a exprimé Daniel Kaplan dans un récent édito sur InternetActu.net synthétise parfaitement une position que, je crois, nous partageons tous, ici. Pour autant, je me demande si cela suffit ? Au final, ne donnons-nous pas l'impression de ne pas croire vraiment au très haut débit ?

Jean-Michel Billaut et son rêve de fibre optique pour tous, pointe du doigt un horizon que nous sommes beaucoup à avoir envie de partager. Même si, il est illusoire de croire, qu'un jour, tout un chacun disposera d'un accès en fibre optique, nous avons tous le souhait que le haut débit aujourd'hui et le très haut débit demain innerve l'ensemble du territoire.

Sans vouloir rejouer la course au débit et la concurrence des territoires, on voit bien qu'aujourd'hui, la question de la fibre est amenée à devenir une question de fond, et que si notre position l'explicite, elle ne la résoud pas. Nous qui avons aidé (espérons-le) à ce que le sujet du Wi-Fi éclose en France, nous qui avons encouragé des expériences de technologies alternatives (et ce blog montre bien comment elles sont encore difficiles dans la réalité), pourrions-nous ne pas croire au "très haut débit pour tous" (un sujet que nous avons poussé quand même, mais peut-être insuffisamment depuis quelques temps) ? Ne sommes-nous pas aujourd'hui un peu dépossédés de cette question ? Si c'est le cas, je pense que c'est un tort. Un tort en tout cas de ne pas nous la réapproprier plus avant.

Dit autrement, comment pourrions-nous être plus offensifs sur cette question ? Pourquoi ne signons-nous pas cette pétition de principe ? Ou, si elle ne nous plaît pas, pourquoi ne la reformulerions-nous pas ?

En tout cas, les arguments qui se construisent ici ou là, ne sont pas inintéressants.

Hubert Guillaud, qui, réserves faites, a quand même bien envie de signer cette pétition.

dimanche 13 novembre 2005

Wimax en Vals de Saintonge 2.3 : fiabilité

Lorsque la connexion radio est stable, la fiabilité globale du service est remarquable. A comparer avec l'ADSL (au moins l'ADSL des champs que nous pratiquons ici...), c'est nettement meilleur, il y a eu très peu d'interruption de service pour les utilisateurs. Lors d'une réunion récente avec les testeurs, tous sauf un parmi ceux qui avaient déjà l'ADSL auparavant, ont estimé que le service rendu était meilleur. Pour autant, parmi eux, la qualité du signal Wimax était moyenne, mais les débits étaient néanmoins suffisants.
Quand par contre on est en limite de propagation, avec un signal non stable, les ruptures de connexion peuvent être fréquentes : il est clair que la couverture complète d'un territoire nécessite, dans les conditions actuelles du Wimax, une analyse très fine de la répartition des stations de base et de leur densité en fonction des besoins, si on veut un service correct. Ceci sera encore plus vrai, quand les antennes indoor seront disponibles, ce qui devrait faciliter le processus d'installation, mais poser des problèmes de portée plus complexes.

Les équipements eux-mêmes, stations de base et CPE, sont relativement fiables : 6 CPE sur 30 ont été très vite défectueux, ce qui est un taux un peu élevé, imputable sans doute à la jeunesse de la technologie. Depuis leur changement, aucun incident n'est à signaler. Idem pour une carte électronique de la station de base.
Les outils de gestion du réseau sont à améliorer : E-Qual a "perdu le contrôle" de l'une ou l'autre station de base trop souvent, sans que pour autant (sauf une fois) le service aux utilisateurs soit interrompu. Bien entendu, nous avons mis à jour le logiciel de gestion fourni par l'équipementier au fur et à mesure des versions disponibles. Ces pertes de contrôle ont impliqué l'intervention sur les sites de TDF, pour un redémarrage physique des stations de base. Ceci, acceptable pour une expérimentation, ne le serait pas dans le cadre d'un déploiement.

