Territoires et haut débit : le blog des projets

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jeudi 21 juin 2007

Dernier billet

Un grand merci à tous les contributeurs de ce blog, billettistes et commentateurs.

Sans nous désintéresser de la couverture numérique du territoire et des technologies alternatives, nous concentrons désormais nos efforts et notre attention sur la Ville, dans le cadre du programme d'actions Villes 2.0

Si le sujet vous intéresse, merci de nous rejoindre sur le site www.villes2.fr

Bien cordialement

L'équipe FING

lundi 10 juillet 2006

Paris pour le (trés) haut débit

Bertrand Delanoé, Maire de Paris, a annoncé le mardi 4 juillet au cours d'une conférence de presse un train de mesures destinées à "faciliter" le déploiement de la fibre optique et des réseaux sans-fil dans la capitale.

Sur les 10,6 millions d'abonnés à l'ADSL en France, 650 000 sont parisiens. 60% de la population de la capitale est connectée en haut débit (moyenne nationale 40%), ce qui fait de Paris l'une des villes les plus connectées au monde. Bertrand Delanoé ne souhaite cependant pas se contenter de cette situation et veut rapidement favoriser le déploiement de la fibre optique et du trés haut débit à Paris, en s'appuyant notamment sur son réseau d'égouts qui figure parmi les plus grandes galeries visitables au monde, avec un objectif de 80% des immeubles parisiens reliés en fibre optique d'ici 2010.

Pour y parvenir, la Mairie de Paris dispose de plusieurs leviers qu'elle compte activer rapidement. Le levier tarifaire d'abord avec la baisse de 25% des redevances pour les fibres actuellement installées, et une baisse de 90% de ces mêmes droits appliqués aux 400 derniers mètres, afin de clairement marquer sa volonté de favoriser le déploiement de la fibre optique jusqu'à l'abonné. Par ailleurs tous les territoires de projets parisiens devront intégrer la variable "fibre optique" et les aménageurs se verront proposer des régles de partage et de mutualisation des infrastructures télécoms par une commission de travail créée à cet effet. D'ores et déjà la Mairie de Paris demande aux premiers arrivés dans les immmeubles d'installer une gaine neutre permettant le passage des autres opérateurs. Enfin la Mairie va encourager l'équipement, neutre et et mutualisé, en fibre optique de ses 200 000 logements sociaux, en proposant au mois de septembre 2006 de nouvelles régles du jeu aux opérateurs et aux bailleurs sociaux.

En matière de couverture hertzienne (wi-fi, wimax, 3g ...), la Mairie de Paris souhaite là aussi accélérer le rythme en facilitant pour les opérateurs l'accès aux points stratégiques que sont les immeubles municipaux, les lampadaires, les kiosques et le mobilier urbain, afin de doter Paris dès 2007 d'un ou plusieurs réseaux hertziens complets à haut débit. La Mairie va par ailleurs déployer son propre réseau wi-fi gratuit en installant 400 points de connexion dans les squares et jardins (200), les bibliothèques et médiathèques (65), les mairies d'arrondissement, les centres sociaux, certaines places parisiennes dont la place de l'Hotel de Ville. Un appel d'offre spécifique pour ce projet sera lancé en mars 2007.

Pour soutenir et accompagner ces projets, la Mairie de Paris annoncent plusieurs initiatives : la création de mobilier wi-fi (banc avec tablette PC, publiprises à alimentation solaire) avec une première zone de test dans la Zac Rive Gauche, la mise en place d'un bouquet de services spécifiques pour les usagers des jardins parisiens, le test auprès de 300 foyers parisiens du Nord-Est parisien de la technologie Blue-Wan en liaison avec le pôle de compétitivité Cap Digital, la couverture totale du quartier Montorgueil avec accès gratuit pour tous les résidents et visiteurs, une expérimentation réalisée en liaison avec l'association Silicon Sentier et les opérateurs Fon et Erenis, afin d'y tester pendant 18 mois les nouveaux usages et services résidentiels, professionnels et sociaux.

Enfin la Mairie de Paris prend des initiatives pour développer l'accès pour tous à l'internet, en annonçant notamment son intention de reconfigurer (en logiciels libres) 6 000 ordinateurs par an, en provenance de son parc informatique, et de les offrir aux parisiens les plus démunis. La reconfiguration de ces ordinateurs sera réalisée par des structures d'insertion de personnes handicapées, leur distribution étant confiée à des associations. D'autre part les opérateurs d'accès seront incités à proposer des offres à trés bas prix dans le parc social parisien.

samedi 1 juillet 2006

Hi there ! My name is Martin Varsavsky, i'm the founder and CEO of Fon

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Fon, expliqué par Martin en personne.

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lundi 6 mars 2006

L'AVICCA cible le "tout optique"

L'AVICCA organisait le 28 février dernier une journée d'échanges consacrée à l'aménagement numérique, ainsi qu'à la présentation d'une étude permettant de faire des diagnostics et des projets pour les zones d’activité prises isolément.

Extraits de cette étude :

Le schéma « tout optique », ouvert à l’ensemble des opérateurs, est la solution technique cible. Il est à réaliser dans les aménagements neufs et à programmer dans les zones existantes, en fonction de leur importance ; il faut saisir les opportunités de travaux et récupérer du génie civil quand il a été indûment cédé à un opérateur privé. Si les investissements à réaliser sont trop importants, relativement à d’autres actions en faveur du développement économique, des solutions palliatives peuvent être mises en œuvre (facilitation du dégroupage, technologies alternatives…). Parallèlement, il faut une exploitation très professionnelle des infrastructures et réseaux créés.

Les infrastructures (fourreaux, fibres…) établies par les collectivités doivent être mises à disposition des différents opérateurs en respectant une égalité de traitement. Le transfert, à titre gracieux, de la propriété d’infrastructures appartenant au domaine public à un opérateur privé, n’est pas légal ; les collectivités doivent en particulier réexaminer ces transferts de propriété qui auraient été opérés postérieurement au 1er janvier 1997 et pourraient être considérés comme nuls.

Alexandre, Marc, Lionel, Nicolas ..., vous n'êtes pas seuls !

synthèse de l'étude

jeudi 23 février 2006

Quelle place pour le Wimax dans les territoires ? L'exemple du Pays des Vals de Saintonge

Nous avons extrait du trés riche et trés dense bilan de l'expérimentation Wimax en Vals de Saintonge les conclusions et interrogations de l'équipe qui a porté ce projet, qui devraient interpeller toutes celles et ceux qui se préoccupent de l'aménagement numérique des territoires.

Peut-on conclure réellement cette expérimentation, qui a été à la fois une “ aventure ” territoriale et une mise à l'épreuve sur le terrain d'une technologie en émergence ? A l'issue de ce projet qui a duré deux ans et demi, la situation est contrastée :

• dans les résultats des tests eux-mêmes : une bonne fiabilité de fonctionnement du Wimax, mais avec des performances plus limitées que celles annoncées, surtout en portée.

• dans les produits eux-mêmes : des lacunes dans le management du réseau par exemple, un support à améliorer, des retards importants dans la certification et dans le potentiel de développement du marché. Mais aussi, une qualité de service qui semble au rendez-vous, une évolution vers le Wimax mobile qui prend corps, et un aspect “ médiatique ” incontournable.

Le possible, les promesses, les questions

• Discerner ce qui est possible, à partir de ce qui est avéré, est un exercice risqué. La vison prospective d'un réseau IP mobile permettant aux smartphones, aux PDAs, aux laptops... de partager des services données, voix, voire vidéo est un des possibles. A quoi on peut ajouter une exploitation intelligente des classes de services, permettant pourquoi pas une personnalisation des services par l'abonné lui-même, variant dynamiquement... Il est vraisemblable qu'à terme, ces choses seront (ou seraient) possibles.

• Mais on a entendu beaucoup de promesses autour du Wimax, qui, comme on sait “ n'engagent que ceux qui les écoutent ”... Les écarts importants entre niveau de communication et réalité effective, le peu de transparence dans les expérimentations menées (combien de résultats détaillés du niveau de la présente étude ?), les retards répétés... tout cela fait que la crédibilité de l'écosystème Wimax est bien écornée.

