Tous apprentis sorciers : et alors ?
Un article de Upfing.
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| PLENIERE B-
"Tous apprentis sorciers : et alors ?" Jeudi 24 mai / 11h-12h30
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Intervenants confirmé(e)s
Animation : Daniel Kaplan
- Arnaud Belleil, directeur Associé de Cecurity.com, co-animateur du groupe « Identité Numérique » de la FING
- Jean-Michel Cornu, directeur du développement de la FING
- Daniela Cerqui, enseignante à l’Institut d’Anthropologie de l’université de Lausanne
Problématique et questions de départ
L'apprenti sorcier n'est bien sûr pas né avec l'internet... Néanmoins, le numérique fournit aux "amateurs" des outils dignes des professionnels. L'innovation ne se cantonne plus aux entreprises et labos dont c'est le "métier". Sans même, parfois, y penser, les "utilisateurs" produisent ensemble, par agrégation, des innovations aux conséquences majeures. Il est souvent difficile d'en identifier l'auteur, encore moins le responsable.
L'imbrication croissante des TIC avec les nanos, les sciences du vivant et les neurosciences déplace le terrain d'application des techniques : le virtuel et le réel se lient, on touche aux espaces, aux objets, aux corps. Le potentiel et les conséquences atteignent d'autres ordres de grandeur.
Trois questions se posent ici :
- Sur l'internet, l'irruption massive des utilisateurs comme acteurs de l'innovation souligne le potentiel des technologies comme moyens de s'approprier l'avenir, de construire des alternatives pratiques et concrètes. Y a-t-il également des risques ?
- Dès lors que le numérique se relie plus fortement au physique, de nouvelles contraintes (industrielles par exemple) entrent en jeu. L'utilisateur peut-il se retrouver à nouveau exclus des processus d'innovation ?
- L'opposition entre une classe de chercheurs, d'innovateurs et d'industriels et une "société" qui serait victime du développement incontrôlé des techniques est simpliste. La "société" peut demander, par petites touches, des technologies dont l'accumulation finit par être perçue comme menaçante - la vidéosurveillance est un exemple. Les "scientifiques" sont aussi des citoyens, ils travaillent avec leur savoir, mais aussi leur imaginaire, et sous la contrainte de ceux qui les financent, qui eux-mêmes, etc. Nous sommes tous, un peu, les apprentis sorciers.
- D'un côté, des doutes ou des risques (au sens large) qui sont d'une telle importance, qu'ils doivent désormais être pris en compte avant d'engager des projets, voire même des recherches
- De l'autre, une méfiance a priori vis-à-vis de certaines recherches et innovations qui pourrait bloquer la recherche et l'innovation
- Comment, dans ces conditions, peut-on créer les conditions d'un meilleur dialogue autour de la recherche et de l'innovation ?
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