Territoires et haut débit : le blog des projets

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lundi 3 octobre 2005

L'ARCEP fait le point sur le haut débit et le dégroupage

L'autorité a fait le point, lors d'une conférence de presse le 30 septembre dernier, sur le développement du haut débit en France, et précisé les mesures qu'elle mettait en oeuvre pour accélérer le dégroupage.

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mardi 15 février 2005

Le dégroupage à la sous-boucle locale - 2

Voici le commentaire que Florent Gilles a posté sur le blog de l'ART à propos de leur billet sur Le dégroupage à la sous-boucle locale ( au sous-répartiteur).

Nous le publions ici en billet, après que Florent nous l'ait suggéré, afin de lui donner encore plus de visibilité, et peut-être des idées à d'autres personnes.

"De nouveau se posent les problèmes intrinsèques aux technologies Haut Débit sur Cuivre, les xDSL.

Il faudrait expliquer clairement l'intérêt qu'il y a à privilégier le xDSL pour la transmission d'informations à haut débit et la fourniture de services sur ces média, sachant que :

- l'accès physique à la boucle locale cuivre est un imbroglio sans nom (demandez aux internautes ADSL dépendants du NRA DID75 ce qu'ils en pensent, et imaginez ce que ça sera au niveau des sous-répartiteurs vu qu'il y en a 120 000)

- les procédures administratives, techniques, sont de moins en moins compatibles avec des offres grand public : l'accès au dégroupage total toujours... inaccessible sans abonnement initial à FT; ce même dégroupage total qui nécessite deux mandats *papier*, à l'époque où l'électron est Roi; les décablages sauvages; les procédures du GAMOT qui prennent des semaines; les "expertises contradictoires" dignes de procédures entre grands comptes qui nécessitent la présence de deux techniciens de sociétés différentes, en regard à l'accès concerné qui est facturé 30 euros par mois, parfois 2 fois moins;

- ces technologies atteignent déjà leurs limites (l'intermodulation entre lignes ADSL et lignes VDSL n'est pas une légende), sont inégalitaires par nature (le "très haut débit" uniquement pour les lignes courtes, impossible pour les plus longues), privilégient un débit asymétrique (le VDSL plafonne à 2Mbits) alors que de nouveaux usages démontrent déjà qu'il faudra toujours plus (photo numérique, vidéo numérique, vidéoconférence, télévision locale, pour la famille, les amis, la collectivité)

- que ces technologies s'appuient sur une infrastructure appartenant à une entreprise privée qui multiplie les procédures pour ne pas voir cette manne lui échapper (voir à ce sujet la réaction puérile du syndicat SUD à la décision du Conseil Général de l'Hérault de ne pas choisir la solution "Département Innovant" de France Telecom)

- alors qu'il annoncé que la présence de la fibre est nécessaire pour la collecte du trafic, et donc que cette fibre existe/sera posée à proximité des zones qui seront couvertes par les sous-répartiteurs concernés

Pourquoi ne pas privilégier une architecture publique basée sur la fibre optique (épaulée par de l'Ethernet 100 Mbits voir + pour l'accès résidentiel si non optique), pérenne, extensible, apte aux évolutions technologiques pendant de nombreuses années (la longueur d'onde des lasers ne cesse de diminuer et les débits d'augmenter), tout ceci en s'affranchissant de nombreux inconvénients (insensibilité aux perturbations électromagnétiques, à la distance, à la prédation économique,

Des initiatives locales, dans différentes communes, même aux moyens modestes (les pays nordiques ont montré la voie à suivre), prouvent, si besoin était, que se focaliser sur le cuivre de nos lignes téléphoniques n'est pas une démarche cohérente, citoyenne, équitable et égalitaire.

Reste à trouver un organisme public qui saura impulser l'élan nécessaire pour rallier les volontés locales, les initiatives citoyennes, susciter au niveau national une prise de conscience, œuvrer pour que le vrai haut débit pour tous, maintenant, ne soit pas qu’une promesse que font miroiter les industriels en quête de clients mais une réalité de terrain."

lundi 14 février 2005

dégroupage à la sous-boucle

Le blog de l'ART publie, daté du 8 Février un article intéressant sur le dégroupage au niveau de la sous-boucle locale (du sous-répartiteur, en fait) .
On peut y déceler différentes énergies et problématiques sous-jascentes: la recherche constante de l'ART de proposer aux opérateurs alternatifs des moyens d'accès à l'utilisateur final même isolé; la mise en avant des contraintes souvent légitimes de l'opérateur installé pour protéger l'intégrité de ses réseaux existants.
En annexe sur le blog (notamment les boutons liens de référence et points de repères), la mise à disposition du public des dernières enquêtes de l'Autorité dans les domaines intéressant les zones grises et blanches.

Encore une fois cependant, on constate que plus il y a de solutions pour les zones grises et plus, paradoxalement, la situation des zones blanches risque de devenir critique du fait de leur isolement et du surcoût créé par leur diminution de masse, à moins de trouver rapidement une alternative soit financière soit technique pour répondre aux besoins de plusieurs millions de personnes, et aux milliers d'entreprises concernées

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