• Dès lors, il serait plus que souhaitable que les acteurs concernés lèvent rapidement des incertitudes et offrent des réponses autres que de simples discours :

• s'il est probable que les performances du Wimax fixe vont s'améliorer, quand aura-t-on des résultats d'expérimentation sur le Wimax mobile, et pour le fixe quels seront les impacts des CPE indoor en terme de portée ?

• quelle est la visibilité à moyen terme des attributions de fréquences, notamment pour le mobile ? Peut-on imaginer, au niveau européen sinon français, un schéma directeur qui donnerait un support cohérent ?

• quelle place pour le Wimax dans un réseau, en relation avec les autres technologies ? Quelle valeur réellement ajoutée ? Quels services qui feraient la différence ? • surtout, comment prendre en compte le rapport au territoire, à la fois dans l'analyse des besoins et dans les réponses possibles de la technologie ? Est il imaginable de déployer le Wimax comme on déploie l'ADSL, comment s'assurer réellement de qui est éligible et à quoi ?

Les impacts sur le territoire

• Cette expérimentation Wimax a été pour le Pays des Vals de Saintonge l'occasion de montrer ce qui était possible, en terme d'innovation technologique dans un territoire rural. Au printemps 2003, non seulement le territoire était numériquement “ désertique ” ou presque, mais les forces vives (élus, entreprises...) ne savaient pas réellement s'il était possible d'infléchir le cours des choses. En sensibilisant le public et notamment les professionnels, non seulement nous avons permis aux testeurs de bénéficier de services haut débit qu'ils ne pouvaient pour certains obtenir par ailleurs, mais surtout nous avons impulsé une dynamique de territoire – ce qui était le rôle de la collectivité.

• L'autre aspect était, en estimant réellement les possibilités et les limites du Wimax, de fournir une aide au Conseil Général de la Charente-Maritime, dans sa mise en place d'un réseau haut débit. En plus des échanges que nous avons eus au long du projet, le contenu de la présente étude lui fournit, comme aux autres acteurs intéressés, des éléments d'aide à la décision.

A ces acteurs des territoires et plus globalement à ceux qui vont mettre en oeuvre de tels réseaux, nous voudrions dire en terminant que ce que nous a appris de plus probant cette expérimentation, c'est qu'il faut sans doute penser autrement le rapport au terrain. La “ magie noire de la radio ” a ceci de bénéfique que la modélisation sophistiquée, les prévisions de performances, la mise en processus automatiques que l'on traite à distance... butent devant les rideaux d'arbres qui soudain perturbent la propagation. Bénéfique, parce qu'imposant le dialogue entre le terrain lui-même, ses acteurs qui expriment des besoins, et des opérateurs qui doivent construire des solutions, si l'on veut que, malgré la “ magie ”, ça fonctionne.

Le Wimax doit trouver sa place dans le panel technologique, il a des atouts pour cela, mais il va exiger, sur les territoires ruraux tout au moins, des relations renouvelées entre opérateurs et collectivités, que celles-ci disposent d'une licence ou pas. Mais aller vers un partenariat qui tisse une offre fine de services différenciés en cohérence avec une analyse de besoins et des possibilités in vivo, cela suppose sans doute une grande capacité de dialogue et des compétences accrues de part et d'autre et dans la compréhension technologique pour les uns, et dans l'aménagement du territoire pour les autres.

Télécharger le bilan complet

Voir aussi les billets publiés par Rémy Prin dans ce blog

jeudi 16 février 2006

La carte des réseaux ouverts d'initiative publique, par l'Avvica

"Alors que le Cher se concentre sur un réseau à Bourges, avec l'intention de l'affermer d'ici fin 2006, trois nouveaux réseaux s'ajoutent : Valence et Rovaltain qui sont en cours de déploiement, et la Meurthe-et-Moselle, dont le conseil général a voté le vendredi 10 février à l'unanimité le lancement d'un projet d'infrastructure départementale haut débit. Les réseaux de l'Alsace et des Pyrénées-Atlantiques sont eux désormais partiellement activés. Plusieurs fiches de réseaux ont été mises à jour suite à l'évolution des projets : Sarthe, Manche Numérique, Moselle, Bourges, Valence.

D'autres projets avancent ; le Conseil Général des Côtes d'Armor a lui aussi voté début février, pour acter le principe d'un projet départemental haut débit dont la délégation de service public sera lancée en mai prochain. Pour le réseau haut débit Rhône Alpes Sud (projet bi-départemental impliquant la Drôme et l'Ardèche) un syndicat mixte est en cours de création.

Le Loiret va activer son réseau dès fin février (premiers services commerciaux pour le dégroupage d'une trentaine de NRA) et les 150 NRA du département seront desservis pour la fin de l'année. Un site Internet spécifique a été ouvert fin janvier : www.medialys.fr"

La carte et les fiches des réseaux sont disponibles sur www.avicca.org depuis la page d'accueil.

via Artesi

mardi 7 février 2006

Egénération, le 15e Espace Public Numérique parisien

La ville de Paris a inauguré début février son 15e EPN, Egénération, situé dans le quartier de la Porte de Clignancourt (18e arrondissement). Comme neuf des quinze EPN parisiens, l'espace "Egénération" est situé dans l'un des quartiers « politique de la ville » où le taux de chômage et le nombre de RMIstes est sensiblement supérieur à la moyenne des autres quartiers. Il compte quinze ordinateurs effectivement disponibles depuis septembre 2005 et a organisé déjà près de 800 heures de formation.

Labellisé "Cyberbase" par la Caisse des Dépôts qui a participé, conjointement avec la Ville de Paris, à l'investissement initial, " Egeneration " est associé par ailleurs dans les mêmes locaux à un Point d'Accès à la Téléformation (P@T) financé par la Région et par l'Etat et qui compte également quinze ordinateurs, soit en tout trente postes utilisateurs. Deux ordinateurs sont en accès libre pour permettre aux habitants de consulter les sites d'e-administration de la Ville de Paris et de l'Etat. Par ailleurs l'EPN " Egeneration " fonctionne en réseau avec les structures locales de la Ville: l'équipe de développement local des Portes Montmartre et Clignancourt, la Mission Locale Péliard, la Maison de l'Emploi du 18e arrondissement, l'Espace Insertion 18, la Maison des Associations du passage Ramey et l'Antenne Jeunes Brisson . L'EPN travaille également en liaison avec le centre Caisse d'Allocations Familiales de la rue Belliard, les Agences Nationales pour l'Emploi Chapelle et Danrémont et les associations locales (Relais 18, le Petit Ney, Oasis 18, ARC 75, etc.).

En 2006, la Ville de Paris va consacrer un peu plus de 1 million d’euros au fonctionnement de ces structures associatives qui rencontrent un succès grandissant. Entre 2004 et 2005, plus de 110 000 personnes ont fréquenté ces structures où ont été organisées pas moins de 7100 formations surtout à destination des publics les plus défavorisés : jeunes, seniors, demandeurs d’emploi et salariés.

Sur le même sujet, espaces publics, médiations, formes nouvelles de proximités publiques, la FING organise le 28 mars prochain une journée d'étude "Services publics, Proximité et TIC", à laquelle participeront chercheurs et acteurs publics.

via Artesi

mercredi 25 janvier 2006

13 Régions candidates au Wimax à l'issue du dépot des dossiers à l'ARCEP le 6 janvier

Le 6 janvier 2006, 13 Conseils régionaux ont déposé à l'ARCEP leur candidature Wimax : Alsace, Aquitaine, Auvergne, Bourgogne, Bretagne, Centre, Corse, Franche-Comté, Haute-Normandie, Lorraine, Picardie, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes.

Je dis tout de suite qu'il s'agit toujours de candidatures communes avec les départements voire avec des agglos. Il n'y a d'ailleurs pratiquement pas eu de candidature infrarégionale. C'est un bon exemple de coopération entre collectivités, il est vrai fortement incité au départ par la procédure de l'ARCEP elle-même, mais qui a permis des rapprochements inédits entre collectivités dans le domaine des TIC, même si des tensions demeurent ici ou là.

