Territoires et haut débit : le blog des projets

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jeudi 16 mars 2006

Quand le Maroc et Bruxelles avancent, la France recule

La ville de Bruxelles a décidé de couvrir tout son territoire au moyen du Wimax afin de remplir son programme qui était de permettre l'accès au haut débit à tous, résidents ou visiteurs.
La superficie de la ville a mis les responsables devant cette réalité technique (dès lors qu'elle avait choisi le mode hertzien): le Wifi imposait la pose de centaines, voire de milliers d'antennes alors que le Wimax n'en nécessitera que quelques dizaines.
Le Maroc, lui, semble se préparer à devenir une vitrine inattendue du haut débit en pays émergeants, puisque des récentes rumeurs indiquent que la couverture quasi totale du pays se ferait également en wimax relayé par wifi, trois opérateurs puissants se positionnant dans cette perspective.
Si cette nouvelle se concrétisait, le Maroc pourrait devenir un partenaire de services de premier choix pour la communauté Francophone (sans parler du monde Arabo-Musulman). Il convient bien sûr de ne pas oublier que la Tunisie couve elle aussi un projet similaire d'extension du haut débit, mais dont les ambitions seraient restreintes aux villes.
On voit donc deux décisions techniques de progrès se mettre en place, au moment où la France se pose la question de la FTTH
Mais parallèlement à ces annonces purement technologiques, la France semble partie pour restreindre ses capacités d'innovation par la faute des deux premiers points de l'amendement 150 de la DADVSI.
On peut en effet se demander à quoi bon la FTTH si cette loi est vraiment appliquée.
Pourquoi?
Parce que l'Internet deviendrait alors, hors des cadres purement commerciaux, un médium unilatéral puisque le P2P n'étant rien d'autre que la possibilité technique pour (au moins) deux utilisateurs finaux d'échanger des données (voix, textes, images, etc), nombre d'activités allant de la contribution open source entre entreprises high tech à (si l'on va jusqu'à l'absurde) des usages aussi communs que la messagerie instantanée, la VoIP (Skype par exemple) la visioconférence, les jeux en réseau les plus populaires.
Il était peut-être nécessaire de légiférer sur ces questions.
Il est cependant regrettable que n'aient pas été pris en compte la part la plus progressiste (économiquement, culturellement et techniquement) de l'usage, mais qu'au contraire on ait préféré préserver les intérêts d'une industrie (qui emploie d'ailleurs très peu de monde) dépassée techniquement.
Cela rappelle un peu les annonces pour le moment oubliées qui parlaient de taxer les entreprises à forte valeur ajoutée au profit des entreprises à forte main d'oeuvre.

lundi 6 mars 2006

L'AVICCA cible le "tout optique"

L'AVICCA organisait le 28 février dernier une journée d'échanges consacrée à l'aménagement numérique, ainsi qu'à la présentation d'une étude permettant de faire des diagnostics et des projets pour les zones d’activité prises isolément.

Extraits de cette étude :

Le schéma « tout optique », ouvert à l’ensemble des opérateurs, est la solution technique cible. Il est à réaliser dans les aménagements neufs et à programmer dans les zones existantes, en fonction de leur importance ; il faut saisir les opportunités de travaux et récupérer du génie civil quand il a été indûment cédé à un opérateur privé. Si les investissements à réaliser sont trop importants, relativement à d’autres actions en faveur du développement économique, des solutions palliatives peuvent être mises en œuvre (facilitation du dégroupage, technologies alternatives…). Parallèlement, il faut une exploitation très professionnelle des infrastructures et réseaux créés.

Les infrastructures (fourreaux, fibres…) établies par les collectivités doivent être mises à disposition des différents opérateurs en respectant une égalité de traitement. Le transfert, à titre gracieux, de la propriété d’infrastructures appartenant au domaine public à un opérateur privé, n’est pas légal ; les collectivités doivent en particulier réexaminer ces transferts de propriété qui auraient été opérés postérieurement au 1er janvier 1997 et pourraient être considérés comme nuls.

Alexandre, Marc, Lionel, Nicolas ..., vous n'êtes pas seuls !

synthèse de l'étude

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