Wimax en Vals de Saintonge 2.2 : portée, ligne de vue, non ligne de vue

La couverture n'est ni uniforme, ni universelle, sur notre territoire un peu vallonné, en milieu rural avec de petits hameaux, des bourgs et le cadre urbain de St-Jean d'Angély. On peut dire que :

• dans un rayon de 5 Kms de la station de base, la couverture est la plupart du temps effective, que l'utilisateur soit en ligne de vue de la station de base ou non. Mais il y a quelques exceptions : ainsi pour un point de test à 1,625 Km de la station de base, dans un mileu boisé, il n'y avait aucun signal. D'autres tests, à 3,5 Kms, 4,3 et 4,6 Kms ont été également négatifs.

de 5 à 10 Kms, la couverture est le plus souvent effective, si l'utilisateur est presque en ligne de vue de la station. Elle est toujours effective, s'il est en ligne de vue.

de 10 à 15 Kms, il y a couverture, seulement si on est en ligne de vue, et avec certaines exceptions. Au-delà, il n'y a plus de portée.

Il faudrait même nuancer. Pour ce qui est de la portée en ligne de vue, notre testeur le plus éloigné est à 14,5 Kms de la station de base. Il dispose d'une qualité de signal moyenne, mais très stable et est très satisfait. Par contre nous avons fait des tests volants en vraie ligne de vue, sur un autre secteur et avec un autre CPE, à 8, 10, 14 et 23 Kms : nous avions une connexion Wimax seulement à 8 Kms.

Pour ce qui est de la non ligne de vue, il n'y a pas de vraie "règle". Par exemple, nous avons un testeur à 8,5 Km de la station, avec un signal moyen, mais stable et qui donne satisfaction. Sa hauteur d'antenne est à 6 m. A 200 m environ, et plus proche de la station, il n'y a pas de connexion, sauf à monter l'antenne à 16 m minimum, sans doute parce qu'on est plus proche d'un rideau d'arbres.

Wimax en Vals de Saintonge 2.1 : où on en est

L'expérimentation a été prolongée jusqu'au 31 janvier 2006, ce qui nous a permis de continuer des tests, au-delà de l'utilisation courante de nos testeurs.

• Une cinquantaine de tests volants ont été effectués par le Pays sur la zone estimée de propagation, durant l'été, avec un camion équipé d'une antenne à hauteur de 4 m environ. Ces conditions étaient assez restrictives : la hauteur "normale" d'une antenne sur une maison varie de 6 à 12 m.

• D'autre part, TDF a réalisé une analyse du signal radio sur 200 points du territoire, dont nous aurons bientôt les résultats : ceci s'est fait avec un camion spécialement équipé d'un analyseur de spectre 3.5 GHz.

• Des tests de montée en charge ont été réalisés les 21 octobre et 9 novembre 2005, en mettant tous les testeurs à contribution en même temps. E-Qual a mis en place un système de supervision du réseau dédié à ces tests. L'idée était de charger progressivement un secteur d'une station de base, puis la station elle-même, afin d'étudier comment le système respectait les classes de services et les garanties de débit attribuées à chaque testeur. Les résultats seront exploités dans l'étude de rendu.

• Nous allons tester dans les semaines qui viennent un équipement client (CPE) doté du chipset Intel, et donc plus proche du standard Wimax : nous évaluerons ses performances en comparaison avec un CPE déjà existant, sur un site de test dont la qualité du signal est moyenne, afin de mettre en évidence des améliorations éventuelles.

• Enfin, deux CPE VoIP, qu'Alvarion vient également de mettre à notre disposition, vont être mis en place sur deux sites, et nous testerons la qualité des échanges voix au sein du réseau Wimax, et en appels entrants de, et sortants vers l'extérieur, E-Qual fournissant la passerelle vers le réseau téléphonique.

• L'étude de rendu, qui détaillera l'ensemble du projet et fournira tous les résultats devrait être disponible vers janvier 2006, et sera publiée, ainsi que tous les documents annexes sur le site web du Pays des Vals de Saintonge.

mardi 1 novembre 2005

DSP qui rit, DSP qui pleure

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