Au niveau des associations de collectivités, la coopération a d'ailleurs été très bonne entre l'ADF, l'AVICCA, et l'ARF. Nous sommes parvenus à une position commune pour que les collectivités proposent de payer une redevance à l'euro symbolique. Pourquoi en effet irions-nous payer à l'Etat le droit de couvrir nos zones blanches et de dynamiser nos zones grises, alors même qu'il s'est désengagé de cet effort de solidarité nationale ? Autre message que nous faisons passer à qui de droit : les promesses des opérateurs privés n'engagent, c'est bien connu, que ceux qui les écoutent (cf. la BLR en 2000...), celles des collectivités engagent les élus vis-à-vis des populations et des élus locaux qui sauront les leur rappeler en temps voulu. Ne faudrait-il pas un sous-critère "crédibilité" :-) ?

Pour autant, les régions (et les départements pour autant que je le sache) maintiennent que le processus reste largement inadapté aux réalités et aux contraintes des collectivités, notamment parce qu'il les met sur les candidats privés, et leur pose des difficultés importantes. Tout reste donc encore à faire, le 1er février (date de dépôt des dossiers de soumission comparative) et surtout en juillet...

mercredi 18 janvier 2006

Le Trés Haut Débit à petits pas

Didier Lombard, PDG de France Télécom, a annoncé au cours d'une conférence de presse le 17 janvier 2006 le lancement d'un "pilote Trés Haut Débit" auprès des clients de 6 villes des Hauts-de-Seine et de 6 arrondissements de Paris. Cette expérimentation, qui se déroulera avant l'été 2006, s'appuiera sur un réseau de desserte en fibre optique déployé jusqu'au domicile du client et concernera quelques milliers de foyers. A l'issue de cette première phase, de nouveaux pilotes seront lancés, en 2007, dans d'autres agglomérations et pays.

L'offre qui sera proposée dans le cadre du pilote comprend la TV en qualité Haute Définition, la téléphonie illimitée et un accès Internet Très Haut Débit. Les clients du pilote se verront également proposer, pour la somme de 80 euros par mois, un grand nombre de services innovants à tester : la TV Haute Définition sur un ou plusieurs postes (très haute qualité d'image), la consultation de programmes TV interactifs, l'usage de la téléphonie sur IP et de la visioconférence dans des conditions optimales, le téléchargement instantané et la consultation de vidéos sur PC, sur une ou plusieurs télévisions, l'écoute de musique haute qualité, l'amélioration des services album photo, le développement de blogs vidéos, la consultation de sites commerciaux électroniques dans des conditions de rapidité et d'affichage inégalées, le stockage sécurisé des données, la création de nouveaux jeux.

Plus que l'annonce d'un investissement, modeste, c'est l'annonce par France Telecom d'un choix technologique, celui de la fibre optique, déployée jusqu'à l'abonné, et qui succcédera aux technologies xDSL. Au passage c'est aussi le choix de faire l'impasse sur le VDSL2, et la fin programmée du cuivre. «Nous arrivons au bout des capacités de la paire de cuivre», explique Didier Lombard. «Il ne serait pas raisonnable d'engager des investissements sur une technologie, le VDSL 2, dont je sais qu'elle ne va durer que deux ou trois ans». Mais pas de précipitation pour autant, «si les usages se développent significativement, à terme nous irons vers un réseau qui couvre l'ensemble du territoire», a déclaré Didier Lombard, sans pour autant s'engager sur un calendrier précis, «notre plan de déploiement sera maîtrisé et progressif, mais quand le moment sera venu pour le marché, peut être dans cinq, voire dix ans, nous serons prêts."

Cette prudence de France Télécom s'explique notamment par l'incertitude qui pèse sur la réglementation. A l'heure actuelle, les réseaux de fibre optique n'entrent pas dans le champs de régulation défini par la Commission européenne. Mais "Bruxelles finira pas se pencher sur le sujet, confie le PDG de France Télécom. Nous n'avons aucune exigence précise à ce sujet, à condition que la future régulation garantisse des conditions économiques raisonnables pour tous les acteurs."

On notera enfin la proximité, dans le temps et dans l'espace, de cette annonce avec celles de Bertrand Delanoé pour la Mairie de Paris, et de Nicolas Sarkozy pour le département des Hauts de Seine.

via La Tribune , le Journal du Net

mardi 6 décembre 2005

Axione délégataire du très haut débit à Gonfreville l'Orcher

La ville de Gonfreville l’Orcher, située dans le département de la Seine Maritime, conduit depuis déjà quelques années une réflexion importante sur le développement des nouvelles technologies de communication. Après l’étude de plusieurs dossiers, le conseil municipal a désigné à l’unanimité, à l’issue du conseil municipal du 5 décembre, la société Axione comme délégataire. La société Axione aura une double mission :

Réaliser au cours de l’été 2006 les travaux de raccordement de tous les foyers gonfrevillais à la fibre optique.

Rechercher, dans sa politique commerciale, des fournisseurs d’accès qui proposeront un catalogue de services et de tarifs disponible à partir de septembre 2006.

La ville étant classée SEVESO, le service « risques majeurs » de la mairie sera en mesure de donner l’alerte aux habitants via la fibre optique directement sur les téléviseurs. Gonfreville, n’étant couvert que très faiblement par l’ADSL, la ville a choisi de relier les 3500 foyers gonfrevillais à la fibre optique.

Grâce à la fibre optique, chaque foyer sera prévenu instantanément sur sa télévision d’un éventuel risque majeur. Les messages d’alertes pourront être ciblés, évitant aux habitants non concernés de recevoir une information qui ne les intéresse pas.

Plus d'informations

mardi 1 novembre 2005

DSP qui rit, DSP qui pleure

voir aussi :

vendredi 28 octobre 2005

Pau Broadband Country : la Florence du 3e millénaire ?

Un dossier complet et stimulant d'Internet Actu sur Pau, 3 ans après le lancement du projet "Trés haut débit', 1 an après son démarrage effectif

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jeudi 20 octobre 2005

Licences Wimax: 175 candidats déclarés, dont 67 collectivités territoriales

L’Arcep vient de publier la liste des lettres d’intentions qui lui sont parvenues au 17 octobre 2005 dans le cadre de la procédure relative à la délivrance de nouvelles autorisations pour le déploiement de réseaux de boucle locale radio.

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lundi 3 octobre 2005

L'ARCEP fait le point sur le haut débit et le dégroupage

L'autorité a fait le point, lors d'une conférence de presse le 30 septembre dernier, sur le développement du haut débit en France, et précisé les mesures qu'elle mettait en oeuvre pour accélérer le dégroupage.

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mercredi 21 septembre 2005

Lancement de la consultation pour la mise en place de l'expérimentation Wimax de Fort-de-France

Vous trouverez à cette adresse l’ensemble des informations concernant cette consultation.

Ce projet fait partie de ceux retenus et financés dans le cadre de l'appel à projets "technologies alternatives d'accès à l'internet".

Voici un rappel de ses objectifs :

"Actuellement, la seule offre internet rapide ou haut débit disponible sur le territoire est l’ADSL. L’abonnement mensuel est de l’ordre de 80 y et la qualité de service fait souvent l’objet de critiques de la part des clients. Le projet de déploiement WIMAX vise à pallier les insuffisances de l’offre actuelle en accès Internet haut débit et à stimuler de nuvelles offres qu’elles soient fondées ou non sur la technologie WIMAX; les partenaires du projet n’entendent pas établir un second monopole d’infrastructures sur le territoire de Fort-de-France; si d’autres technologies sont en mesure de concurrencer le WIMAX, la Ville de Fort-de-France en favorisera l’émergence. Au-delà de l’expérimentation, le réseau WIMAX fera l’objet d’offres d’interconnexion à d’autres opérateurs dans des conditions non discriminatoires.

La Ville estime que la réduction des fractures mentionnées ci-dessus et en général l’amélioration des conditions économiques, sociales, éducatives, culturelles et touristiques sur son territoire passe par la mise en place d’offres d’accès Internet à haut débit à un coût abordable pour l’ensemble des ménages, des entreprises et administrations, de manière à libérer le développement des usages et des contenus créateurs de valeur ajoutée, notamment en direction des populations et quartiers les plus défavorisés de Fort-de-France."

jeudi 18 août 2005

un peu de fromage?

Revoici la vallée d'Aspe après deux mois de "tourisme et de vie pastorale". Les touristes et résidents secondaires reprennent progressivement la route du retour et nous, nous reprenons les ordinateurs pour donner quelques nouvelles.

