C1- L'organisation

Un article de Upfing.

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ATELIER C1

"Les organisations : Du reengineering à la réorganisation permanente
Y a-t-il une approche qui marche ?"

Jeudi 24 mai / 14h-16h30


Sommaire

Discutants


Questions de départ (A discuter !!)

  • Que peut-on confier à la techno et aux grands systèmes formalisés dans les changements organisationnels ;
  • Que se passe-t-il avec la multiplication des communications informelles, des micro-projets, des applis jetables, des interruptions etc., qui caractérise l'appropriation spontanée des technos dans les organisations ?
  • Quels effets le régime actuelle d'innovation permanente, "intensive" (Hatchuel, Lemasson, Weill - [exemple]), produit-il sur les organisations ?
  • De la maîtrise et de la non maîtrise, de quoi avons-nous le plus peur ? (le tout structuré ou le tout horizontal ?)


Méthodologie des ateliers (A discuter !!)

Le thème général des ateliers du jeudi est "Les folies fertiles".
Ils ont pour vocation :

  • D'illustrer (ou de "challenger" !!) au travers de situations concrètes et de thèmes (l'individu, l'organisation, la société, l'information et la ville) les constats de la 1ère matinée :
    • Nous sommes tous, un peu, apprentis sorciers (en tant qu'innovateur, producteur ou consommateur). Plus particulièrement, l'innovateur est par essence un apprenti sorcier. Il ne peut pas se soucier de toutes les conséquences de ce qu'il fait.
    • A mesure que les technologies (1) confèrent à leurs utilisateurs un pouvoir plus grand sur eux-mêmes et ce qui les environne, et (2) deviennent plus personnelles, plus intimes, plus imbriquées dans nos vies et dans l'espace physique, leur potentiel de changement, mais aussi de catastrophe, croît.
    • Il existe une tension croissante entre le désir de changement, d'innovation, d'exploration, et la demande de maîtrise, d'enracinement, de repères. L'un des enjeux modernes est de recréer un lien entre ces deux aspirations.
  • De produire collectivement des conclusions, ou des représentations, à partager avec les autres participants de l'UPFING, et au-delà.


Cette production peut prendre une de ces trois formes (ce sont des suggestions, d'autres voies sont possibles) :

  • 1- Des scénarios (3 à 4) : par exemple, "business as usual" (ce qu'il se passe si on laisse les choses aller comme aujourd'hui) / "potentiel maximal" (ce qu'il se passe si tous les potentiels en germe sont poussés jusqu'à leurs plus extrêmes conséquences) / "catastrophe" (ce qui peut vraiment tourner mal) / "Inattendu" (ce qu'il peut se passer si un ou deux facteurs prennent un tour totalement différent). Un scénario est une histoire, un aperçu scénarisé du futur. Il doit être cohérent, surprenant et plausible.
  • 2- Un message : par exemple, 3 à 5 principes éthiques ou politiques, règles de design ou de management, mesures urgentes, etc., sur lesquels les participants se sont mis d'accord. Il est alors important que les participants aient non seulement recensé des propositions, mais aient pris le temps de les discuter, de les classer et d'en éliminer quelques-unes (c'est souvent le plus dur, mais aussi le plus important pour que les propositions retenues soient vraiment fortes).
  • 3- Un rapport d'étonnement : les 4 à 5 choses que nous avons apprises ou imaginées qui sont les plus surprenantes, excitantes, inquiétantes… en tout cas neuves pour tout le monde. Il faut dans ce cas (1) Que les participants aient là encore discuté, sélectionné, éliminé, et (2) Que les 4 ou 5 idées soient un peu approfondies : qu'est-ce que cela nous apprend ? En quoi est-ce important ? Qu'est-ce que ça pourrait changer en profondeur ? Dans quelles directions alternatives cela pourrait-il nous mener, en fonction de quoi ?


Discussion

La question du 2.0 dans les organisations c'est d'abord celle de gens qui pensent un mode d'organisation et de fonctionnement en phase avec les dynamiques collaboratives et bottom-up, qui sont cohérentes dans leur vision et leur approche des relations humaines dans l'entreprise. Aussi, même si cela peut paraitre très classique, je trouverai efficace de mettre en vis-à-vis des études de cas montrant l'impact humain négatif ou positif dans la mise en place d'Intranets et autres environnements professionnels.

Pour l'entreprise, Bertrand Duperrin est à ce titre quelqu'un de bien placé pour parler de ces sujets et son récent billet sur l'impact social et humain désastreux de l'Intranet Renault me paraît entrer complètement dans la logique "apprenti sorcier". Mais il y en a sans doute d'autres à relever ! Faire parler le porteur du projet BlueKiwi chez Dassault est en contrepoint une bonne idée dans la mesure où l'on met en balance l'importance de penser en terme de stratégie, de management et surtout de relations humaines avant de faire n'importe quoi.

Le monde de l'Université a toujours été un exemple caricatural du décalage entre systèmes plombées par des visions outils et cloisements culturels vs la Société de l'Information et notamment l'Internet et le web où les jeunes générations pratiquent en masse le "monde plat". En plus simple : les ENT (espaces numériques de travail) sont-ils solubles dans le 2.0 ? Sur ce plan, ce que fait Sophie Pene à Paris V me paraît bousculer les choses, se sent-elle l'âme d'une apprenti-socière, il faudrait lui poser la question... plate-forme de blogs à Paris V, quelques idées sur l'Université et le nomadisme

-- Alexis Mons, Groupe Reflect

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