E2- De la conversation à la connaissance
Un article de UpFing06.
Session d'ateliers : Valeur, valeurs, acteurs de l'EntreNet : scénarios d'avenir
Vendredi 9 juin 2006, 10h-12h
De la conversation à la connaissance
Sommaire |
Vue des modifications du wiki selon ANOPTIQUE (de la plus récente, en haut à gauche, à la plus ancienne en bas à droite)
SÉANCE TERMINÉE!
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Problématique
- De la conversation à la connaissance... c'est bien comme titre, mais de quelle conversation parle-t-on?
- une conversation planifiée? structurée?
- une conversation entre amis? un dialogue?
- une conversation avec soi-même? avec des auteurs, morts ou vivants?
- une conversation dans le temps
- un exercice d'interprétation?
- un simple collage d'interventions?
- est-ce que cette « conversation » fait davantage référence au partage ou à la confrontation?
- Et, d'ailleurs, est-ce que ce n'est pas toujours la conversation qui a été la route vers la connaissance? Depuis Platon? N'est-ce pas aussi ce que proposait Freinet, Freire, et bien d'autres pédagogues qui plaçaient le coeur des activités d'apprentissage dans le dialogue, la conversation, entre les apprenants? Mais, alors, quoi de neuf aujourd'hui? en quoi les technologies — l'EntreNet — introduit-il quelque chose si nouveau?
- Est-ce à dire que l'EntreNet nous ramène à l'idée essentielle que « apprendre, c'est faire des liens »? Et que dans cette perspective la principale nouveauté consisterait à établir — voire à concrétiser — le fait que ces liens qu'on établit en apprenant sont plus que jamais dynamique? Qu'ils ne nous relient jamais que provisoirement à une réalité, une vérité, une personne, un réseau, une façon de concevoir le monde?
- Et alors, ne faudrait-il pas, justement, aborder la question en plaidant l'émergence d'une nouvelle théorie de l'apprentissage comme le propose Georges Siemmens avec le Connectivisme? (réflexions régulières sur le Connectivism Blog et sur son blog personnel.
- Est-ce que, par ailleurs, le type de conversation auquel donne lieu l'EntreNet ne s'accompagne pas forcément d'une part de vulnérabilité? Et que cette vulnérabilité, assumée, n'est pas un des éléments essentiels des changements qu'on observe dans les « rapports à l'autre » au sein de l'EntreNet?
- Vulnérabilité des personnes qui prennent part aux conversations;
- Vulnérabilité des « productions » qui sont issues de ces conversations.
- Et comment le développement des technologies, planifié ou non, influence-t-il l'évolution des rapports que nous entretenons avec les connaissance, les compétences, l'éruditon, l'encyclopédisme? Et la forme des lieux traditionnels où nous entrons en contact avec ces trésors: l'école, la bibliothèque, la librairie?
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Contributeurs
Animateur
Clément Laberge, directeur des développements numériques pour l'éducation, Éditis
Amorceurs de discussions
- Christophe Ducamp, Elanceur/CraoWiki --> sa présentation sur ce wiki
- Thierry de Vulpillières, directeur des partenariats éducation Microsoft
- Jean-Baptiste Soufron, Wikipedia
Le rôle de ces trois personnes est essentiellement de contribuer à lancer les discussions, d'en poser les bases, d'initier des pistes fertiles, de faire en sorte qu'elles s'ouvrent sur de larges perspectives, puis de servir de catalyseurs au besoin.
Les règles du jeu
Pour favoriser l'atteinte de cet objectif et, plus largement, ceux d'upFing 2006, voici les règles du jeu qui leur ont été communiquées:
1. Vous aurez chacun UNE minute pour vous présenter au départ.
2. Vous disposerez ensuite d'un MAXIMUM de 8 minutes pour une nouvelle intervention, qui devrait faire une large place à des pratiques et des modèles concrets, pour en faire ressortir les ressorts, offrir l'occasion de réfléchir à leurs impacts et faire un peu de prospective à leur sujet. Soyez aussi concrets que possible au départ, et invitez à l'échange en « poussant » aussi loin que possible vos conclusions ou vos visions de l'avenir. Je vous rappelle à ce titre que nous aurons à faire à un public informé, motivé et actif. L'animateurs vous invitera probablement à vous lancer à partir des questions ci-bas.
3. Les slides sont INTERDITES pendant toute la durée de l'atelier, même si vous aurez accès à un ordinateur connecté à Internet et à un projecteur pour illustrer vos propos (je vous invite à ne pas hésiter à y faire appel).
4. Dès que possible, lorsque nous aurons collectivement identifié quelques-unes des tendances fortes autour desquelles gravitent les enjeux qui nous intéressent, j'orienterai les discussion vers l'élaboration de deux ou trois scénarios d'avenir: des histoires courtes, intelligibles, de ce qu'il pourrait advenir dans 5 ou 10 ans.