En ce qui concerne le réseau, ça roule outre un peu de végétation qui a entravé les connexions en juillet. Et la vie autour du réseau nous étonne toujours autant. Jugez-en par vous même: www.haute-aspe.net

Les connectés se sont lancés dans un nouvel exercice. 6 bénévoles ont filmé la Fête du fromage pour la mettre sur le net. C'est une grande fête qui a lieu le dernier dimanche de juillet à Etsaut. Ils ont filmé, monté, encodé et mis sur le site. Un plateau TV a même été organisé par cette équipe avec des invités sur le thème du pastoralisme. Et ils se sont très bien débrouillés. Donnez-nous votre avis...

Ils prévoient maintenant de poursuivre l'aventure avec une TV locale. A suivre donc...

C'est encore un effet secondaire du réseau haut-débit sur nos villages!!!

mercredi 13 juillet 2005

Wimax : les régions revendiquent qu’une des deux fréquences disponibles sur leur territoire leur soit attribuée

Dans une lettre adressée au Premier Ministre, Dominique de Villepin, les régions proposent que leur soit attribuée une des deux fréquences Wimax disponibles sur leur territoire, afin de garantir une cohérence territoriale dans le déploiempent du haut débit notamment sur les zones d’ombre télécom (dites "zones blanches").

Les régions revendiquent l’attribution d’un des deux duplex de fréquences Wimax disponibles sur leur territoire. Telle est le principal objet de la lettre que l’Association des Régions de France (ARF) vient d’adresser à Dominique de Villepin. L’objectif est de redonner une dimension politique au débat qui anime en ce moment l’Arcep, les collectivités territoriales et le monde des opérateurs de télécommunications sur les mécanismes d’attribution des fréquences Wimax : « Il nous paraît à la fois légitime et cohérent que l’une des deux fréquences ouvertes cette année puisse être gérée par les collectivités » souligne Alain Rousset, le président de l’ARF et cela, « dans un souci d’aménagement numérique du territoire et de cohérence avec les politiques déjà engagées dans chaque région » ajoute-t-il. L’initiative arrive à un moment charnière puisque le feu vert définitif doit être donné dans les prochains jours au dispositif proposé par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes)...

La suite sur l'o-tan (Observatoire des administrations et territoires numériques)

mercredi 29 juin 2005

Les sons du 20 juin

Je vous propose d'entendre, en léger différé, les interventions des participants de la table ronde consacrée au "Bilan des expérimentations de technologies alternatives", avec, par ordre d'apparition :

Vous devez disposez d'un lecteur RealPlayer pour écouter ces interventions.

Alexis Mons a publié sur son blog ses impressions (billet 1, billet 2) à l'issue de la manifestation du 20.

mardi 21 juin 2005

Documents de la journée du 20 juin

Ci-dessous les premiers documents téléchargeables, distribués ou présentés hier aux participants de la 2e journée "Haut débit et territoires" :

  • Intervention de Gabrielle Gauthey, membre du Collège de l'ARCEP (ex ART),
  • Présentation de DORSAL, Service Public du haut-débit en Limousin,

Je vous rappelle également qu'un excellent compte-rendu de la journée a été réalisé en direct par Thomas Gee, de Canard Wi-Fi.

vendredi 17 juin 2005

Haut débit et territoires 2005

Avec l’amélioration de la couverture ADSL de la France et le développement d’offres commerciales diversifiées et offensives, on a pu croire que le sujet de l’intervention des territoires dans les infrastructures était amené à s’estomper. Au vu des dynamiques qui s’expriment, il n’en est rien : les initiatives locales vivaces et instructives, comme les projets structurants en cours d’émergence dans plusieurs régions et départements, attestent d’une volonté de maîtrise, par un grand nombre de territoires, de leurs infrastructures, mais aussi d’un besoin constant d’échange sur les alternatives technologiques, les modèles juridiques et économiques, les opportunités territoriales. Car à mesure qu’émergent les stratégies de « territoires numériques », la question des réseaux est chaque jour davantage une question de projet territorial, qui ne se résume pas à la simple couverture, mais s’enrichit d’une offre de services et de plateformes pour les porter, et qui mobilise un cadre partenarial, une gouvernance, une vision collective.

L'organisation d'une première journée de rencontre et d'échanges le 25 juin 2004 avait déjà permis de mesurer l'intérêt et les attentes que la question du haut débit dans les territoires suscite auprès des acteurs concernés. Ce fut l'occasion de présenter un premier panorama des solutions techniques alternatives en matière de haut débit et de donner la parole aux porteurs de projets et d'expérimentations retenus dans le cadre de l'appel à projets commun organisé par le Ministère de la Recherche, la DATAR et la Caisse des Dépôts.

La FING a prolongé ces échanges, au travers d’une rencontre sur l’économie des réseaux, en octobre 2004, et de l’animation du blog « Hauts débits et territoires », qui permet depuis lors à de nombreux acteurs des projets territoriaux d’échanger sur leurs expériences, leurs interrogations, leurs réalisations. Cette nouvelle journée est la poursuite de ces travaux. Elle poursuit un double objectif : dresser le bilan, un an après, des 57 projets retenus dans le cadre de l'appel à projets « Technologies alternatives » ; faire un point détaillé sur les expérimentations de technologies alternatives d'accès internet en cours, certaines d'entre elles ayant fait l'objet d'une présentation détaillée l'année dernière.

Trois temps rythmeront cette journée. Le premier nous permettra de dresser une photographie du haut débit dans les territoires sous l'angle de sa géographie, avec la participation de l'Observatoire Régional des Télécommunications, sous l'angle juridique et réglementaire avec les analyses et commentaires de Gabrielle Gauthey, membre du collège de l'ARCEP et enfin sous l'angle technologique avec une synthèse de Jean-Michel Cornu, Directeur scientifique de la Fing, des évolutions en cours et à venir dans ce domaine. Les douze derniers mois ont été riches en événements de toute nature : annonce de performances nouvelles obtenues en laboratoire ou sur le terrain, dégroupage à la sous-boucle locale, modalités d'attribution des licences WiMAX... La lisibilité et la mise en perspective de ces évolutions technologiques et réglementaires constituent un point de départ nécessaire aux débats que cette journée veut susciter.

Nous dresserons dans un second temps un bilan d'étape, un an après, des 57 projets retenus dans le cadre de l'appel à projets « Technologies alternatives ». Dans cette perspective nous publions dans ce dossier les premiers résultats d'une enquête auprès de 24 responsables d'expérimentations, sur les performances des technologies déployées, les points de blocage rencontrés et les enseignements qu'ils en tirent. Une table ronde, qui réunira plusieurs de ces mêmes porteurs de projets, nous confrontera aux réalités plurielles du terrain, racontées par ceux qui la vivent. Nous publions également dans ce dossier les bonnes feuilles du blog « Haut débit et territoires », que la Fing a mis en place à la rentrée 2004. L'objectif initial, suivre au jour le jour les expérimentations de technologies alternatives, a été atteint, en qualité sinon en quantité. Ce que nous n'avions pas prévu, en revanche, et pour notre plus grand plaisir, c'est la manière dont la communauté des lecteurs-contributeurs du blog, quelques centaines de personnes à ce jour, lui a progressivement donné de nouvelles orientations éditoriales en s'emparant par exemple de l'actualité du haut débit, fort riche en événements ces derniers temps, ou encore en participant aux débats théologico-technologiques en cours dans le milieu. Ce blog reste bien entendu ouvert à tous les porteurs et acteurs de projets haut débit.

Le troisième temps de la journée sera celui du débat avec deux séquences, la première sur l'économie des réseaux territoriaux, sur les différents modèles économiques disponibles, et au-delà sur les conditions de leur pérennité, la seconde pour susciter un partage d’expérience et une réflexion sur le rôle des territoires en matière de services et d’usages.

