C2- La ville
Un article de Upfing.
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| ATELIER C2
la ville peut-elle être "expérimentale?" Jeudi 24 mai / 14h-16h30
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Sommaire |
Discutants
- Animateur : Thierry Marcou, responsable du programme Villes 2.0 de la FING
- Nicolas Nova, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne
- Valérie Chatelet, architecte-urbaniste, SKY'LAB / ANOMOS
- Gilles Berhault, ACIDD, Association européenne communication et information pour le développement durable
- Hubert Lafont et Stéphane Cobo, RATP
Trois étudiantes de l'équipe de l'Ensci ayant préparé avec la Fing l'UpFing07 et travaillé sur la thématique de l'apprenti-sorcier seront également présentes. Vous pouvez consulter leurs travaux sur leur | blog.
Questions de départ (A discuter !!)
Les utopies urbaines sont de retour : villes durables, villes "tout-numériques", villes-villages, villes construites ex nihilo autour de projets portés par des urbanistes ou des aménageurs... Des projets de grande ampleur sont en cours en Chine, en Corée, en Inde, mais aussi en Grande-Bretagne. En même temps, dans les villes existantes, de nouvelles infrastructures s'installent, sans réflexion de fond sur la ville qu'elles construisent : de la télésurveillance aux réseaux de capteurs, des gated communities aux réseaux logistiques 24/24, en passant par les transports à la demande.
- Quels projets derrière ces expérimentations urbaines ?
- La ville peut-elle être "expérimentale" et si oui, comment ?
Méthodologie de l'atelier (A discuter !!)
Le thème général des ateliers du jeudi est "Les folies fertiles".
Ils ont pour vocation :
- D'illustrer (ou de "challenger" !!) au travers de situations concrètes et de thèmes (l'individu, l'organisation, la société, l'information et la ville) les constats de la 1ère matinée :
- Nous sommes tous, un peu, apprentis sorciers (en tant qu'innovateur, producteur ou consommateur). Plus particulièrement, l'innovateur est par essence un apprenti sorcier. Il ne peut pas se soucier de toutes les conséquences de ce qu'il fait.
- A mesure que les technologies (1) confèrent à leurs utilisateurs un pouvoir plus grand sur eux-mêmes et ce qui les environne, et (2) deviennent plus personnelles, plus intimes, plus imbriquées dans nos vies et dans l'espace physique, leur potentiel de changement, mais aussi de catastrophe, croît.
- Il existe une tension croissante entre le désir de changement, d'innovation, d'exploration, et la demande de maîtrise, d'enracinement, de repères. L'un des enjeux modernes est de recréer un lien entre ces deux aspirations.
- De produire collectivement des conclusions, ou des représentations, à partager avec les autres participants de l'UPFING, et au-delà.
Cette production peut prendre une de ces trois formes (ce sont des suggestions, d'autres voies sont possibles) :
- 1- Des scénarios (3 à 4) : par exemple, "business as usual" (ce qu'il se passe si on laisse les choses aller comme aujourd'hui) / "potentiel maximal" (ce qu'il se passe si tous les potentiels en germe sont poussés jusqu'à leurs plus extrêmes conséquences) / "catastrophe" (ce qui peut vraiment tourner mal) / "Inattendu" (ce qu'il peut se passer si un ou deux facteurs prennent un tour totalement différent). Un scénario est une histoire, un aperçu scénarisé du futur. Il doit être cohérent, surprenant et plausible.
- 2- Un message : par exemple, 3 à 5 principes éthiques ou politiques, règles de design ou de management, mesures urgentes, etc., sur lesquels les participants se sont mis d'accord. Il est alors important que les participants aient non seulement recensé des propositions, mais aient pris le temps de les discuter, de les classer et d'en éliminer quelques-unes (c'est souvent le plus dur, mais aussi le plus important pour que les propositions retenues soient vraiment fortes).
- 3- Un rapport d'étonnement : les 4 à 5 choses que nous avons apprises ou imaginées qui sont les plus surprenantes, excitantes, inquiétantes… en tout cas neuves pour tout le monde. Il faut dans ce cas (1) Que les participants aient là encore discuté, sélectionné, éliminé, et (2) Que les 4 ou 5 idées soient un peu approfondies : qu'est-ce que cela nous apprend ? En quoi est-ce important ? Qu'est-ce que ça pourrait changer en profondeur ? Dans quelles directions alternatives cela pourrait-il nous mener, en fonction de quoi ?
Compte rendu
Cinq idées noires : communautés fermées, surveillance maximum, force militaire qui survolent les zones de non droit. Géolocalisation selon les caractéristiques humaines à la naissance Sousveillance : on n'identifie plus les cibles de surveillance Murs de péages et télépéages urbains :
Cinq idées blanches Contournement reconnaissance, estime de soi Coélaboration pour adaptation aux besoins et réactivité des services (immédiateté comme moyen de réaction plutôt que comme fin) Amélioration par interaction citoyenne
GRIS Drones : contournement de la règle, brouillage des puces, Marché de la contresurveillance : ou hacker ou payer ou contourner. Co-élaboration : autoexclusion, exclus, moins démocratique que la démocratie. Définir optimum collection : 100 antennes GSM fiables mieux que 10 grosses : mais réaction des riverains. Proposition d'action accessibilité des données publiques réactivité réfléchie, prendre le poul des territoires espaces d'initiatives, accompagnement, formation - animation : financer les personnes plutôt que les infras.
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Discussion
A première vue, 2 pistes se dégagent : d'un côté, la ville qui se construit autour d'une utopie, centrée sur la technologie (Cas de New Songdo) et de l'autre, la ville d'aujourd'hui qui laisse une multitude de forces agir en même temps et pose la question de la regulation et de la gouvernance. Il y a sans doute d'autres voies à imaginer...
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