5. Une période de travail en sous-groupes (idéalement 30 minutes des 120 dont nous disposons) sera alors consacrée à la formalisation de ces scénarios.
6. Nous ferons ensuite un retour « en plénière » pour discuter de l'ensemble des scénarios, qui seront évidemment déposés par la suite sur le wiki d'upFing 2006.
Quelques questions de départ...
L'objectif de l'atelier, et d'UpFing en général, n'étant pas de de « donner un bon show », mais de favoriser les échanges, la discussion — bref, de profiter au mieux du temps dont nous disposerons ensemble pour réfléchir et imaginer l'avenir — l'animateur reporte ici ce qui a été présenté aux « amorceurs de discussion » comme une première question probable à l'endroit de chacun:
Pour Christophe Ducamp:
« Je sais que vous vous intéressez beaucoup à l'engouement des jeunes pour ce que vous appelez des terrains socio-numériques (MySpace, par exemple); vous rassemblez aussi depuis quelques mois des informations sur le concept de WikiSchool; pouvez-vous nous expliquer de quoi il s'agit et comment tout cela vous amène à imaginer différemment le rapport que les jeunes entretiendront demain avec la connaissance? »
Pour Thierry de Vulpillières:
« La nature de l'école telle que nous la connaissons aujourd'hui a été largement influencée par les outils autour desquels prend forme la médiation pédagogique (la tribune, le tableau noir, les manuels, les cahiers de textes, etc.). Puisque vous avez travaillé plusieurs années dans le monde du manuel scolaire, et que vous oeuvrez maintenant pour Microsoft, dont les produits sont de plus en plus présents dans les écoles, je ne peux pas résister à la tentation de vous demander quelles sont les technologies (au sens large) qui sont à votre avis le plus susceptibles de modifier notre conception de la connaissance, de façon générale, et de l'école, en particulier. »
Pour Jean-Baptiste Soufron:
« Wikipédia a fait naître rien de moins qu'une encyclopédie de la conversation... mais nous le savons tous, les conversations donnent régulièrement lieu à des excès, à des revirement, à des débordements. Quels mécanismes a mis en place Wikipédia pour se faire une force de la conversation, sans pour autant soufrir de ces travers (si cela est possible)? Quelle leçon les pédagogues devraient ils tirer de cette expérience pour conduire leurs activités éducatives ? Quelles sont à votre avis les conditions nécessaires à l'apparition des WikiSchool souhaités par Christophe Ducamp? »
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Quelques références pour animer les discussions, alimenter les réflexions (à compléter!)
Débat : que sait-on, que pense t-on aujourd'hui sur ce sujet?
Les pratiques émergentes liées au RSS - par Olivier Auber
Chacun a pu remarquer la floraison sur le web de petits boutons oranges siglés RSS, XML ou RDF, qui permettent, via des logiciels agrégateurs, de capter automatiquement le flux des mises à jour de divers sites dynamiques (Wikis, blogs et autres SPIP), de sites d'actualités (Yahoo News, Google News), de sites de bookmarking (Del.icio.us, Technorati), mais aussi, par l'entremise de petits programmes ad hoc, de faire des recherches automatiques dans Google ou dans Yahoo, et même de suivre l'activité de sites qui ne délivrent pas ces fameux flux. Bref, c'est toute la galaxie Internet qui est concernée par le phénomène: plus besoin de se rendre sur un site pour en connaître le contenu!
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Illustrations / Cas concrets
- Wikipedia compte sur tout un chacun pour alimenter sa base d'articles et sur le nombre pour éviter inexactitudes et dérives ;
- À l'Institut St Joseph de Québec, certains élèves (pas tous) construisent leur savoir en nourrissant eux-mêmes un "portfolio" en ligne ;
- Wikipedia: Really_Simple_Syndication
- ANOPTIQUE: visualisation de flux RSS personnalisable*
- feedtree.net: sytème de partage de flux RSS en Multicast développé par l'université de Houston
Références et liens utiles sur le thème
- "L'Ontologie Est Surfaite : Catégories, Tags et Liens' par Clay Shirky, printemps 2005 - Traduction française par Christophe Ducamp le 13 mars 2006
- Folksonomy : les tags en délire publié par Cyril Fiévet sur InternetActu le 13 octobre 2005
- Connaissez-vous les micro-formats ?] publié le 19 août 2005 par Fred Cavazza
- Web sémantique / Web 2.0 : même combat publié le 28 septembre 2005 par Fred Cavazza
Videos / Photos
VIDEOS
- L'intervention de Clément Laberge
- L'intervention de Christophe Ducamp
- L'intervention de Thierry de Vulpillières
- L'intervention de Olivier Auber ???
PHOTOS