Paysage en bataille

Le paysage du haut débit territorial accuse une évolution rapide et parfois surprenante. En l'espace de douze mois de nombreux événements de toute nature ont participé à sa transformation. Les technologies poursuivent la progression annoncée de leurs performances, on a vu apparaître les derniers avatars du xDsl, adsl+, Adls2 ou encore Re-Adsl, le processus de normalisation du WiMAX se précise, le Wi-Fi version 802.11n pointe son nez, de nouvelles offres FTTx ou Vdsl ont vu le jour, le satellite et le CPL n'étant pas en reste. Certaines de ces évolutions ne sont pas sans effets collatéraux, l'offre Re-Adsl, par exemple, qui, en permettant de rallonger la portée du signal, oblige certains projets à revoir le périmètre d'expérimentation, certaines portions de territoire accédant du coup à l'éligibilité, passant ainsi de la zone blanche à la grise, voire à la noire.

De grandes manoeuvres territoriales ont été lancées sur le théâtre d'opérations ouvert par l’adoption de l’article L1425-1 du Code général des collectivités territoriales. Un nombre croissant de Régions, Départements, agglomérations et structures intercommunales s'est rangé sous l'étendard de la DSP, la délégation de service public. Au terme d'une procédure souvent longue et rigoureuse, plusieurs d'entre elles ont abouti et désigné leur délégataire. C'est le cas des départements de l'Oise, des Yvelines, de la Sarthe, des Pyrénées Atlantiques, de la Région Limousin ou encore de l'Alsace. Au mois de juin 2005, on compte 49 projets de DSP en cours dont 21 délégataires ou gestionnaires déjà retenus. Ces collectivités ont choisi de concevoir elle-même la stratégie haut débit de leurs territoires pour les années à venir. On notera que le montant de l'investissements public dans les réseaux sera équivalent à l'ensemble des investissements des nouveaux opérateurs depuis l'ouverture du marché des télécoms à la concurrence.

L'opérateur historique, de son coté, multiplie les intiatives, avec la charte du « Département innovant », signée par 70 Conseils Généraux, l'ambitieux plan ZAE, équipement en très haut débit de 2 000 zones d'activités économiques recensées sur l'ensemble du territoire, zones ciblées aussi par les territoires engagés dans des stratégies autonomes, sans oublier le plan « Haut débit pour tous ». Ce dynamisme commercial force le respect, et l'ombre portée de l'opérateur historique s'étend sur tout le théâtre d'opérations.

Le recours non suspensif déposé par le même opérateur contre Dorsal, le syndicat mixte chargé de préparer la DSP pour la réalisation et l’exploitation du réseau régional haut débit du Limousin, a cependant inquiété, et même parfois révolté, la communauté territoriale, et l'on peut s'interroger sur les motivations de cette décision. Ce n'est pas l'irruption d'un nouvel acteur dans la partie, en la personne du contribuable héraultais, qui rassurera. L'annulation par le Tribunal Administratif de Montpellier de la délibération du Conseil Général de l’Hérault attribuant la construction et l’exploitation du réseau haut débit départemental au groupement LdCollectivités-Sogetrel, après le référé déposé par l'association des contribuables héraultais, en a surpris plus d'un. Le Conseil Général va saisir le Conseil d'Etat qui devrait se prononcer rapidement. Souhaitons que cette guérilla juridique ne reste que ce qu'elle est pour l'instant, un épiphénomène.

Ces rapports de forces sont partie intégrante des dynamiques à l’oeuvre. Pour l’heure, une question déterminante est celui du passage à l’échelle, et du bon usage de l’innovation, territoriale et industrielle, en un mot, de la fertilité des démarches des pionniers et des expérimentateurs au service des modèles d’aménagement et de services qui pourront progressivement être construits; une autre est celle de la répartition des rôles, et de la capacité des acteurs publics à être en position d’initiative et de vision stratégique, et non seulement de laisser-faire face à l’offre des opérateurs. Cette montée en cohérence des politiques publiques va dans le sens de l’intérêt général, y compris celui des opérateurs télécom et des industriels, qui s’engagent aujourd’hui de plus en plus nettement sur les champs d’innovation de services et de valeur ajoutée. Les échanges de cette journée permettront, nous l’espérons, de mieux comprendre les modalités de cette nouvelle donne.

Jacques-François Marchandise et Thierry Marcou

lundi 13 juin 2005

Journée "Haut débit et territoires" du 20 juin : programme détaillé

9h30 : Point sur la progression du haut débit dans les territoires, réalisé et présenté par l'Observatoire Régional des Télécommunications (ORTEL).

10h00 : Evolutions des technologies du haut débit, par Jean-Michel Cornu, Directeur scientifique de la Fing

10h30 : Point sur l'actualité réglementaire par Gabrielle Gauthey, membre du collège de l'ARCEP

11h00 : Bilan des expérimentations réalisées dans le cadre de l'appel à projets "technologie alternatives". Table ronde animée par Philippe Parmantier (Fing) avec: 

  • Francis Forgeard-Grignon, Pays de Saintonges,
  • Philippe le Grand, Manche numérique,
  • Pierre-Yves Pose, Haute Vallée d'Aspe,
  • Mr Guillotin, Pays Chartrain,
  • Jean-Louis Marrot, Région Midi-Pyrénées,
  • Guy Fréry, Inforoutes de l'Ardèche,
  • Catherine Dumas, SIPPEREC,
  • Pierre Traineau, ALTERMED

12h30 : Présentation du nouvel appel à projet Datar "Usages et services haut débit" par Alain Ducass (DATAR).

13h00 : Déjeuner sur place

14h30 : Economie des réseaux. Table ronde animée par Stéphane Lelux (Tactis) avec :

  • Gilles le Blanc, directeur du Cerna (Ecole Nationale Supérieure des Mines),
  • Thierry Penard, Université Rennes 1,

15h45 : Stratégies des territoires, table ronde animée par Jacques-François Marchandise (Fing) avec :

  • Région Limousin,
  • ARF (Assemblée des Régions de France),
  • CDC.

17h : Conclusions

Un atelier spécifique "Questions/réponses appels à projets" animé par la Datar se déroulera en début d'après-midi (14h/15h). Il est ouvert à tous ceux qui souhaitent répondre dans les meilleures conditions aux appels à projets et usages en cours et à venir.

Pour vous inscrire à la journée du 20 juin : http://www.fing.org/index.php?rubrique=journee_20juin

mardi 31 mai 2005

Avant-programme de la 2e journée "Haut débit et territoires" du 20 juin à Paris

Voici, en exclusivité pour les lecteurs du blog, l'avant-programme de la 2e journée "Haut débit et territoires", organisée par la Fing avec le soutien du Ministère de la Recherche et de la Caisse des dépôts et consignations, et qui aura lieu le 20 juin prochain à Paris, dans les locaux de l'ESCP:

  • 9h30 : Point sur la progression du haut débit dans les territoires, réalisé et présenté par le cabinet Tactis.
  • 10h00 : Evolutions des technologies du haut débit, par Jean-Michel Cornu, Directeur scientifique de la Fing.
  • 10h30 : Point sur l'actualité réglementaire, par Gabrielle Gauthey, membre du collège de l'ARCEP (ex ART).
  • 11h00 : Bilan des expérimentations réalisées dans le cadre de l'appel à projets "technologie alternatives".Table ronde animée par Philippe Parmantier, avec la participation des porteurs de projets suivants :Pays de Saintonges, Manche numérique, Haute Vallée d'Aspe, Pays Chartrain, Région Midi-Pyrénées, Inforoutes de l'Ardèche.

  • 13h00 : déjeuner sur place.

  • 14h30 : Economie des réseaux. Table ronde animée par Stéphane Lelux.
  • 15H45 : Stratégies des territoires. Table ronde animée par Jacques-François Marchandise
  • 17h00 : Présentation du nouvel appel à projet Datar "Usages et services haut débit".
  • 17h30 ; Conclusion, Ministère de la Recherche.

Nous vous tiendrons informé des évolutions qui seront apportées au programme de cette journée. Nous publierons notamment la liste des intervenants dès qu'elle sera complète. Nous vous invitons à nous faire part de toutes vos suggestions et remarques sur l'organisation et le programme de cette journée.

Pour celles et ceux qui ne seront pas présents le 20 juin, publiez ici vos questions et observations, le blog est là pour ça.

rappel : inscription (gratuite) en ligne

jeudi 26 mai 2005

Wifi Quercy, rencontre WiFi associatif et professionnel 4 et 5 juin

Décidemment, le mois de juin est propice aux réunions et autres "comices Internet".

Nous vous informons donc avec plaisir de la rencontre organisée par WiFi Quercy le samedi 4 et dimanche 5 juin à Saint Cernin-Lauzès (46360, Lot, Midi-Pyrénées).

plus d'infos

mercredi 18 mai 2005

Actualités de la Fing : 2e journée « Haut débit et territoires », Université de printemps

2e journée « Haut débit et territoires » le lundi 20 juin 2005 à Paris.

Après le succès de la première édition, la Fing et le Ministère de la Recherche organisent le lundi 20 juin 2005 à Paris la 2e journée « Haut débit et territoires ».

Cette manifestation sera bien sur l'occasion de dresser le bilan, un an après, des 57 projets retenus dans le cadre de l'appel à projets « Technologies alternatives ». La Fing réalisera à cette occasion une enquête auprès des responsables en charge de ces projets afin d'en mesurer leur progression, d'identifier les freins ou points de blocage et d'en tirer les premiers enseignements.

Elle permettra également de :

  • Mesurer la progression du haut débit dans les territoires, notamment à partir des données et cartes de l'« Observatoire des territoires ».


  • Faire le point sur l'évolution des technologies (CPL, WiMAX, Wi-fi, adsl2, xdsl, fibre optique), de l'offre des fournisseurs et des modalités réglementaires de leur déploiement. La lisibilité et la mise en perspective de ces évolutions technologiques et réglementaires constituent un point de départ nécessaire aux débats que cette journée veut susciter.


  • Esquisser un premier bilan des conditions d’application sur le terrain du cadre réglementaire, après les évolutions votées en 2004.


  • S'interroger sur l'économie des réseaux territoriaux, sur les différents modèles économiques disponibles, et au-delà sur les conditions de leur pérennité.


  • Susciter un partage d’expérience et une réflexion sur le rôle des territoires en matière de services et d’usages. La journée donnera la parole aux porteurs de projets plus particulièrement impliqués dans ces problématiques de contenus, d'usages et de services. Elle fournira également l’occasion de présenter le nouvel appel à projets « Usages du haut débit » de la Datar.


Cette 2e journée « Haut débit et territoires » est gratuite. L'inscription est nécessaire pour y participer.

Elle se déroulera comme l'année dernière dans les locaux de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP-EAP).

Les entreprises souhaitant être présentes lors de cette journée peuvent contacter Véronique Routin, de la Fing.

Plus d'informations

"Innovation et Internet", 3e Université de printemps de la Fing, 8, 9 et 10 juin 2005, Aix-en-Provence (La Baume)

Pour sa troisième édition, l'Université de Printemps convie acteurs et chercheurs à réfléchir autour du thème "Innovation et Internet".

- Quelles sont les caractéristiques, les opportunités, les risques, les illusions d'une économie fondée sur l'innovation ? Quel rôle l'internet joue-t-il dans cette économie ?

- En quoi l'internet et le numérique transforment-ils les dynamiques et les processus d'innovation ?

- A l'inverse, comment l'acquis des recherches et des " bonnes pratiques " en matière d'innovation peut-il aider les innovateurs de l'internet ?

Voici quelques-unes des interrogations qui seront abordées ensemble pendant cette Université de Printemps.

Plus d'informations et inscription

samedi 14 mai 2005

Le blog "monputeaux.com" a besoin de votre soutien

Le blogueur de monputeaux.com est poursuivi en diffamation par La Mairie de Puteaux après la publication en avril 2004 sur son blog d'un article du «Parisien» assorti d'un commentaire. Le "Parisien" est également poursuivi. L'audience a lieu le 21 juin prochain.

La municipalité a déjà mobilisé 27 000 euros en honoraires d'avocats, Christophe Grébert, le blogueur en question, a un peu de mal à suivre. D'où l'idée de lancer un appel à solidarité sur son blog (don en ligne avec le système de paiement Paypal), que nous relayons bien volontiers. Il a déja recueilli plus de 1 000 euros.

On attend avec curiosité le jugement qui sera rendu dans une affaire qui associe, c'est sans doute une première, un organe de presse "traditionnel" et un blog "citoyen" au même banc des accusés.

lundi 9 mai 2005

Actualités régionales

Les régions font l'actualité à plus d'un titre en ce moment.

Après avoir rappelé officiellement,par la voix de l'ARF, leur position sur le développement des réseaux et des services à haut débit, dans un texte qui rappelle l'Etat à ses devoirs et engagements, notamment sur le fait d'abonder le fonds de soutien au déploiement du haut débit, créé par le CIADT de décembre 2003, les régions se trouvent confrontées à un imbroglio juridique , fondé sur la circulaire d’application de l’article L. 1425-1 du Code général des collectivités territoriales qui définit des conditions assez restrictives en matière d’achat par des organismes publics de services de connexion à l’internet, et qui en l'état les empéche de renouveler les financements, souvent importants, qu'elles consacrent aux réseaux de la recherche et de l'enseignement supérieur (voir sur ce point l'étude réalisée pour l'ART sur les réseaux régionaux). En clair, les régions devraient se concentrer sur les lycées dont elles ont la charge au détriment des établissements d'enseignement supérieur et de recherche, qui bénéficiaient largement de leur soutien jusqu'à aujourd'hui.

Sur un autre front, les régions doivent s'attendre à des contre-offensives juridiques, à l'image de celle déclenchée par France Telecom à l’encontre de Dorsal, le syndicat mixte, chargé de préparer la DSP pour la réalisation et l’exploitation du réseau régional haut débit du Limousin (Dorsal regroupe les départements de la Creuse, de la Corrèze et de la Haute Vienne et les agglomérations de Limoges, Brives et Tulle). Cette bataille peut même prendre la forme d'une guérilla, avec commando spécifique, comme on le voit actuellement dans l'Hérault avec l'association des contribuables de ce département, qui a obtenu un premier succès avec la suspension par le tribunal administratif de la délibération du Conseil Général de l’Hérault attribuant la construction et l’exploitation du réseau haut débit départemental au groupement LdCollectivités-Sogetrel.

Pendant ce temps là France Telecom se met en 30 (3x10) pour séduire les collectivités. Délaissant le terrain des infrastructures, FT, qui se présente désormais comme un opérateur intégré, pilonne celui des services pour offrir aux collectivités 30 services innovants, répartis dans 3 univers de besoins (gestion interne, services aux citoyens, développement local), avec une mise en place progressive de 2005 à 2007. Ce discours, qui est un concentré de la puissance marketing de l'opérateur historique, est de nature à séduire bien des élus désorientés par la nature des débats actuels. Il ne faudrait pas laisser FT occuper seul ce terrain.

via l'o-tan

samedi 30 avril 2005

Un ''guide de bonnes pratiques pour le recours aux courants porteurs en ligne''

Le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie publie, sur le site www.telecom.gouv.fr ce guide élaboré par la DGE (Direction Générale des Entreprises) et la DGEMP (Direction Générale de l'Energie et des Matières Premières). Il "permet d’apporter à tous les acteurs intéressés par le développement des CPL des éléments d’analyses de nature technico-économique et juridique conformément au mandat du CIADT".

via CPL France

mardi 26 avril 2005

Wimax : le débat

Le Wimax alimente les débats, qu'il s'agisse des expérimentations menées en ce moment, dont certaines sont décrites dans ce blog, de ses performances annoncées ou encore de sa mise en oeuvre juridique et réglementaire.

Rafi Haladjian propose sur son blog une contribution stimulante, "Pour en finir (une bonne fois pour toutes ?) avec le WIMAX" dans laquelle il expose toutes les raisons pour lesquelles il ne croit pas au Wimax :

  • le Wimax n'existe pas, seul existe du pré-Wimax, testé par un petit nombre d'utilisateurs soumis à autorisation ; le wi-fi existe de "Shenzen jusqu’au Col-du-Bonhomme (67)".
  • "Le WIMAX, en terme de performances n'est qu'un jouet cher pour des opérateurs qui ne conçoivent pas de pouvoir utiliser des technologies accessibles au commun des mortels."
  • "Il faut faire du Wi-Fi parce qu’il y a des utilisateurs potentiels qui ont l’équipement abordable qu’il faut. Il ne faut pas faire de WIMAX parce qu’il n’y a pas d’utilisateurs équipés et qu’un éventuel équipement coûtera très cher."
  • Le Wimax est "top-down", le wi-fi est "bottom-up".
  • "Les qualités intrinsèques d’une technologie ne sont que secondaires et finissent, après coup et par nécessité par être améliorées. La prolifération prime sur la qualité..."

Bonne lecture donc, et débat à suivre.

Sémiologue de formation, Rafi Haladjian a consacré toute sa carrière aux réseaux et à leurs usages. Acteur du paysage télématique français dès 1983, Rafi Haladjian fonde en 1994 FranceNet, premier opérateur internet en France. En 2003 Il fonde Ozone, premier opérateur du Réseau Pervasif et co-fonde Violet, qui met au point des technologies et des produits d'Intelligence Ambiante (pour en savoir plus lire cet article récent publié sur le site de la Fing).

jeudi 14 avril 2005

ACH34 VS CG34

La décision du tribunal administratif de Montpellier, qui a rendu le 1er avril 2005 une ordonnance de référé suspendant la délégation de service public attribuée à LDCollectivités (Neuf Télécom) pour la constitution d’un réseau départemental haut débit, fait débat.

Pour le poursuivre nous vous suggérons la lecture de ce billet rédigé par un blogueur juriste : "de la fierté d'être ignorant".

Pour rester équilibré vous pouvez aussi jeter un oeil sur le site de l'ACH34, l'Association des contribuables de l'Hérault qui a saisi le tribunal administratif de Montpellier.

mercredi 13 avril 2005

Première solution française de Mesh network

La société Luceor expérimente la première solution française de WiFi-mesh network en complément du Wimax. Cette expérimentation est (ajout) menée en Picardie dans des communes rurales et en milieu urbain et soutenue par la Datar.

Luceor a mis au point cette première solution française de Mesh avec Paul Mühlethaler, co-auteur du standard mondial Mesh OLSR de l’IETF (Internet Engineering Task Force), directeur de recherche à l’INRIA, et avec Télécom Paris.

En savoir plus et lire le communiqué de Luceor.

lundi 11 avril 2005

Wimax et 100 mégas FTTH à Paris

Paris va bénéficier dans les prochains mois d’expérimentations d’offres très haut débit :

  • Wimax, avec TELCITE, filiale de la RATP : Un projet Wimax expérimental sur une partie de Paris et de l’Est Parisien devrait être lancé dans les prochains jours. Le promoteur du projet Naxos/Telcité filiale de la RATP et détentrice d’une licence opérateur, s’est donné pour objectif d’étudier l’impact de cette technologie en milieu urbain dense, dans la continuité des expérimentations Wi-fi sur la ligne du 38. L’expérimentation devrait s’achever à la fin du premier semestre.
  • FTTH 100 mégas avec CITEFIBRE : selon la Lettre des Télécommunications du groupe Les Echos, le jeune opérateur alternatif français s’apprête à lancer sur Paris une offre d’accès par "FTTH" (fibre optique jusqu’au domicile) à un débit symétrique pouvant atteindre 100 Mb/s. Cette offre à très haut débit FTTH pourrait être facturée aux alentours de 70 euros par mois.

via l'o-tan (observatoire des territoires et administrations numériques) et neteconomie

mercredi 30 mars 2005

Expérimentation Satellite / wifi en Combrailles

Les Combrailles lancent leur appel d'offres

Read next

vendredi 25 mars 2005

La Wi-Generation : WiMedia (WUSB), Wi-Fi, WiMax (WDSL), Wi-Mobile

Avant le monde était simple, les réseaux informatiques s’occupaient des réseaux locaux (LAN) et les réseaux télécom avaient en charge les réseaux distants (WAN). Progressivement sont apparus d’autres niveaux et les deux cultures ont du apprendre à échanger plus entre elles, bien que les solutions proposées soient encore très différentes...

Lire la suite de cet article limpide et éclairant de Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fing, publié dans Internet Actu, en grignotant quelques morceaux de chocolat.

mercredi 23 mars 2005

Haut débit: France Télécom attaque la région Limousin

Information transmise par Alexandre Modesto sur son blog : http://b0op.com/blog/tb.php?id=2251

C'est une première en France. N'ayant pas été retenu pour équiper la région Limousin en haut débit, France Télécom attaque l'organisme de délégation public chargé du projet pour vice de forme.

Voir l'info sur yahoo

lundi 14 mars 2005

Lancement de l’expérimentation Wimax en Vals de Saintonge

A partir de début avril 2005 et durant cinq mois, un réseau expérimental haut débit sans fil composé de deux stations de base et d’une trentaine de sites de test, va permettre d’évaluer les performances de la technologie Wimax en milieu rural.

L'expérimentation Wimax et ses objectifs

Le 24 mars prochain, la réunion du comité de pilotage marque le lancement de l’expérimentation sur le terrain, jusqu’au 31 août 2005. Une station de base principale, implantée au pylône des Essouverts près de St-Jean d’Angély, est en liaison point à point avec une micro-station de base distante de 15 Kms environ. Les sites de tests permanents (entreprises, collectivités et quelques particuliers) sont répartis autour de ces deux stations. Deux équipements d’accès sont « volants » et seront utilisés sur tout le territoire pour évaluer la portée effective des stations de base...

Il s’agit de tester dans un environnement rural peu dense, les performances réelles de la technologie Wimax encore émergente : portée en ligne de vue et non ligne de vue, options de qualité de services, souplesse de fonctionnement, montée en charge…etc.. Les résultats seront communiqués en priorité au Conseil Général de la Charente-Maritime qui doit déployer un réseau d’accès haut débit, mais aussi aux autres territoires, le projet étant également supporté par la DATAR dans le cadre de l’appel à projets sur les technologies alternatives d’accès haut débit...

Le Pays des Vals de Saintonge couvre 25% du nord-est du département de la Charente-Maritime, pour seulement 9% de sa population (53 000 habitants sur 117 communes). Le Pays est maître d’ouvrage de l’expérimentation et joue un rôle actif dans sa mise en oeuvre.

Nous suivrons bien entendu l'actualité de cette expérimentation, avec je l'espére, des billets dans ce blog rédigés par les responsables du projet.

vendredi 11 mars 2005

L'attribution des licences Wimax se passera d'enchères

Attribuer les licences Wimax au plus offrant est contraire au code des postes et des communications électroniques, conclut un rapport commandé par l'ART. Le régulateur des télécoms doit trouver un autre dispositif.

«À la lumière de ce document (cf. billet précédent), l'ART va, en concertation avec l'ensemble des acteurs, réexaminer le dossier des conditions d'attribution des licences de boucle locale radio pour suivre les conclusions du rapport du président Labetoulle», indique le régulateur.

De nouvelles propositions, a priori multicritères, seront présentées en juin prochain à la Commission consultative des radiocommunications (CCR), qui regroupe des opérateurs, des utilisateurs, et des personnalités qualifiées, dont notamment des représentants d'équipementiers en télécommunications. Les conditions définitives d'attribution des licences Wimax devraient être validées en fin d'année.

source : zdnet

mercredi 9 mars 2005

ART : licences BLR et collectivités locales

L'Autorité publie une expertise juridique du président Labetoulle sur les conditions dans lesquelles les collectivités locales pourraient se voir attribuer des licences de boucle locale radio.

lire le communiqué de presse

lire le rapport

mardi 15 février 2005

Le dégroupage à la sous-boucle locale - 2

Voici le commentaire que Florent Gilles a posté sur le blog de l'ART à propos de leur billet sur Le dégroupage à la sous-boucle locale ( au sous-répartiteur).

Nous le publions ici en billet, après que Florent nous l'ait suggéré, afin de lui donner encore plus de visibilité, et peut-être des idées à d'autres personnes.

"De nouveau se posent les problèmes intrinsèques aux technologies Haut Débit sur Cuivre, les xDSL.

Il faudrait expliquer clairement l'intérêt qu'il y a à privilégier le xDSL pour la transmission d'informations à haut débit et la fourniture de services sur ces média, sachant que :

- l'accès physique à la boucle locale cuivre est un imbroglio sans nom (demandez aux internautes ADSL dépendants du NRA DID75 ce qu'ils en pensent, et imaginez ce que ça sera au niveau des sous-répartiteurs vu qu'il y en a 120 000)

- les procédures administratives, techniques, sont de moins en moins compatibles avec des offres grand public : l'accès au dégroupage total toujours... inaccessible sans abonnement initial à FT; ce même dégroupage total qui nécessite deux mandats *papier*, à l'époque où l'électron est Roi; les décablages sauvages; les procédures du GAMOT qui prennent des semaines; les "expertises contradictoires" dignes de procédures entre grands comptes qui nécessitent la présence de deux techniciens de sociétés différentes, en regard à l'accès concerné qui est facturé 30 euros par mois, parfois 2 fois moins;

- ces technologies atteignent déjà leurs limites (l'intermodulation entre lignes ADSL et lignes VDSL n'est pas une légende), sont inégalitaires par nature (le "très haut débit" uniquement pour les lignes courtes, impossible pour les plus longues), privilégient un débit asymétrique (le VDSL plafonne à 2Mbits) alors que de nouveaux usages démontrent déjà qu'il faudra toujours plus (photo numérique, vidéo numérique, vidéoconférence, télévision locale, pour la famille, les amis, la collectivité)

- que ces technologies s'appuient sur une infrastructure appartenant à une entreprise privée qui multiplie les procédures pour ne pas voir cette manne lui échapper (voir à ce sujet la réaction puérile du syndicat SUD à la décision du Conseil Général de l'Hérault de ne pas choisir la solution "Département Innovant" de France Telecom)

- alors qu'il annoncé que la présence de la fibre est nécessaire pour la collecte du trafic, et donc que cette fibre existe/sera posée à proximité des zones qui seront couvertes par les sous-répartiteurs concernés

Pourquoi ne pas privilégier une architecture publique basée sur la fibre optique (épaulée par de l'Ethernet 100 Mbits voir + pour l'accès résidentiel si non optique), pérenne, extensible, apte aux évolutions technologiques pendant de nombreuses années (la longueur d'onde des lasers ne cesse de diminuer et les débits d'augmenter), tout ceci en s'affranchissant de nombreux inconvénients (insensibilité aux perturbations électromagnétiques, à la distance, à la prédation économique,

Des initiatives locales, dans différentes communes, même aux moyens modestes (les pays nordiques ont montré la voie à suivre), prouvent, si besoin était, que se focaliser sur le cuivre de nos lignes téléphoniques n'est pas une démarche cohérente, citoyenne, équitable et égalitaire.

Reste à trouver un organisme public qui saura impulser l'élan nécessaire pour rallier les volontés locales, les initiatives citoyennes, susciter au niveau national une prise de conscience, œuvrer pour que le vrai haut débit pour tous, maintenant, ne soit pas qu’une promesse que font miroiter les industriels en quête de clients mais une réalité de terrain."

jeudi 27 janvier 2005

Que sont les "nanotechnologies"?

Pouvez-vous m'éclairer sur ce nouveau terme associé à nanosciences?

Et dans un domaine beaucoup plus léger, ne manquez pas la webcam aujourd'hui, la vue est magnifique!

mardi 25 janvier 2005

Des hot-spots espions ?

Pour se faire (un peu) peur, ce billet relevé dans Internet Actu :

''Phil Nobles, de l’université britannique de Cranfield, a identifié le nouveau risque majeur de Wi-Fi : de “faux” hot-spots publics et gratuits, installés dans l’intention d’écouter le trafic de leurs utilisateurs, de pénétrer dans leur machines ou même dans les réseaux de leurs entreprises.

Ces hot-spots espions ont un nom de baptème : les “jumeaux maudits” (evil twins). Ont-ils une réalité ou s’agit-il d’une idée qui pourrait un jour s’avérer juste ? Nobles ne le précise pas, mais News.com indique que l’idée avait déjà été évoquée par un autre institut en 2002. Le blog “Wi-Fi Networking News” cite également un test mené en mai 2004 par la société AirDefense, spécialisée dans la sécurisation des réseaux sans-fil, qui recensait plusieurs accès “ouverts” d’aspect douteux. De bonnes raisons, en tout cas, de faire attention à la sécurité de ses échanges sans -fil.

Notons par ailleurs que selon Parks Associates, le nombre de réseaux domestiques sans-fil dépasse désormais celui des réseaux Ethernet classiques aux Etats-Unis.''

mardi 4 janvier 2005

Le groupe de travail "usages ruraux de l'Internet"

Comme vous avez déjà pu le constater, le groupe de travail "usages ruraux de l'Internet" de la Fing a rejoint notre équipe de contributeurs.

Ses animateurs, Jean-Michel Cornu et Arnaud Klein, partageront avec nous les expériences, réflexions et travaux du groupe autour des technologies alternatives : infrastructures, aspects juridiques, outils coopératifs, commerces ruraux...

Voir la présentation du groupe et son wiki. Je profite de ce premier billet 2005 pour présenter mes meilleurs voeux à tous nos contributeurs, commentateurs et lecteurs.

mardi 14 décembre 2004

Licences WiMax aux enchères

L'ART a décidé d'attribuer les deux licences WiMax dans les bandes 3,4 à 3,8 GHz par enchères. Cinquante-neuf acteurs ont contribué à la consultation publique sur la boucle locale radio dans la bande 3,4 à 3,8 GHz lancée cet été. Merci à Thomas GEE de canardwifi qui nous a signalé cette info.

Vous pouvez lire l'intégralité de cet article ici. Deux documents à récupérer sur le site de l'ART : une synthèse de la consultation publique (format pdf) et une présentation powerpoint Les premières orientations ainsi que des scénarios possibles .

lundi 13 décembre 2004

Avis d’appel public à la concurrence de l'association Rhône sans fil

Objet de l'appel : Prestations multiples WiFi relatives à la desserte en Internet Haut-Débit des zones du département du Rhône non éligibles au câble et à l’ADSL. Vous pouvez consulter sur le site de Rhône sans fil l'intégralité de cet appel et télécharger différents documents dont le cahier des charges technique et le réglement de consultation.

samedi 4 décembre 2004

Une présentation du Wi-Fi Mesh pour les néophytes

Le Wi-Fi Mesh a fait ici-même l'objet de plusieurs billets et commentaires récents.

Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette technique nous vous conseillons la lecture de cet article très complet de la revue Internet Actu.

vendredi 3 décembre 2004

Le blog de l'ART

L'équipe "collectivités" de l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) vient d'ouvrir un blog, qu'elle présente comme un espace d'échange et de réflexion sur l'intervention publique dans le secteur des télécommunications. Les commentaires sont régulés par un modérateur et visiblement le site ne propose pas encore de fil RSS, néanmoins l'invitation à discuter est lancée. A vous de l'utiliser !

Attention tout de même :

"Nos positions et réponses sur ce blog ne constituent pas, naturellement, des avis normatifs pour les collectivités ou les opérateurs, mais des éléments de réflexion mis à votre disposition pour vous aider dans vos choix et la mise en place de procédures complexes. Ils ne constituent pas non plus des avis officiels du Collège de l’Autorité, mais seulement des positions de ses services, n’ayant aucune valeur juridique."

jeudi 2 décembre 2004

Bilan intermédiaire de l’expérimentation Courant Porteur en Ligne sur 5 sites du sud-Vienne

Vous le trouverez sur le site d'Arantis dans un article qui dresse un premier bilan de cette expérimentation réalisée avec le Syndicat Mixte du Pays Civraisien et la Communauté de Communes du Montmorillonnais.

mercredi 22 septembre 2004

Un blog pour suivre des projets

Aujourd'hui, les projets de déploiement de technologies alternatives d'accès à l'internet se multiplient dans les collectivités territoriales françaises.

La Communauté Collectivité territoriales de la Fing (Fondation Internet nouvelle génération) a souhaité ouvrir cet espace d'information afin de suivre l'évolution de quelques projets retenus par l'Appel à projet Technologies alternatives d'accès à l'internet à haut débit (en cours jusqu'a fin décembre 2004) lancé par le ministère de la Recherche, la Datar, la Caisse des dépôts et consignations et la Fing.

Après avoir animé une Journée sur les premiers enseignements de cet appel à projet, il nous a semblé naturel de vouloir continuer en ligne, avec les porteurs de projets, à rendre compte au quotidien de l'avancée de ces expérimentations. Merci à eux.

Les premiers projets retenus par l'appel à projet Technologies alternatives.